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1 Corinthiens 16:1-24

Mon dernier mot...

Aujourd'hui nous arrivons à la fin de 1 Corinthiens. Nous sommes au chapitre 16. Nous avons commencé notre étude de ce livre en septembre 2008 et si vous avez été ici pour tous les messages vous en avez écouté 32, y compris celui d'aujourd'hui. Pour ceux qui aiment des chiffres, cette série contient un peu près 130.000 mots, s'imprime sur plus que 240 pages A4 et comprend un peu près 16 heures de prédication.

Au chapitre 16 l'Apôtre Paul conclut sa lettre aux chrétiens de Corinthe. Ce chapitre est son dernier mot, au moins jusqu'à ce qu'il écrit 2 Corinthiens plus ou moins un an plus tard. Le chapitre 16 est composé de quelques instructions, des conseils et des salutations de la part d'autres personnes qui sont connues par les Corinthiens. Dans ce chapitre il n'y a pas de controverse, Paul ne corrige pas d'erreur et il ne s'occupe pas d'un problème. Nous voyons, par ses paroles, que Paul a beaucoup d'affection pour les Corinthiens, il veut que tout aille bien, que des bonnes relations soient rétablies et que l'église puisse vivre en paix.

Lisons 1 Corinthiens 16 ensemble.

Nous allons regarder ce chapitre sous cinq titres. Ils nous permettent de organiser ce qui est, pour finir, un chapitre un peu disjoint parce que Paul abord pas mal de sujets différents en très peu de paroles. Voici les cinq titres:

Les contributions

Dans l'empire romain, à l'époque où Claude était empereur, entre 41 et 54 après Jésus-Christ, il y avait une grande famine dans toute la terre. Il semble que cette famine a fortement frappée l'église à Jérusalem. A cause de la pauvreté liée à la famine les chrétiens de Jérusalem avaient besoin d'aide. L'apôtre Paul donnait l'instruction à toutes ses églises de faire des contributions pour aider leurs frères et sœurs de l'église à Jérusalem.

Cette situation est la toile de fond du début de chapitre 16 où Paul parle de la collecte pour les saints. Il semble qu'il répond à une question posée par les Corinthiens. Les Corinthiens sont déjà prêts à aider, ils veulent simplement savoir comment faire la collecte. Pour l'aspect pratique Paul est assez clair et franc : "Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons."

Il y a plusieurs choses à dire à propos de cette courte instruction. Premièrement, toute l'église est impliquée - des plus pauvres jusqu'aux plus riches. Cela aurait été une surprise pour certains. En générale, dans la société grecque, les gens donnaient à ceux qui pouvaient, par la suite, les donner quelque chose de retour. Donner était plutôt un échange calculé. Si un bienfaiteur riche donnait quelque chose à une personne pauvre il s'attendait à une certaine réponse: La personne à qui il a donné de l'aide devait lui montrer sa reconnaissance en publiant, devant tout le monde, la nature de sa générosité. La bienfaisance était souvent motivée par l'honneur qu'on pouvait recevoir de retour et non pas le bien du bénéficiaire.

Mais Paul ne fait pas de différence entre les riches et les pauvres. Pour les riches, puisque qu'ils ne connaissaient pas les chrétiens à Jérusalem, ils ne recevront pas d'honneur de retour. Pour les pauvres, ils peuvent participer au pied d'égalité avec les riches. Ils ne sont pas simplement des bénéficiaires dépendant des riches, ils peuvent être des bienfaiteurs eux-mêmes.

Deuxièmement, Paul parle d'une proportion de ce que les Corinthiens gagnent ou possèdent est non pas une somme fixe "par personne". Chacun doit donner "ce qu'il pourra, selon sa prospérité". Paul n'impose pas un certain pourcentage, il ne parle pas de la dime - le 10% donné à Dieu par le peuple d'Israël dans l'Ancien Testament. C'est a chacun de décider lui-même ce qu'il va donner. Il doit faire cela en tenant compte de comment et combien Dieu lui a déjà béni. Après tout, c'est Dieu qui nous fait prospérer.

Dans 2 Corinthiens, Paul dit "Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie." La libéralité coule de ce que Dieu a fait pour nous. Il a été généreux envers nous, maintenant, à nous d'être généreux envers d'autres qui sont dans le besoin. Paul ne met pas de pression et il ne se sert pas d'émotion pour forcer une certaine réaction. Il parle, quand même d'un don et non pas une obligation. Il est content, simplement, de laisser la vérité de la générosité de Dieu faire son travail dans le cœur des Corinthiens.

Troisièmement, Paul dit aux Corinthiens qu'ils doivent mettre de côté ce qu'ils veulent donner le premier jour de la semaine. Beaucoup de gens auraient été payé à la fin de chaque semaine. Le dimanche, étant le premier jour de la semaine, aurait été la première occasion de dépenser leur salaire. Mais avant tout ils donnent à Dieu. C'est certain que pour ceux qui étaient plus pauvres cela aurait été difficile. Ces gens auraient eu des choses qu'il fallait acheter - de la nourriture, des vêtements etc. Cependant, avant de faire cela, avant de dépenser le peu qu'ils gagnaient, Paul les demande de mettre de côté une portion de ce qu'ils avaient.

Je peu imaginer qu'ils disaient de temps en temps, comme peut-être nous le disons... "Mais, je n'ai pas assez pour que je puisse donner!!" Il est probable que la tentation de donner moins et garder plus était forte pour certains. Qu'est-ce qu'ils faisaient alors? S'ils étaient comme les chrétiens des autres églises de Paul ils donnaient quand même.

Dans 2 Corinthiens 8 Paul se sert de l'exemple des églises de la Macédoine pour encourager les Corinthiens dans leur démarche: "Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s'est manifestée dans les Églises de la Macédoine. Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens."

Et pour ceux qui donnent Paul dit ceci dans 2 Corinthiens 9 : "Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre, selon qu'il est écrit: Il a fait des largesses, il a donné aux indigents; Sa justice subsiste à jamais." Notre Dieu est généreux et il veut que son peuple soit généreux. En plus, il nous aide à être généreux !

Pour les riches, ceux qui avaient plus à leur disposition, Paul ne s'attend pas à ce qu'ils donnent plus, ou moins, que les pauvres. Encore une fois, même pour les riches, ils doivent donner selon leurs possibilités et selon ce qu'ils ont décidé en eux-mêmes.

Il y a une chose qu'il faut noter dans cette situation. Paul parle d'un seul don, un don ponctuel pour l'église de Jérusalem. Ce que Paul demande des Corinthiens n'est pas pour le soutien régulier de leur église. Il n'aborde pas ce sujet-là, en fait il s'en est déjà occupe dans le chapitre 9 où il a parlé du soutien de ceux qui travaillent dans le ministère.

Je crois que Paul voulait que les Corinthiens s'habituent à donner régulièrement. C'est pourquoi il dit "le premier jour de la semaine", mais il ne faut pas transposer ses mots directement à notre situation locale sans comprendre qu'il parlait d'une situation précise et limitée. C'est-à-dire, quand nous avons besoin d'argent pour le soutien de ceux qui sont en difficulté ou pour ceux qui, selon notre jugement, ont besoin de notre aide, nous pouvons agir de la même façon. Que chacun met de côté la première partie, une proportion, de ses revenus chaque semaine ou chaque mois jusqu'à ce que nous ayons ce qu'il faut. Mais pour les instructions sur le soutien régulier de l'église et son ministère il faut regarder ailleurs.

A la fin du verset Paul donne ses instructions "afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons". Paul voulait éviter que son arrivée provoque une frénésie d'activité de la part des Corinthiens. Il ne voulait pas qu'ils essayent de faire en une seule fois ce qu'ils auraient du faire pendant plusieurs semaines ou mois. A la base, il me semble, que Paul veut que les dons soient réfléchis. Il fallait une stratégie, il fallait que chacun pense à ce qu'il donnait. Paul ne voulait pas que, à son arrivée, tout le monde mette sa main dans sa poche pour sortir simplement ce qu'il avait sur lui le jour même - quelques pièces, un bouton et un bout de papier.

Dans 2 Corinthiens 8 et 9 Paul parle encore de la collecte et il dit "Car le secours de cette assistance non seulement pourvoit aux besoins des saints, mais il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu." Pour finir, les Corinthiens doivent donner sans penser à ce qu'ils puissent recevoir, simplement parce que cela rend gloire à Dieu. C'est une leçon importante pour notre époque où la mentalité est souvent "oui, et moi, qu'est-ce je reçois dans tout ça ?"

Il y a encore beaucoup de choses que je puisse dire sur ces premiers versets, mais nous allons passer au prochain titre - Les projets. J'ai quand même envie de terminer cette série dans 1 Corinthiens avant de partir pour mes vacances !

Les projets

A partir du verset 5 Paul parle de ses projets - qu'est-ce qu'il veut faire dans les jours et les mois à venir. Quand il a écrit sa lettre aux Corinthiens il vivait à Ephèse. Si, avant de venir les voir, Paul passe par la Macédoine c'est pour rendre visite aux églises de Philippe et Thessalonique. Ce sont des églises qu'il a implantées un peu près cinq ans avant.

Une chose importante à noter dans ces versets est que tout ce que Paul dit du verset 5 au verset 7 est contrôlé par quelques mots : "si le Seigneur le permet". Paul a des idées, il a fait son planning mais il reconnait que, à la fin, c'est Dieu qui va décider ce qu'il va faire. Paul n'est pas un fataliste, il ne dit pas "Que sera, sera", mais il sait que c'est Dieu qui dirige toutes choses.

Au verset 8 Paul explique pourquoi il veut rester à Ephèse. "Une porte grande et d'un accès efficace m'est ouverte, et les adversaires sont nombreux." Paul parle de l'évangélisation et ce qu'il puisse accomplir s'il reste encore un peu de temps à Ephèse. Il veut sauter sur l'occasion qui se présente pour faire un travail fructueux parmi le peuple de la ville d'Ephèse.

Actes 19 parle du sucés de sa mission, nous apprenons que : "Cela dura deux ans, de sorte que tous ceux qui habitaient l'Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur." Et puis, un peu plus loin dans le même chapitre "C'est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force."

Cependant, et malgré le sucés, Paul avait quand même des difficultés. Il dit aux Corinthiens que "les adversaires sont nombreux". C'est une phrase intéressante et quelque chose que nous avons peut-être expérimentée nous-mêmes. Quand il semble que le Seigneur agit par nous et en nous, par la suite, nous nous trouvons souvent face à de l'opposition. On dit que "Satan s'intéresse pas aux cadavres." C'est-à-dire, quand un chrétien ne fait pas grande chose il n'est pas une menace pour Satan et ses forces. Mais, quand nous commençons à faire du progrès dans notre vie spirituel, quand nous sortons de notre indifférence, quand nous faisons quelque chose pour le Seigneur, surtout de l'évangélisation, nous devenons une cible. Le royaume des ténèbres est menacé et les puissances se soulèvent contre nous. Mais il ne faut pas avoir peur, il faut plutôt se réjouir que nous sommes dignes de souffrir ainsi ! Il faut que nous soyons conscients que cela puisse nous arriver, comme c'est arrivé à Paul à Ephèse, mais il ne faut pas avoir peur.

Les collègues

Après avoir parlé de ses projets Paul parle de ses collègues. Il parle de Timothée, Apollos et, au verset 15, la famille de Stéphanas. Après cela il mentionne encore une fois Stéphanas avec deux autres frères; Fortunatus et Achaïcus. Sur Fortunatus et Achaïcus nous ne savons pas grande chose !

Chacun des trois premiers personnages vaut une prédication toute seule. Mais ce matin je vais me contenter de ne faire que quelques commentaires sur chacun d'entre eux.

Premièrement, Timothée. Au chapitre 4 nous avons appris que Paul avait envoyé Timothée à Corinthe. Il a dit, aux Corinthiens, "je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j'enseigne partout dans toutes les Églises". C'est à cette visite-là que Paul fait référence dans notre passage. Timothée n'est pas encore arrivé, mais il est en route. Il va arriver, simplement Paul ne sait pas exactement quand cela sera. Bien qu'il soit dit "Si Timothée arrive" dans notre traduction nous devons le lire plutôt comme "Quand Timothée arrive".

Paul s'attend que les Corinthiens aient du respect pour Timothée puis qu'il est le représentant de l'apôtre lui-même. Il est probable que la lettre de Paul, délivré par Stéphanus est arrivée avant Timothée. La façon dont les Corinthiens accueillent Timothée va refléter comment ils ont reçu et accepté la lettre de Paul - une lettre qui, comme nous le savons bien, était assez dure. Cependant, Timothée vient avec l'autorité de Paul pour faire son travail parmi les Corinthiens.

Puis nous avons Apollos. Encore une fois, ce n'est pas la première fois que nous entendons ce nom. Tout au début de sa lettre Paul a parlé de ceux qui disaient "Moi, je suis de Paul! et moi, d'Apollos! et moi, de Céphas! et moi, de Christ!" Il y avait des divisions dans l'église et il semble que, à cause de cela, Apollos n'a pas trop envie d'aller voir les Corinthiens. Je crois que nous pouvons bien supposer qu'il ne voulait pas que son nom soit un point de ralliement pour les partisans de l'église de Corinthe. Apollos n'était pas un homme orgueilleux qui avait besoin des applaudissements des hommes pour se sentir bien. Il n'avait pas besoin d'un fan-club. Il préfère éviter l'église pour ne pas empirer la situation.

Mais, Paul dit qu'il a vraiment essayé d'encourager Apollos de venir à Corinthe. Par ses paroles il montre aux Corinthiens que, malgré ce qu'ils puissent penser, il n'y a pas de problème entre lui et Apollos. Tout les deux travaillent pour le même Seigneur, avec le même but et avec le même message. Il y a des différences de style, c'est certain, mais sur les choses fondamentales ils sont 100% d'accord.

Dans ces versets Paul nous donne un petit aperçu sur sa relation avec ses collègues. Il semble qu'il les apprécie et il est content que les Corinthiens puissent profiter de leur ministère. Il n'y a pas de rivalité entre ces responsables et ils ne sont pas pris par les divisions dans l'église. C'est une modèle pour l'église moderne où, malheureusement, il y a parfois des rivalités entre pasteurs et des divisions entre églises. C'est certain qu'il y ait des différences de style, mais tant que nous partageons le même Seigneur, le même but et le même message nous pouvons nous entraider.

Pour finir Paul parle de Stéphanus. Nous apprenons que la famille de Stéphanus compte parmi les premiers convertis de la région d'Achaïe. Au chapitre 1, le verset 16, Paul nous dit que Stéphanus était une des seule personnes que lui, Paul, a baptisé. Il semble que, par la suite, Stéphanus est devenu un responsable de l'église de Corinthe. Et cela non pas parce qu'il était un des premiers chrétiens de la région ou parce qu'il avait une position importante dans la vie, mais parce qu'il servait l'église. C'était quelqu'un qui retroussait les manches et qui s'impliquait dans le travail de l'église. Il faut des gens comme lui dans toutes nos églises - ceux qui sont prêts, simplement, à servir. Comme Paul le dit "Sachez donc apprécier de tels hommes" et, j'ajoute, de telles femmes !

Les instructions

Aux versets 13 et 14 Paul donne des instructions: "Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous. Que tout ce que vous faites se fasse avec amour !"

Comme pour les autres titres ce matin, il sera possible de passer toute une prédication seulement sur ces deux versets. La plupart de ce que Paul dit ici est assez compréhensible - nous avons tous entendus de telles exhortations. Veillez à ce que nous faisons pour que nous soyons prêts à agir pour le Seigneur. Aussi, dans ce contexte, et suite à ce qu'il a dit au chapitre 15, que nous soyons prêts pour le retour éventuel du Seigneur. Demeurez ferme dans la foi, c'est-à-dire tenir fermement la vérité que nous avons été enseignée. Et pour faire cela il faut que nous nous-fortifions - que nous encouragions les uns les autres de demeurer ferme.

Mais il y a une des exhortations qui nous semble un peu bizarre... soyez des hommes. Qu'est-ce que Paul veut dire par cette phrase? Soyez des hommes, mais par rapport à quoi? C'est comme Paul fait une comparaison sans mentionne de l'autre côté de l'équation. Soyez des hommes et non pas des... des quoi?

Il y a trois possibilités. Premièrement Soyez des hommes et non pas des animaux. C'est une comparaison de type. Cela est le moins possible parce que Paul n'a fait référence aux animaux nul part ailleurs dans cette lettre. Pareil pour les objets inanimés - Paul dit que notre corps est le temple de l'Esprit Saint au chapitre 6 mais il ne pense pas que nous soyons faits de briques.

Deuxième possibilité - Soyez des hommes et non pas des femmes. C'est une comparaison de genre. Et nous disons "Aie !" Beaucoup de gens ont accusé Paul d'être sexiste et misogyne, mais comme nous avons vus ailleurs dans sa lettre, simplement, ce n'est pas le cas. Paul reconnait bien les qualités des deux sexes et il ne les met jamais en opposition.

La dernière possibilité - soyez des hommes et non pas des enfants. C'est une comparaison de maturité. Je crois que c'est ici que nous trouvons ce que Paul voulait dire aux Corinthiens. Il les a déjà appelé "des enfants en Christ" au chapitre 3. De tout ce qu'il a vu de comment les membres de l'église se comportait il peut les comparer à des enfants. Des enfants sont souvent égoïstes et égocentrique. Ils ne pensent qu'à leurs propres désirs, sans réfléchir à autrui. Ils pensent à ce qu'ils veulent maintenant et toute de suite, ils ne considèrent pas le long terme. Et cette façon de vivre, de fonctionner va, pour finir détruire l'église, s'ils ne changent pas parce que "chacun pour soi" ne marche pas dans une communauté.

Il faut dire qu'être un enfant n'est pas mauvais ! Un caractère d'une bande dessinée que j'aime a dit que "l'enfance est courte, la maturité est pour toujours". Mais, pour finir, tout le monde doit grandir. Comme Paul a dit au chapitre 13 "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant".

Les Corinthiens vont seulement grandir quand ils mettent en pratique la dernière instruction de Paul dans ces versets : "Que tout ce que vous faites se fasse avec amour !" Encore une fois Paul appuie sur l'importance de l'amour pour faire fonctionner l'église.

Les derniers mots

Nous arrivons à notre dernier titre - les derniers mots de Paul. A partir du verset 19 nous trouvons quelques salutations de la part des gens qui sont connus des Corinthiens. J'aimerais me concentrer sur le verset 22 qui dit "Si quelqu'un n'aime pas le Seigneur, qu'il soit anathème! Maranatha".

Dans ce verset nous rencontrons deux mots qui sont translitérés du grec - c'est-à-dire chaque lettre grec est donné son équivalent lettre de notre alphabet. Anathème (ανάθεμα) veut dire "maudit par Dieu". C'est un mot fort, choquant même. Nous ne nous attendons pas à lire ce mot dans les salutations où Paul parle de l'amour. Paul, par ce qu'il dit, vise tous ceux qui n'aiment pas Jésus. Est-ce qu'il parle de Corinthiens ? Non, pas directement. Il parle de ceux qui n'ont jamais accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur, ceux qui n'ont jamais connus le pardon de leur péché - qu'ils soient à Corinthe ou non. Et puis Paul dit "Maranatha (μαράνα θά)". C'est un autre mot que nous avons peut-être entendu. Maranatha veut dire "Notre Seigneur, vient".

Paul attend avec impatience le retour de Jésus. Mais pour ceux qui n'aiment pas le Seigneur, son retour sera un moment de grande détresse. Au lieu d'être accueillis, ces gens-là seront condamnés. Comme j'ai dit, c'est fort. Nous sommes tellement habitués à la tolérance religieuse et le pluralisme que ce que Paul énonce ici nous semble presque inacceptable. Mais c'est la réalité et nous ne pouvons pas l'éviter. Selon Actes 17:31, Dieu "a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts..." Entretemps, ce n'est pas à nous de juger un autre, ce n'est pas a nous de dire si un autre aime le Seigneur ou non. Jésus seul connait vraiment qui sont les siens.

Il y avait un pasteur qui a, justement, parlé de ce verset. Il s'est mis debout pour donner la bénédiction à la fin du culte et il a dit "Comment est-ce que je puisse bénir l'assemblée entière quand chacun ici qui n'aime pas le Seigneur Jésus-Christ est maudit ?" C'est une question poignante qui doit nous interpeller.

Il y a, bien sûr, une bénédiction pour ceux qui aiment le Seigneur mais nous devons nous poser une question. Comment est-ce que nous pouvons regarder autour de nous, sans rien dire à ceux qui vont périr sans le Seigneur, quand nous savons que, sans lui, ils seront condamnés ? Je ne veux pas dire que nous devons aller frapper tout le monde sur la tête avec une bible en disant "Convertissez-vous !!" Mais il faut quand-même penser à ce que nous faisons et à ce que nous disons et puis agir. Que le Seigneur nous donne du courage !

Conclusions

Paul termine avec une bénédiction et une déclaration de son amour pour les Corinthiens. "Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous !".

Partout dans sa lettre, surtout aux chapitres 12 à 14 Paul a mis l'accent sur la grâce - la faveur imméritée de Dieu. Dans ses derniers mots il rappelle aux Corinthiens, encore une fois, que tout ce qu'ils sont, tout ce qu'ils possèdent - les biens et les dons - sont le résultat de la grâce de Dieu. Ils n'ont rien fait pour les avoir et ils doivent les mettre au service du Seigneur et de l'église. N'est-il pas pareil pour nous dans notre église ?

Et pour finir il dit "Mon amour est avec vous tous en Jésus-Christ". Paul conclut non pas avec un jugement sur les Corinthiens mais avec des paroles douces. Il aime toute l'église - même ceux qui son d'Apollos ou de Céphas. Il connait tous les problèmes de l'église, il connait leurs erreurs, leurs fautes et leurs faiblesses. Et il les aime toujours en Jésus-Christ. Il n'aime pas les erreurs, les fautes et les faiblesses, il n'aime pas le péché, mais il aime les personnes - les chrétiens de Corinthe. Est-ce que nous pouvons dire la même chose de notre église ? Est-ce que nous aimons tous les autres - malgré les erreurs, les fautes et les faiblesses, malgré le péché.

En fait, pour arriver à aimer tous les autres de l'église il faut vraiment considérer les derniers mots de Paul dans sa lettre: "Jésus-Christ". C'est seulement en lui, par sa grâce et par son amour pour nous qui nous pouvons aimer son église - l'église qu'il a tant aimé qu'il s'est donné pour elle sur la croix.

Mes chers frères et sœurs de l'église de Libramont; "Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous. Mon amour est avec vous tous en Jésus-Christ."


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