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1 Corinthiens 12:27 à 13:7

L'Amour, c'est un verbe

Ce matin nous arrivons au chapitre 13 de 1 Corinthiens. Ce passage est peut-être un des mieux connu de tout le Nouveau Testament. C'est un hymne magnifique qui parle, tout simplement, de l'amour. J'ai trouvé quelques bonnes paroles sur ce sujet. "L'amour est aveugle." Cela c'est Platon un philosophe grec de 427 à 348 avant Jésus-Christ. Comme réponse nous pouvons citer Simone Signoret, une actrice du cinéma français des années 50 qui a dit "Le secret du bonheur en amour, ce n'est pas d'être aveugle mais de savoir fermer les yeux quand il le faut." L'auteur Antoine de Saint-Exupery connu pour son livre "Le Petit Prince" déclarait que "Aimer, ce n'est pas regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction." Jean-Paul Sartre, un philosophe et écrivain français a remarqué que "Ceux qu'on aime, on ne les juge pas." Et Léonard de Vinci, peintre et savant italien, a dit "Plus on connaît, plus on aime." De toutes les citations que j'ai trouvé mon préférée c'est celle-ci, auteur inconnu: "Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel."

Ce matin nous allons voir que l'amour dont l'Apôtre Paul parle au chapitre 13 contient toutes les idées qui se trouvent dans ces citations, et beaucoup plus encore. Surtout Paul nous montre que "l'Amour" est un verbe, sa valeur se trouve dans ses actions.

Dans un instant nous allons lire 1 Corinthiens 12 et 13 ensemble. Nous lisons les deux chapitres pour nous rappeler le contexte de ce que Paul dit aux Corinthiens. Bien souvent ce passage est lu sans référence aux paroles qui l'entourent. Ceci n'est pas un problème en soit. Ce que Paul a écrit au chapitre 13 tient tout seul et peut être appliqué à beaucoup de situations, mais quand nous l'étudions comme nous le faisons ce matin il vaut mieux essayer de le comprendre dans sa situation originelle. Paul l'a écrit pour une raison bien précise. Lisons ensemble.

Avant de nous plonger dans le chapitre 13 nous allons retourner aux derniers versets du chapitre 12. Cela nous aidera à mieux faire la connexion entre ces deux chapitres qui semblent si différents.

La semaine passée nous avons terminé au verset 26. Nous avons parlé du fait que chacun de nous fait partie du corps de Christ dont l'expression visible c'est l'église. Nous y faisons partie parce l'Esprit Saint nous a été donné au moment de notre conversion. Dans l'église nous avons chacun notre place et notre rôle. Nous avons tous quelque chose que nous puissions contribuer. De plus, l'église a besoin de chacun pour fonctionner au mieux. Pour finir, chacun entre nous puisse poser à Dieu la question suivante. "Seigneur, comment pourrais-je être la meilleure partie du corps que je puisse être pour servir l'église, le corps de Christ pour ta gloire?"

Au verset 27 du chapitre 12 Paul dit encore une fois aux Corinthiens "vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part." Il n'y a rien qui peut changer ce fait. Quand Paul dit "membres" il ne parle pas de notre conception moderne de ce que c'est d'être un membre d'un club ou d'une église. Il fait toujours allusions au corps humain, l'image dont il s'est servi pour expliquer la nature de l'église. Les membres du corps d'un être humain doivent travailler ensemble pour accomplir ce que doit faire l'être humain. C'est ainsi dans l'église. Chaque membre est essentiel si l'ensemble veut avancer, chaque membre est nécessaire et doit pouvoir participer selon sa fonctionne. Impossible pour le corps de laisser derrière un pied, une main ou une oreille! Impossible aussi pour le corps de fonctionner correctement si une partie fait grève ou ne participe pas selon ses moyens. Le résultat c'est un corps déstabilisé, autrement dit, un corps malade.

A partir du verset 28 Paul donne encore une liste de dons un peu comme celui du verset 8 au verset 10 du même chapitre. Après il pose une série de questions aux Corinthiens. Questions auxquelles il s'attend recevoir la réponse, haute et forte "Non!"

Dans la liste du verset 28 nous rencontrons cinq dons déjà connu et trois qui sont nouveaux. Encore une fois la liste nous montre la diversité des dons de l'Esprit. Nous allons regarder ces nouveaux dons d'ici peu, mais avant cela... Est-ce que l'ordre des dons veut nous dire quelque chose? Est-ce qu'il y a certains dons qui sont plus importants que les autres. Certains des commentateurs disent "oui" et d'autres disent "non". Que nous disions qu'il y ait un ordre ou non, cela ne change pas grande chose pour nous parce que c'est par les questions des versets 28 et 29 que Paul va enfoncer le clou dans l'attitude méprisable des Corinthiens en ce qui concerne les dons de l'Esprit. Les Corinthiens croyaient, comme nous avons déjà vu, que le don de parler en langues était le plus important et le plus précieux de tous les dons, au moins selon les chrétiens de Corinthe. C'était le signe de la spiritualité d'une personne. Si quelqu'un parlait en langues il était un chrétien du premier rang. Si quelqu'un ne manifestait pas ce don il n'était personne. C'était soupçonné même qu'il n'était pas chrétien.

Paul n'apprécie pas cette attitude. Il demande "Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils docteurs? Tous ont-ils le don des miracles? Tous ont-ils le don des guérisons? Tous parlent-ils en langues? Tous interprètent-ils?" Les questions sortent, il me semble, comme des balles sortent d'une mitraillette. Les Corinthiens doivent répondre sept fois "non". Ils n'ont pas le choix! Paul les a déjà montré que c'est Dieu qui répand les dons de l'Esprit sur son église selon sa volonté, selon son dessein. Dire que tout le monde doit avoir le même don va à l'encontre de ce que Dieu a mis en place dans son église.

Retournons aux trois nouveaux dons déjà mentionnés. Les trois nouveaux sont docteurs, le don de secourir et le don de gouverner.

Un docteur ici ne parle pas de la santé du corps ni des médicaments. Un docteur c'est quelqu'un qui enseigne l'église par la proclamation de la parole de Dieu. Ce don, avec apôtre et prophète, parle plus d'une personne et un rôle spécifique dans l'église que les autres dons qui sont plus générales.
Puis nous avons le don de secourir. Le mot pour secourir n'apparait qu'une fois dans le Nouveau Testament. Cependant, il est quand même lié à d'autres mots semblables. Dans Actes 20:35 une autre forme de ce mot est traduit "soutenir". Paul, avant de partir, a dit aux anciens de l'église d'Ephèse "Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir." Je crois alors que "secourir" c'est le don de savoir et pouvoir aider d'autres personnes. C'est un don pratique pour lequel on a aussi besoin de la sagesse et la patience - des qualités spirituels.

Et le don de gouverner. Dans le monde grec de Paul celui qui gouvernait était la personne responsable de piloter un navire. C'était un mot bien approprié pour une ville maritime comme Corinthe. Le commentateur Anthony Thiselton dit ceci à propos de ce don: "C'est la capacité de formuler des stratégies qui piloteront le navire de la communauté à travers des eaux agitées du conflit et de la recherche de statut dedans et les dangers et les persécutions d'au dehors."

Tous les trois dons, ainsi que les cinq autres dons sont nécessaires dans l'église. Mais pour les Corinthiens la possession des dons, et certains dons en particulier, a pris trop d'ampleur dans la vie de l'église. Cette préoccupation avec les dons était au prix d'une chose beaucoup plus importante pour la vie. Avant de se tourner vers cette "autre chose" au chapitre 13 Paul dit aux Corinthiens "Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence."

Ce n'est pas mauvais de vouloir exercer les dons de l'Esprit. Il ne faut pas les oublier ou les minimiser. Dans 1 Thessaloniciens 5:19 Paul dit aux chrétiens de l'église "N'éteignez pas l'Esprit. Ne méprisez pas les prophéties." A Timothée, son fils dans la foi, il a dit qu'il fallait "ranimer le don de Dieu que tu as reçu" et "ne néglige pas le don qui est en toi". L'église souffre quand nous n'exerçons pas nos dons. Mais les dons sont pour l'édification de l'église et pour servir les autres.
Les meilleurs dons sont ceux qui édifient plus le corps de Christ et les dons ont de l'importance seulement quand ils sont mis au service du corps de Christ. Chercher les dons pour simplement pouvoir dire que j'ai un tel ou un tel don ne sert à rien. Soyez enthousiastes pour les dons, oui, mais pas au prix de l'amour les uns pour les autres. Il y a un autre chemin qu'il faut suivre. Et Paul se lance dans le chapitre 13 pour montrer aux Corinthiens cet autre chemin - la voie par excellence. Cette voie par excellence, l'amour dont Paul va parler, n'est pas un des dons de l'Esprit, c'est une façon de vivre

L'amour, sa valeur

Reprenons les 3 premiers versets du chapitre 13. "Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien."

Ce que nous voyons, il me semble, dans ces versets c'est que Paul se sert de l'hyperbole pour faire passer ce qu'il veut dire. Il prend certains qualités et ils les poussent aussi loin que possible pour faire un certain effet.
Qu'est-ce que l'effet qu'il cherche? Il veut montrer aux Corinthiens que même s'ils savent faire les choses les plus spirituelles et les plus spectaculaires ces choses ne sont rien si elles ne sont pas motivées par l'amour.

Parler en langues

Premièrement il touche au don de parler en langues. Nous pouvons imaginer que certains des Corinthiens auraient lu la fin du chapitre 12 "Je vais encore vous montrer une voie par excellence…" et ils attendaient la suite… et Paul dit "Quand je parlerais les langues des hommes et des anges…" Et ils auraient dit "Oui, nous avons raison! Nous sommes sur la voie par excellence!"
Et puis "si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit." Ouf! Ils sont dégonflés. Pratiquer le don de parler en langues est loin d'être un signe de spiritualité s'il n'est pas accompagné par l'amour. S'il y a de l'amour l'église est édifiée par ce don. Sans amour parler en langues est pire que rien, c'est un bruit intolérable, une cacophonie.

Certains ont pris ce verset pour essayer de définir la nature du don de parler en langues. Ils disent que nous pouvons voir ce don de deux façons. D'un côté parler en langues c'est peut-être parler la langue des anges. Une langue mystérieuse hors de notre compréhension ou expérience. De l'autre ce sont des langues terrestres qui n'ont jamais été appris par la personne qui les parle. Nous allons revenir un peu plus sur ce sujet quand nous arrivons au chapitre 14. Oui, je vous fais attendre encore! Simplement, je crois que dans ce verset Paul ne s'adresse pas à la question de la nature du don de parler en langues. C'est ne pas dans les limites de ce qu'il veut dire. Il se sert de la phrase "les langues des hommes et des anges" pour dire que peu importe la nature du don. Que cela soit les langues des anges ou des hommes, que cela soit un don exalté et magnifique ou un don ordinaire, sans amour ce n'est rien de tout.

La prophétie et la foi

Si les Corinthiens préféraient le don de parler en langues Paul lui-même préférait le don de prophétie. Au chapitre 14 il dit "Celui qui prophétise… parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. Celui qui parle en langue s'édifie lui-même; celui qui prophétise édifie l'Église. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez." Il ajoute un peu plus tard "dans l'Eglise, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue."

Malgré cette préférence Paul va mettre le don de prophétie au même pied que le don de parler en langues en ce qui concerne l'amour.
Paul dit que "si, par chance, j'arrive à tout connaitre, si je sais creuser dans les profondeurs des mystères de Dieu pour ramener des pépites d'or, si je sais vous les expliquer avec des belles phrases, des grands mots et avec éloquence, cela ne vaut rien si je n'ai pas l'amour."

Paul ne dédaigne aucun des dons de l'Esprit. S'ils sont exercés avec amour le "rien" devient un "quelque chose" quand même. Mais encore une fois, un don exercé sans amour pour le corps de Christ est vide, creux, nul et sans valeur. Il me semble que nous pouvions empiler des adjectifs jusqu'à construire une tour qui atteint la lune et nous n'épuisions pas ce que Paul veut dire des dons sans amour dans ces versets.

Ce qui tient pour la prophétie tient aussi pour le don de la foi. La foi dont Paul parle au verset 2, une foi qui sait transporter des montagnes, est la foi de croire que Dieu puisse faire ce qui est impossible pour nous. Et sans amour ce don ne vaut rien. En fait Paul dit "je ne suis rien". Ce n'est même pas juste le don qui n'a pas de valeur, la personne lui-même n'est rien. Cela touche à ce que nous sommes.

Le service

Et pour finir Paul parle du service - ce que nous faisons pour les autres. Ce sont les choses qui pourraient sembler être les moins égoïstes. Encore une fois il parle des extrêmes. Ce n'est pas donner un tout petit peu ici et là, c'est tout donner, c'est vendre tout ce qu'une personne puisse posséder. Nous pouvons aller plus loin; Paul dit qu'une personne puisse même donner sa vie pour un autre. Et sans amour cela ne vaut rien. La totalité du geste est comparée au néant du résultat. Tout pour rien. Un des commentateurs dit que "Peut-être Paul pense à ce que Jésus a dit 'Et à quoi sert-il à un être humain de gagner le monde entier, s'il perd sa vie?'"

Que dirions-nous aujourd'hui de ces versets? Ils sont peu confortables. De premier vu quelqu'un qui exerce le genre de dons dont Paul parle puisse sembler impressionnant, inestimable, un modèle à suivre.
Mais Dieu qui voit ce que se passe au-dessous de la surface voit le manque d'amour qui est présent. Et ce manque d'amour anéantit le don.

J'aimerais citer ici un paragraphe par le commentateur américain Don Carson, un homme pour lequel j'ai beaucoup de respect. Il répond à la question de quoi dirai Paul s'il s'adressait à l'église moderne: "Vous chrétiens qui prouvent votre spiritualité par le nombre d'information théologique que vous pouvez entasser dans votre tête, je vous dit que ce genre de connaissance par elle-même ne prouve rien. Et vous qui affirmez la présence de l'Esprit Saint dans vos réunions parce qu'il y a un certain type d'adoration (parfois formel et statutaire ou exubérant et spontané), si votre genre d'adoration n'est pas une expression d'amour, vous êtes spirituellement en faillite."
Ce sont des paroles tranchantes.

L'amour, ses actions

Quand nous arrivons au verset 4 Paul commence une liste qui nous explique les actions de l'amour - qu'est-ce qu'il fait et qu'est-ce qu'il ne fait pas. Nous voyons que dans ces versets l'amour est présenté presque comme une personne, une personne active qui agit d'une manière ou une autre. Il est tentant de vous donner une explication de chacun des attributs de l'amour que Paul cite, mais cela n'est pas mon but ce matin. Si vous ne voulez que les définitions des mots vous pouvez consulter un dictionnaire quand vous serez rentré chez vous. Ce que j'aimerais faire c'est vous montrer pourquoi Paul a écrit cette liste telle que nous la trouvons ici. Je crois que en faisant cela nous aurons une meilleure idée de ce que Paul cherchait à dire aux Corinthiens et, parle la suite, une meilleure compréhension de comment mettre en pratique ses paroles chez nous dans l'église.

Une chose à noter dans ce que Paul dit c'est qu'il parle à l'église. Quand il avait écrit ces paroles il pensait à la situation de l'église de Corinthe - ses membres et ses problèmes. Et nous devons faire la même chose. En premier lieu j'adresse mes paroles à l'église - l'ensemble, nous. Je ne parle pas aux couples, à ceux qui sont amoureux, je ne parle pas de nos familles ou nos amis ou nos connaissances. Oui, ce que je dis aura des implications pour la vie de chaque couple, ce que je dis aura des implications pour nos relations avec les non-croyants aussi bien que les non-croyants. Mais ce matin je parle à l'église - c'est un moment pour nous de nous regarder et de nous examiner. Si nous vivions l'amour dans l'église cela va déborder ailleurs - dans les mariages, dans les familles, au travail, etc. Comme c'est écrit dans Jean 13:34-35, les paroles de Jésus: "Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres." Il faut donc commencer ici, dans cette pièce, dans ce bâtiment - chez nous.

Il existe un lien étroit entre les versets 4, 5, 6 et 7 et les problèmes de l'église de Corinthe. Les problèmes se montrent surtout dans les relations entre riche et pauvre, libre et esclave, fort et faible - là où il y a déjà une différence entre position, possessions ou arrière-plan.

Au chapitre 11 nous avons vu que les riches mangeaient avant même l'arrivée de ceux qui étaient pauvre. Les libres étaient bourrés dans le coin pendant que les esclaves mangeaient des restes. Au repas du Seigneur où se trouvaient la patience et la bonté envers les autres?

Au chapitre 12 il y avait ceux qui étaient envieux des dons des autres au point qu'ils étaient prêts à dire "moi, je n'ai pas ce don, alors, je n'ai pas de place dans cette église." De l'autre côté il y avait ceux qui étaient tellement fier de leurs dons qu'ils disaient ne pas avoir besoin des autres. Nous avons regardé ce sujet la semaine passée.

Au chapitre 5 nous avons l'histoire de l'homme qui se couchait avec "la femme de son père", c'est-à-dire sa belle-mère.
Paul dis aux Corinthiens que plutôt d'être attristé par le comportement de cet homme ils étaient "enflés d'orgueil". Ce mot concernant l'orgueil revient à plusieurs reprises dans 1 Corinthiens. C'était peut-être un des points le plus faible de l'église. Ils croyaient qu'ils étaient mieux qu'ils ne l'étaient en réalité. Par leur comportement, au lieu d'édifier l'église certains le démolissaient. Le mot "malhonnête" au début du verset 5 dans notre bible parle des gens comme l'homme au chapitre 5 qui a commis le péché de se coucher avec sa belle-mère. Ce mot apparait aussi au chapitre 7 pour parler de celui qui est moins qu'honnête avec sa fiancée. C'était un problème à Corinthe!

Au chapitre 8 nous avons un exemple de ceux qui cherchait leurs propres intérêts. Paul parlait à ceux qui aimaient manger de la viande sacrifiée aux idoles dans les temples. Ces gens-là croyaient que leur liberté était plus important qu'aimer les chrétiens plus faibles de l'église. Les faibles étant ceux qui auraient été choqués par le comportement de ceux qui se proclamaient libre de faire ce qu'ils voulaient.

Au chapitre 6 nous voyons ceux qui s'irritaient contre les autres et qui soupçonnaient le mal à chaque instant. Pour finir ces gens trainaient leurs adversaires en tribunal pour les petits riens, pour les faires souffrir d'une manière ou une autre. Paul les a dit que quand un chrétien poursuit un autre chrétien en justice cela est déjà une perte pour la communauté entière. Il dit "C'est déjà certes un défaut chez vous que d'avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller?" L'amour reconnait le mal mais ne l'ignore pas, l'amour essaye de surmonter le mal avec le bien et ne garde pas de souvenir du mal qui a été fait. C'est une des qualités de l'amour qui nous est indispensable. Nous nous blessons les uns les autres, c'est inévitable là où il y a plus qu'une personne. Il est rare que quelqu'un explose avec colère dans l'église mais des petites irritations - il y en a! Mais l'amour garde son calme, son sang-froid et ne donne pas le mal pour le mal.

Encore au chapitre 5 Paul vise ceux qui "se réjouit de l'injustice". Il parle de nouveau de ceux qui approuvaient le comportement de le homme qui s'est couchait avec sa belle-mère.

Les paroles de Paul du verset 4 au verset 6 sont bien ciblées. Ce que Paul dit est comme les coups de poing dans le visage des Corinthiens. Ceux qui se contentaient avec leur état spirituel se trouvent battu par la réalité de leur condition pitoyable.
Paul ne parle pas des qualités éphémères ou vagues. Il pense à ce qui se passe réellement dans l'église et il trouve qu'il y a des choses à corriger chez les Corinthiens.

Les paroles de Paul nous obligent à nous regarder nous-mêmes. Nous n'avons peut-être pas les mêmes fautes que les Corinthiens. Le caractère de notre église n'est pas le même, mais comment est-il chez nous? Quel amour démontrons-nous les uns aux autres. Quels sont nos points faibles? Il ne faut pas une introspection craintive, simplement que nous soyons ouverts à ce que l'Esprit Saint nous montre ce qu'il veut changer, ce qu'il veut améliorer chez nous - église et individus.

Nous terminons avec le verset 7. "Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout." Ce sont les qualités positives de l'amour. L'amour, même quand il est déçu par l'autre ne se relâche pas. Il n'est pas crédule mais il pense le meilleur de l'autre. Il donne une deuxième chance, et une troisième et une quatrième… et ainsi de suite, il ne fait pas un décompte.

Certainement le plus grand exemple de l'amour c'est Dieu lui-même. Même quand nous étions rebelles il nous a aimé. Romains 5:8 nous le dit "Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous." Un amour sacrificiel. Les paroles de l'Apôtre Jean prennent une nouvelle dimension à la lumière de la qualité de l'amour de Dieu présenté par Paul dans ce passage:
"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle." L'amour que les Corinthiens manquaient est révélé parfaitement en Jésus-Christ.


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