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1 Corinthiens 14:1-25

Si je parle…(2)

Ce matin nous allons continuer dans notre étude du chapitre 14 de 1 Corinthiens. Il y a deux semaines nous avons commencé à parler du don de parler en langues. Je vous ai expliqué la nature du don et le but du don. Aujourd'hui nous allons aller plus loin dans notre considération de ce sujet. Premièrement nous regarderons l'utilisation du don - comment est-ce que l'on doit s'en servir. Puis nous verrons les conséquences du don - l'effet que le don de parler en langues puisse avoir dans la vie de l'église. Pour finir nous parlerons de l'interprétation du don - qu'est-ce qui doit être fait pour rendre ce don utile pour l'ensemble de l'église.

Lisons ensemble 1 Corinthiens 14:1-40.

Je n'ai pas l'intention de faire un grand résumé de ce que j'ai dit dans le premier message sur le don de parler en langues. Vous pouvez le lire ici. Cependant, j'aimerais prendre quelques instants pour vous donner une définition du don tel que je le comprends suite à mon travail sur ce sujet. Entre parenthèses, nous nous trouvons, encore une fois, face à un sujet qui est assez controversé. Il existe plein d'avis différents sur la nature, le but et l'utilisation du don de parler en langues. Personne ne connait tout à ce sujet, il nous faut donc un peu d'humilité dans ce que nous disons, et faisons, en ce qui concerne ce don.

Voici la définition : Je crois que par ce don une personne parle dans une langue qu'il, ou elle, n'a jamais appris. Il est possible que la langue soit une langue humaine mais dans 1 Corinthiens c'est une langue totalement inconnue et sans précédent sur terre. Malgré cela, c'est une vraie langue avec structure et cohérence, même si nous ne pouvons pas le discerner - ce n'est pas juste parler "n'importe comment". En plus celui qui parle se maitrise dans ce qu'il dit, il n'a pas une langue galopante.

En ce qui concerne le but du don, je crois que nous pouvons dire que le don de parler en langues doit être compris comme étant de la prière. Celui qui parle en langues "ne parle pas aux hommes, mais à Dieu" selon 1 Corinthiens 14:2. Cette prière dirigée vers Dieu est en forme de louange et proclamation des biens faits de Dieu. De cela il me semble qu'une manifestation du don ne peut pas être un message de Dieu aux hommes. Nous examinerons ce point quand nous parlons de l'interprétation du don un peu plus tard. Maintenant, parlons de l'utilisation du don de parler en langues.

L'Utilisation du don

Si nous prenons tout ce que l'Apôtre Paul a dit à propos du don de parler en langues nous trouvons qu'il ne fait nulle part une distinction entre les "vraies" et les "fausses" langues. Simplement il affirme que le don vient de l'Esprit de Dieu et il explique la différence entre une bonne utilisation du don et une mauvaise utilisation du don.

Premièrement, une bonne utilisation de ce don doit édifier l'église. Et pour cela Paul dit que la parole donnée en langues doit être interprété. Sinon personne ne va comprendre la parole et personne ne saura bénéficier de la parole. Ceci touche à l'intelligence. Du verset 6 au verset 20 Paul construit un argument pour montrer aux Corinthiens l'importance de la compréhension et l'intelligence dans les réunions de l'église. Il commence en parlant des instruments. "Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment reconnaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe? Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat?"

Je peux prendre ma guitare et je peux frapper les cordes n'importe comment. Si je fais cela vous allez me dire que je ne fait qu'un bruit - ce n'est pas du tout mélodieux. Vous ne saurez pas quoi faire - chanter ou couvrir vos oreilles. Mais, si je forme un accord de Sol, suivi par un accord de Do, suivi par un accord de Ré nous avons assez de musique pour commencer un chant. Avec un certain rythme vous pouvez même deviner ce que nous allons chanter. Pour finir vous comprenez ce qui se passe. Ce que je fais à du sens pour vous, et quand nous chantons ainsi nous sommes édifié dans la louange de notre Seigneur. Selon Paul, c'est pareil pour le don de parler en langues. Si quelqu'un parle simplement en langues devant l'assemblée, sans interprétation, ce qui est dit n'a aucune utilité pour l'église. Celui qui parle gaspille de l'air et perd son temps.

Puis Paul parle des langues humaines. "Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n'en est aucune qui ne soit une langue intelligible; si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi."

Je viens de prendre une décision. A partir de maintenant je vais prêcher seulement en anglais. How many of you can understand what I'm saying now? Are you being built up and helped by the things that I am telling you? Pour certains, ce que je viens de dire est, peut-être compréhensible, si je ne parle pas trop vite, si j'articule bien. Mais si je parle come je parle d'habitude en anglais je saurai vous perdre tous! Ce que je viens de dire est bien clair pour un autre anglais. On m'a dit que j'ai un accent anglais assez neutre, en principe je suis compréhensible par tout dans le monde anglophone. Mais pas ici à Libramont et pas maintenant; si je décide de continuer en anglais. Vous ne serez pas édifié. Selon ce que dit Paul "je serai un barbare" pour vous.

Le mot que Paul utilise pour "barbare" ici est un mot onomatopéique. Il faut s'entraîner pour le dire… C'est-à-dire que le mot s'entend comme ce qu'il décrit. Pour un grec qui ne connaissait pas la langue de celui qui parlait, le bruit du locuteur est comme "bar bar bar bar". Rien n'est communiqué et personne n'est édifiée. Pour finir cela n'amène que la confusion et la frustration. Si vous avez déjà fait des vacances à l'étranger, dans un pays où vous ne connaissez pas la langue des habitants vous savez combien il est frustrant de communiquer même les choses les plus simples. Pour finir tout le monde gesticule comme des fous et peut-être, si tout va bien vous arrivera à faire passer quelque chose. Seulement quand une langue est connue des deux parties est-ce qu'il y a possibilité pour la communication. Paul nous assure que Dieu comprend ce qui est dit quand quelqu'un parle en langues. Mais les autres dans l'église ne comprennent rien et ne profitent pas de ce qui est dit. Et Paul continue : "C'est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire donc? Je prierai par l'esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence; je chanterai par l'esprit, mais je chanterai aussi avec l'intelligence."

L'interprétation d'une parole en langues doit être faite pour le bien et l'édification de l'église. C'est comme cela que nous comprenons, c'est comme cela que nous pouvons donner notre "Amen, je suis d'accord" à ce qui est a été dit. Paul explique que quand nous parlons en langues notre intelligence demeure stérile. C'est-à-dire que puisse que nous ne comprenions pas ce que nous disons nous mêmes nous ne pouvons pas réfléchir à ce que nous disons ou bénéficier de ce que nous disons. En plus, stérile veut dire que nous ne produisons rien de valeur pour les autres. C'est pourquoi Paul dit qu'il va prier et chanter aussi avec son intelligence, et surtout pourquoi il faut interpréter les paroles données en langues.

Pour finir Paul dit aux Corinthiens qu'il est mieux qu'il dit cinq mots qui sont compréhensibles que dix mille mots qui ne le sont pas. Il est vrai qu'il n'est pas possible de dire beaucoup en cinq mots mais même avec cinq mots je peux vous partager l'évangile : "Jésus, mort pour votre péché". Evidemment nous pouvons dire encore beaucoup plus, mais ces cinq mots sont le noyau de tout ce que nous croyons en tant que chrétiens!

Par ses paroles Paul s'attaque à l'idée que la louange dans l'église n'est entre que moi et Dieu. Trop souvent les chrétiens pensent que le culte qui est rendu à Dieu ne concerne que des individus. C'est moi et ma relation avec Dieu qui m'intéresse au-dessus de tout. Après la réunion on entend des choses comme "Le culte m'a vraiment plu ce matin." ou "J'ai été bénis dans la louange" Ces phrases ne sont pas mauvaises pour au tant, je ne veux pas vous décourager! Mais elles puissent montrer, il me semble, une tendance de ne penser que de ce qui me fait du bien. Nous sommes parfois trop égocentriques, nous ne disons pas souvent "Est ce que j'ai béni un autre?" ou "Est-ce que j'ai édifié l'église?" Dans la louange c'est Dieu et nous tous et non pas juste Dieu et moi.

Au verset 20 Paul termine son argument en disant "Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour la malice, soyez enfants, et, à l'égard du jugement, soyez des hommes faits." Comme nous savons bien il y avait un problème à Corinthe en ce qui concernait le don de parler en langues. Ceux qui avaient le don méprisaient ceux qui ne l'avaient pas. Il semble que ce don est devenu un prétexte pour toute sorte de méchanceté. Là où il y a du mépris ou de la frustration des mauvaises choses, tôt ou tard, vont sortir. Mélanger cela avec l'individualisme des chrétiens de Corinthe et vous avez une mixture prête à éclater au sein de l'église.

La deuxième chose à dire concernant une bonne utilisation du don c'est qu'elle doit suivre certaines règles. Du verset 26 au verset 28 Paul met un cadre pour le fonctionnement du don: "Que faire donc, frères? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l'édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète; s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Église, et qu'on parle à soi-même et à Dieu."

Tous participent

D'abord Paul suppose que tout le monde va participer dans le culte. Il n'y a pas de spectateur proprement dit. Cette participation sera faite pour l'édification de l'église. Chacun contribue pour le bien de l'ensemble, mais nous ne contribuons pas tous de la même manière.

Deux ou trois personnes

Puis Paul donne des instructions aux individus qui veulent parler en langues. Au maximum deux ou trois personnes puissent parler en langues dans une réunion de l'église. Il pourrait sembler que ce que Paul dit ici va à l'encontre de ce qu'il a déjà dit au verset 5 où il avait écrit : "Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez." Mais dans ce verset-là il parle de la démocratie du don - ce don n'était pas limité à ceux qui étaient "plus spirituels" comme certains des Corinthiens croyaient. Ce don est pour tous - riche ou pauvre, esclave ou libre. Mais il faut de l'ordre dans l'exercice du don. Si, pout finir, tout le monde parlait en langues lors d'une réunion il n'y aurait pas eu place pour d'autres choses. Puisque ce don était le don préféré des Corinthiens Paul est sage de mettre des limites, il faut que les Corinthiens pensent à autre choses de temps en temps, il faut qu'il y ait d'autres choses qui se passent lors des assemblées. Mais Paul ne l'interdit pas totalement.

Chacun à son tour

Puis chacun puisse parler à son tour. Paul insiste qu'il y ait de l'ordre dans les cultes, premièrement parce que Dieu lui-même n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix selon le verset 33. Si tout le monde, ou même deux ou trois personnes se mettent à parler en langues tous au même moment cela pourrait faire un bruit intolérable. Au moins il sera impossible pour quelqu'un de donner une interprétation intelligente de ce qui a été dit... qui nous amène à la prochaine règle.

Il faut interpréter

Il faut une interprétation de la parole en langues. Nous allons regarder cela d'un peu plus près dans quelques minutes. Il suffit de dire pour le moment qu'une parole en langues sans interprétation ne vaut pas grande chose dans l'assemblée. Il faut noter que je dis "dans l'assemblée". Il semble que Paul permet qu'une personne puisse prier en langues en privé autant qu'elle veut sans devoir interpréter. Mais dans l'église il faut une interprétation, sinon l'église n'est pas édifiée.

Il faut se taire

Paul dit au verset 28 que "s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Église, et qu'on parle à soi-même et à Dieu." Sans répondre aux questions potentielles concernant comment savoir s'il y a une interprète nous pouvons voir que Paul est assez stricte dans ses règles. Si les conditions pour parler en langues ne sont pas remplies il faut que ceux qui veulent parler en langues se taisent. Il ne s'attend même pas à ce que les gens murmurent en langues. Je crois qu'il y a deux choses à dire à propos de cette règle. Premièrement, le don de parler en langues est sous le contrôle de celui qui parle. Personne ne peut jamais dire qu'il ne pouvait pas s'empêcher de parler. Deuxièmement, notre attention est attirée sur l'importance du respect des autres - une question d'amour. Si moi, je parle en langues même tout bas, cela est audible et je risque de déranger ceux qui sont autour de moi par le bruit que je fais. Il est difficile de concentrer quand quelqu'un tout près est en train de chuchoter. Cela envahie nos sens. Pour finir, je montre par mes actions que je suis plus intéressé par mon culte personnel que par notre culte ensemble. Je suis dans mon petit monde, moi et Dieu, et je ne pense plus aux autres.

Les Effets du don

Nous arrivons maintenant à la partie du chapitre qui est peut-être la plus mystérieuse. Paul avance un argument qui pourrait nous semble un peu opaque et difficile à saisir. Nous lisons le verset 21 : "Il est écrit dans la loi: C'est par des hommes d'une autre langue Et par des lèvres d'étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m'écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur."

Ici Paul cite, ou paraphrase, quelques mots de l'Ancien Testament d'Esaïe 28:11, 12. Je vais vous lire ces versets en toute vitesse. "Hé bien! C'est par des hommes aux lèvres balbutiantes et au langage barbare que l'Eternel parlera à ce peuple. Il lui disait: Voici le repos, laissez reposer celui qui est fatigué; Voici le lieu du repos! Mais ils n'ont point voulu écouter."

Paul se sert de cette citation pour dire quelque chose de très important en ce qui concerne le don de parler en langues. Le contexte de ce que Paul cite c'est le jugement du peuple d'Israël. Temps après temps dans l'Ancien Testament Israël tourne le dos à Dieu et court après d'autres dieux, qui ne sont pas des dieux. Presque chaque fois ils se trouvent dans des situations précaires, opprimés par les peuples d'autres pays à cause de leur rébellion. C'est fois-ci il sera Assyrie qui va envahir le pays et tyranniser le peuple. Israël ne va plus entendre la voix claire des prophètes, ils entendront seulement une langue étrangère qu'ils ne comprendront pas. Cette langue barbare sera un signe au peuple que Dieu les juge.

Quel repère donc entre ce qu'a dit Esaïe et le don de parler en langues? Nous trouvons la réponse dans ce que Paul dit au verset 22. "Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants."

Les Corinthiens croyaient que le don de parler en langues montrait au monde combien ils étaient spirituels. Mais Paul dit "au contraire, le monde va penser que vous êtes une bande de fous si vous parlez tous en langues quand il y a des non-croyants parmi vous! Ce don que vous estimez tant ne sera qu'un blocage pour l'évangile."

Il semble qu'à Corinthe, quand ils parlaient en langues il n'y avait aucune interprétation. Il est possible en plus que tout le monde parlait au même moment. Dans de telles circonstances rien n'est communiqué. S'il y a des non croyants dans l'assemblée ils n'entendent que du bla bla. L'évangile n'est pas partagé, personne n'est sauvé et les non-croyants partent toujours non-croyants, convaincus que les chrétiens sont débiles! C'est un échec pour l'église, parce qu'ils sont si préoccupés par leur spiritualité qu'ils ratent la possibilité de faire quelque chose de vraiment spirituel - c'est-à-dire, partager leur foi avec ceux qui ne connaissent pas Dieu, ceux qui sont mort dans leur péché, sans spiritualité.

Prophétie est un signe pour les croyants parce que par elle ils sont convaincus et assurés de la présence de Dieu avec eux. Ils peuvent être certains que les non-croyants qui sont dans l'assemblée vont entendre quelque chose d'utile. Quelque chose qui va les convaincre aussi de la réalité de la présence de Dieu avec son peuple. Ils vont savoir que le Dieu vivant est réellement présent et prêt à agir.

Qu'est-ce que nous pourrions dire pour nous-mêmes? Premièrement il faut suivre les règles que Paul a donné par rapport au don de parler en langues. Deuxièmement, et plus généralement, nous devons penser à ce que nous faisons dans l'église quand il y a des non-croyants présents. Est-ce que, par nos paroles et nos actions, nous communiquons l'amour de Dieu et le message de l'évangile? Ou, est-ce que nos visiteurs vont partir en secouant la tête disant, "Sont vraiment bizarres ces chrétiens-là!"

L'Interprétation du don

Parlons maintenant de l'interprétation. Paul s'attend simplement à ce qu'il y ait une interprétation de chaque parole donnée en langue. Il semble que celui qui parle en langues puisse donner l'interprétation lui-même - au verset 5 où Paul dit "Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Église en reçoive de l'édification." Et puis au verset 13 il dit, en plus que "celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter."

Il est possible aussi que quelqu'un d'autre puisse donner l'interprétation. Au verset 27 il est écrit, comme nous avons lu il y a quelques minutes "et que quelqu'un interprète". Il y a pas mal de discussion dans les commentaires à propos de cette phrase. Certains demandent comment savoir s'il y a quelqu'un d'autre dans l'assemblée qui a le don d'interpréter.

Ce sont les deux options. Ayant dit cela, ces deux possibilités nous posent quand même des problèmes, elles ont toutes les deux des difficultés. Si nous disons que celle qui parle doit aussi interpréter nous pouvons poser plusieurs questions. Est-ce que la personne doit connaitre l'interprétation avant de parler, ou est-ce qu'il peut attendre, que l'interprétation puisse arriver par après? Et cela amène une autre question par la suite : Pourquoi ne pas donner l'interprétation directe et laisser tomber la partie 'parler en langues'? Et puis une autre, si nous agissons ainsi quelle est donc l'utilité du don de parler en langues? Si, par contre, nous voulons dire qu'un autre puisse faire l'interprétation nous devons demander comment savoir s'il y a un interprète présent avant de parler? Comment être certain qu'un autre va interpréter? S'il n'y en a pas, celui qui parle en langues enfreint le commandement donné par Paul au verset 27.

Pour répondre à ces questions nous devons supposer que Paul anticipe qu'il y aura quelqu'un ou quelques uns dans l'église qui font d'habitude des interprétations des paroles en langues. Ils ont le donne d'interpréter et ils sont reconnus comme interprètes par les autres membres de l'assemblée. Si un interprète reconnu n'est pas présent, celui qui veut parler en langues ne peut pas le faire. A part le fait que pour arriver à cette conclusion nous devons aller plus loin que ce que les écritures nous révèlent, c'est un peu bizarre qu'il soit possible qu'un don de Dieu soit dépendent sur un autre don au point que l'absence d'une ou deux personnes veut dire que personne ne puisse parler en langues.

Je n'ai pas une solution claire à toutes ces difficultés bien que j'ai déjà passé pas mal de temps pour y réfléchir. J'admets cela sans hésitation. Je trouve personnellement que la première possibilité semble être la plus logique. Je crois donc que celle ou celui qui parle en langues va donner aussi l'interprétation de ce qu'il a dit. J'ai l'impression aussi que Paul s'attend à ce que la personne sache déjà qu'il va pouvoir donner une interprétation avant même de parler en langues. La chose pour moi qui rend cette position plus persuasive c'est le fait qu'il est possible dans la grammaire de la langue grecque que "quelqu'un" au verset 27 puisse faire référence à ceux qui sont mentionnés avant - c'est à dire ceux qui ont parlé en langues. Avec l'évidence des versets 5 et 13 il me semble que Paul préfère que l'interprétation vienne de celle ou celui qui a parlé en langues. Cependant, Je n'y insiste pas trop et je suis bien conscient que Dieu puisse donner l'interprétation à quelqu'un d'autre. Et cela ne doit pas nous troubler trop si nous demeurons fermes sur les autres points, les autres règles.

Avant de passer à quelques conclusions, il y a une chose de plus que je veux dire à propos des interprétations. Une interprétation doit, il me semble, accorder avec la nature et le but du don de parler en langues. Et vous me dites "Hein?" Un court exemple nous aidera peut-être. Si je dis a un belge francophone, en anglais "I love you" je m'attends à ce que mon traducteur dise "Je t'aime" Après tout, c'est ce que je veux faire passer. Si l'interprète dit "Oui et moi je t'aime aussi" il n'a pas fait son bulot. Il a donné une réponse au lieu de donner une interprétation. Il en est ainsi avec le don de parler en diverses langues et le don de l'interprétation des langues. Puisque parler en langues c'est parler à Dieu, c'est-à-dire prier, l'interprétation doit être l'interprétation d'une prière. Puisque une prière est dirigée vers Dieu l'interprétation ne peut pas être un message qui vient de Dieu. L'interprétation n'est pas une réponse à la parole donnée en langues. Ceci est très important parce que souvent dans les églises où il y a des interprétations des paroles en langues, l'interprétation est présentée comme un communiqué de Dieu. Quelque chose ne va pas. Ne tombons pas dans la même erreur.

Conclusions

Il faut terminer alors. Ce matin nous avons parcouru pas mal de terrain. Tout n'a pas été simple. Il y a toujours des choses sur lesquelles réfléchir. Il est même possible que vous ayez plus de questions maintenant que vous n'aviez au début. Excusez-moi. Comme j'ai dit il y a quelques semaines il est mon intention par ces prédications de lancer la discussion chez nous.

Il ne faut pas avoir peur de ce don, il ne faut pas non plus lui donner trop d'importance. Le don de parler en langues n'est pas à mépriser mais il n'est pas non plus quelque chose qui va nous rendre plus spirituel ou nous transporter directement dans la présence de Dieu. Il n'est qu'un don parmi tous les autres. L'Esprit Saint de Dieu n'est pas un être monotone et ses dons ne le sont pas non plus. Il y a une diversité de dons et nous pouvons nous attendre à ce qu'une diversité de dons soit manifestée dans cette église. Parmi eux, peut-être, le don de parler en diverses langues. Mais ce n'est pas un don à chercher plus qu'un autre. En fait, comme Paul l'a dit "Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez". Et c'est vers le sujet de la prophétie que nous allons nous tourner la prochaine fois.


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