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1 Corinthiens 1:10-31

La sagesse et la puissance de Dieu

Quand une entreprise ou une organisation est née elle doit se présenter au monde pour qu'elle soit reconnue. Pour ce faire, la plupart des entreprises vont payer pour faire dessiner un logo - une image qui représente la nature et l'essence de la compagnie ou de l'organisation. Entre des milliers d'exemplaires, prenons deux exemples - le logo de la commune de Libramont et celui de la banque ING. Nous allons faire une toute petite analyse de ces deux logos pour voir ce qu'ils communiquent.

Logo de la Commune de LibramontLa première chose que nous voyons dans le logo de la commune de Libramont ce sont trois triangles verts. Ces triangles représentent des arbres, des pins, ils parlent de la campagne, de la forêt et de la nature. Ils suggèrent même une vie à l'aise. Mais ils sont aussi des images modernes - angulaires, propres - la commune veut nous dire qu'elle est une commune avec une vision, une ardeur d'avance, qu'elle n'est pas coincée dans le passé. De ce logo nous retirons une certaine image de la commune de Libramont.

Logo de la banque INGLe logo d'ING - un lion orange et du texte bleu foncé. Il me semble que le lion nous donne une image de force, de puissance. Qu'il soit de couleur orange, nous montre qu'il est dynamique, moderne et chaleureux; il ne faut pas avoir peur de ce lion. Le texte bleu est plus sobre, c'est une couleur calme, une couleur de confiance et fiabilité. Ce logo nous encourage à mettre notre confiance en ING - ils sont stables, fiables et dynamiques... peut-être.

L'image qui est présentée représente l'entreprise ou l'organisation - pour le bien ou pour le mal. Imaginez un instant : Que penserions-nous si dans le logo de notre commune ils se servaient d'une image de chaise électrique pour promouvoir l'identité de la commune ? Ou, si votre banque utilisait l'image d'une guillotine avec une tête sanglante à côté? Que dirions-nous? "Je n'ai pas trop envie de vivre dans cette commune-là; ils doivent avoir de drôles d'idées!" ou "Je ne vais pas aller dans cette banque-là; ils me feront du mal si je dépense trop!" De telles images sont fort inappropriées pour une commune ou une banque. Mais quel est le logo du christianisme? C'est la croix. Symbole d'une mort horrifique et agonisante. Façon de mourir réservée aux criminels les plus méprisés. Et c'est notre logo. Logo qui explique la nature et l'essence de la foi chrétienne.

Lisons ensemble 1 Corinthiens 1:10-31

Comme nous l'avons vu il y a deux semaines il y avait des problèmes à Corinthe. Dans le passage que nous venons de lire, l'apôtre Paul s'adresse au premier problème, le problème le plus grand qui menace l'église - le problème de divisions. Quelle est la situation ? Il semble qu'il y avait des partis dans l'église. L'église de Corinthe a été implantée par l'apôtre Paul. Puis, un homme qui s'appelait Apollos est venu enseigner dans l'église pour la fortifier. Nous rencontrons Apollos pour la première fois dans Actes 18: "Or un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Ecritures, était arrivé à Ephèse. Il était instruit dans la voie du Seigneur et, fervent d'esprit, il disait et enseignait avec exactitude ce qui concernait Jésus, alors qu'il ne connaissait que le baptême de Jean. Il se mit à parler avec assurance dans la synagogue. Après l'avoir entendu, Priscille et Aquilas le prirent avec eux et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu." Puis il a été envoyé à Corinthe.

Il semble aussi que l'apôtre Pierre est venu de temps en temps visiter l'église. Et ceci a provoqué des problèmes. Les Corinthiens ont commencé à s'accrocher à l'un ou l'autre de ceux qui avaient des responsabilités dans l'église.

Certains disaient que Paul était leur inspiration, d'autres disaient que c'était Apollos et encore d'autres disaient que l'apôtre Pierre (aussi nommé Cephas) était le plus important. Il y avait même certains individus, soi-disant "spirituels" qui ne suivaient aucun humain - Christ lui-même était leur seul maître. Ces gens-là avaient un autre problème - ils se croyaient si spirituels qu'ils n'avaient pas besoin de la direction des responsables de l'église - ils faisaient ce qui leur semblait bon à leurs propres yeux.

Il est certain que Paul, Apollos et Pierre n'étaient pas la source des divisions. Aucun de ceux qui étaient responsables à un moment ou à un autre, n'aurait approuvé les actions des membres de l'église qui se disaient leurs "disciples". Nous voyons que dans ce qu'il dit Paul ne critique pas Apollos ou Pierre - ces hommes, en eux-mêmes, ne sont pas la source des problèmes.

Mais qu'est-ce qui se passait à Corinthe ? Il semble que certains ont préféré la façon d'enseigner de Paul - lent, précis, profond, mais simple. D'autres aimaient le style d'Apollos - plus raffiné, plus intellectuel, des plus grands mots peut-être. Puis il y avait ceux qui penchaient pour Pierre - rudimentaire, chaleureux.

Et ce qui a commencé avec des préférences légitimes est devenu une grande dispute avec des partis qui disaient que leur chef préféré était le meilleur parmi tous les autres. Plus spirituel, plus digne de l'attention de l'église. Paul a entendu parler de tout ceci par des gens de Chloé. L'église en est arrivée au point que les membres étaient en train de se disputer et se battre pour leur orateur préféré. Cette dispute menaçait de vraiment déchirer toute l'église. Pour finir le problème était un problème humain. Les membres de l'église choisissaient un tel ou tel responsable, basé sur ce qu'ils pensaient de sa façon de parler - ses compétences rhétoriques, sa sagesse et son éloquence.

Ces choses avaient une grande importance dans la culture de cette époque-là. Les Grecs aimaient parler, discuter et débattre. Quand Paul était à Athènes il a remarqué que "tous les Athéniens et les étrangers venus parmi eux passaient tout leur temps à raconter ou à écouter les dernières nouveautés." Il s'est servi de ce fait pour présenter la nouveauté de la bonne nouvelle. A la même époque, il y avait des Jeux Isthmiens qui avaient lieu tous les deux ans, tout près de Corinthe. Ils étaient comme les Jeux Olympiques de nos jours sauf qu'il y avait aussi des concours de discours et de rhétorique. La culture grecque faisait grand cas de la rhétorique, de la sagesse et de l'éloquence - mais l'estime pour de telles choses a commencé à filtrer dans l'église avec un vernis spirituel. Il faut peut-être dire ici que Paul, dans ce qu'il dit, n'est pas contre la sagesse point barre, fini. Non, il est contre la sagesse qui fait naître l'orgueil et qui fait enfler l'opinion de soi.

Pour continuer, Paul, dans sa lettre, dit "Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment."

Il n'y a pas de place dans l'église pour les divisions et Paul rappelle ce fait aux Corinthiens. Paul ne donne pas simplement son avis - il parle au nom du Seigneur Jésus-Christ. Il parle avec l'autorité qui lui a été accordée par Dieu. Pour le moment, les membres de l'église parlent l'un contre l'autre. Paul les exhorte à tenir tous un même langage. Il veut qu'ils trouvent un accord commun. C'est dans les versets suivants qu'il va expliquer le point commun de l'église.

L'unité dont il parle dans ce verset ne veut pas dire que Paul cherche des clones dans l'église ou que tout le monde doit dire exactement la même chose. Paul nous donne l'impression que, dans l'église de Corinthe, il n'y avait personne qui était à l'écoute.

Ils étaient tous en train de crier "Le mien c'est le meilleur" pendant qu'ils avaient les doigts dans les oreilles pour ne pas entendre ce que disaient les autres. Avoir le même esprit et le même sentiment parle de l'intelligence et de la compréhension. Paul insiste qu'il faut le désir de comprendre l'autre, ses intentions, sa façon de penser et puis d'essayer de voir les choses de son point de vue, marcher dans ses chaussures. Cela demande une certaine humilité de la part des membres de l'église.

On raconte l'histoire d'une petite fille qui est allée à l'église avec sa maman. Dans cette église, il y avait un vitrail bien coloré avec une image de Jésus-Christ. Un dimanche, il y avait un visiteur qui est venu prêcher. Il était plus petit que le pasteur de l'église qui prêchait d'ordinaire. La petite fille a écouté le message pendant quelques minutes et puis elle a demandé à sa maman "Maman, où est l'homme qui d'habitude nous cache Jésus ?" Une question poignante bien sûr.

Pour renforcer ce qu'il dit Paul pose trois questions aux Corinthiens:
"Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?" Ce sont des questions qui montrent l'absurdité de ce qui se passe à Corinthe. La réponse à chacune de ces questions doit être "non".

Il n'y a aucun responsable humain dans l'église qui a fait pour l'église ce que Christ a fait pour son église. Peut-être cela nous paraît évident. Mais quand les responsables d'une église sont mis sur un piédestal par les membres de l'église, c'est notre vision du Christ qui est obscurcie. Quand les responsables d'une église sont glorifiés pour leurs capacités dans le ministère surtout pour leur façon de prêcher ou d'enseigner l'attention est détournée de celui qui doit être en première place au sein de son église. L'attention est aussi détournée de son message - le message de la croix. Et c'est là où Paul arrive au verset 17. "Ce n'est pas pour baptiser que Christ m'a envoyé, c'est pour annoncer l'Evangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine."

Paul parle du baptême parce que quand nous nous faisons baptiser, nous sommes baptisés "au nom de" quelqu'un. Nous nous identifions avec une personne, celui que nous allons suivre. Si nous confondons le baptême au nom de Jésus avec celui qui nous a baptisés nous nous trouvons dans une position précaire. Encore une fois un être humain, celui qui baptise, est soulevé au-dessus de celui en qui nous sommes baptisés - Jésus. Paul a baptisé certains dans l'église de Corinthe - il ne peut même pas se souvenir de qui... nous dirions peut-être que Paul n'était pas un très bon pasteur... et pour lui tant mieux ! Il ne veut pas que les membres de l'église se confient en son nom ou lui donne une signification qu'il ne mérite pas. Il préfère tourner les yeux vers Jésus.

Paul voit bien son rôle dans l'église. Il est venu annoncer l'Evangile. Et il nous dit qu'il l'a annoncé "sans la sagesse du langage". Qu'est-ce que la sagesse du langage? A la base, c'est mélanger ou remplacer la simplicité de la croix avec nos propres idées. Un commentateur a dit ceci: "Le cœur de la proclamation apostolique est un simple fait - Christ crucifié. Prêcher cette vérité comme un système philosophique, c'est la rendre vaine, la vider de sa puissance." Nous avons une nouvelle à communiquer. Un message simple et clair. Christ crucifié.

J'ai dit quand nous avons regardé la première partie du chapitre 1, que la théologie est importante dans l'église. Dans tous ses écrits, l'apôtre Paul garde un équilibre entre la théologie et la pratique. La bonne théologie doit toujours amener l'église à la bonne action. Mais, toute seule, la théologie ne devient que la rhétorique des grecs - des bonnes idées, un système philosophique qui explique tant de choses mais qui ne nous donne aucune direction. La croix est vidée de sa puissance, parce qu'il n'y a plus de points de repère avec ce que nous vivons dans ce monde. De l'autre côte, l'église qui abandonne la théologie et la doctrine va avoir des problèmes.

Elle doit toujours trouver quelque chose à dire, quelque chose à prêcher. Et les idées des hommes filtrent dans l'église - un évangile est proclamé qui est impuissant pour sauver, parce qu'il ne parle plus de la croix - du péché, du pardon, de la rédemption ou de la justification. Pour finir, l'église devient un lieu pour s'amuser et entendre des nouveautés du monde chrétien.

Comme un commentateur a dit: "Les manies dans la communication sont devenues plus importantes que la vérité. Les présentations multimédia, les films, les séances de partage et la musique moderne peuvent être des symptômes de la bonne santé ou de la maladie. Il est certain que des méthodes modernes peuvent enrichir la communication, mais elles sont souvent utilisées parce qu'il n'y a plus de message - les choses exceptionnelles peuvent, quelque part, masquer le vide." Cette citation date de 1974. Ce n'est pas un nouveau problème dans l'église.

Ce problème devient plus évident quand nous entendons parler d'un évangile comme ceci : "Jésus vous aime. Venez à lui et il résoudra tous vos problèmes, il vous comblera de bonnes choses et il vous épanouira." Il y a des grains de vérité là-dedans, c'est certain que Jésus nous aime - la vie chrétienne n'est pas moche et froide, nous y trouvons beaucoup de bonnes choses. Mais ce message n'est pas le message de la croix. Le plus grand problème de l'humanité n'est pas un manque d'épanouissement ou de respect de soi ; c'est que sans Christ nous sommes morts dans notre péché. Résolvez ce problème-là et vous pouvez laisser le reste pour plus tard !

Il est possible, malheureusement, de trouver pas mal d'exemples d'églises et de ministères qui annoncent un tel évangile. Je n'ai pas l'intention de faire un exposé des églises qui sont comme ça. Je préfère nous exhorter à regarder notre pratique - de ne pas vider nous-mêmes la croix de sa puissance avec des paroles vaines ou avec la sagesse humaine. C'est pourquoi Paul nous rappelle la croix. Sans la croix, nous n'avons rien à dire. Nous n'avons pas une bonne nouvelle à annoncer.

La croix est aussi la source de notre unité. Nous sommes en Christ, ensemble. Tous ceux qui appartiennent à Jésus ont passé par la croix. C'est pourquoi Paul lie les divisions à Corinthe avec la sagesse et la puissance de Dieu - sujets traités dans les versets suivants. Les divisions dans l'église montrent que les Corinthiens n'ont pas compris le message de la croix - croix qui nous unit en Christ Jésus.

Mais la croix pose un problème. Ce logo de l'église n'est pas du tout attirant. Le message de souffrance, de sacrifice et du renoncement à soi-même qu'il proclame est démodé aux yeux du monde. Le monde préfère des choses comme cette annonce que j'ai trouvée pour le Centre Culturel de Libramont:

"La pratique de l'autolouange ou l'accouchement du cœur. Mardi 14 octobre 2008 à 20h15. Il s'agit d'écrire et de proclamer devant sa classe ou son groupe de travail un portrait de soi sans mensonges, mais sans modération. Une seule exigence est requise : l'amplification extrême et délibérée de ses propres qualités ! C'est un beau moyen de retrouver l'estime de soi... Cette pratique est bonne pour tous et à tout âge : prononcer son autolouange rend tangible la réalité lumineuse de la force de vie en chacun."

Du verset 18 au 31, Paul nous présente un contraste entre la sagesse de Dieu et la sagesse du monde. Il parle du message de la croix et puis il parle de la communauté que Dieu a choisie.

Le message de la croix

Entre le verset 18 et le verset 31, nous trouvons que le monde est divisé en deux sortes de personnes. Ceux pour qui le message de la croix est une folie, et ceux pour qui c'est une puissance de Dieu. Nous trouvons dans ce passage deux choses qui sont opposées : la sagesse et la folie. Paul nous explique que le monde sans Dieu considère le message de la croix comme une folie. Il parle des Juifs et des Grecs.

Les Juifs avaient des écritures saintes - ce que nous appelons l'ancien testament. Par elles, ils auraient dû reconnaître Jésus-Christ comme leur messie - le sauveur qui leur a été promis. Mais ils l'ont raté. Pourquoi ?

Premièrement, Jésus n'a pas fait des miracles pour prouver aux juifs qu'il était le messie. Matthieu 12:38 à 40 nous dit ceci "Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens prirent la parole, et dirent : Maître, nous voudrions te voir faire un miracle. Il leur répondit : Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre."

Il semble que, même s'ils avaient vu un miracle, ils n'auraient pas cru. Jean 4:48 nous confirme ceci: "Jésus lui dit: Si vous ne voyez des miracles et des prodiges, vous ne croyez point."

Il y avait assez de preuves dans les écritures que Jésus était le Christ. Mais les juifs ne voulaient pas croire. Donc, il n'y aura qu'un seul signe donné: sa mort et sa résurrection. Qui posait un problème. La manière par laquelle Jésus est mort était un scandale pour les Juifs. Comment est-ce possible que leur sauveur puisse mourir sur une croix? Il est écrit en Galates 3:13 que "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois". La dernière phrase vient de Deutéronome 21:23 - de la loi des Juifs.

Pour les Juifs il n'était pas possible que le sauveur soit maudit. Donc, Jésus ne pouvait pas être leur sauveur! Le message de la croix est une folie pour les Juifs parce que ce n'est pas comme ça que Dieu devrait faire les choses.

Mais les Grecs, synonyme pour tous ceux qui ne sont pas Juifs, ont aussi un problème. Le message de la croix est trop simple, trop facile, trop faible, pour ceux qui veulent se voir forts et intelligents - maîtres de la vie. Un homme mort sur une croix nous gagne le salut ? Pas possible. Premièrement, que Jésus soit homme pose un problème pour la mentalité grecque. Ils faisaient une grande distinction entre les choses spirituelles et les choses physiques. Ce n'était pas bon que Dieu, un être spirituel, puisse se salir en prenant la forme d'un homme. Deuxièmement, la croix comme forme d'exécution était réservée aux criminels et aux esclaves. Celui qui meurt sur une croix est faible, misérable. C'est un signe d'échec. Est-ce possible qu'un dieu puissant et fort puisse mourir ainsi ? Pour la sagesse grecque la croix est incompréhensible, même une honte. Comme pour les Juifs, le message de la croix est une folie pour les Grecs, parce que ce n'est pas comme ça que Dieu devrait faire les choses.

Paul nous dit que le message de la croix est la puissance et la sagesse de Dieu. Et par ce message, la sagesse du monde est renversée, anéantie. Notre désir de maîtriser notre propre vie, d'avancer dans le monde, d'accomplir nos plans, doit céder la place à l'obéissance et à la soumission à Dieu. Il n'y a personne dans toute l'histoire du monde qui soit venu à Dieu par la sagesse humaine ou par les idées humaines. Nous ne sommes pas capables d'atteindre Dieu par la philosophie ou par les pensées religieuses.

C'est Dieu qui a tracé le chemin que nous devons suivre pour le trouver et ce chemin passe par la folie de la croix. Il faut dire que même pour nous chrétiens, la croix n'est pas entièrement compréhensible. Quand nous parlons de la croix, il me semble qu'il y a quand même beaucoup de questions à poser. Mais pour ceux qui sont en train d'être sauvés ils se reposent dans la sagesse de ce que Dieu a révélé.

Le verset 21 nous dit qu'il a plu à Dieu de nous sauver par la folie de la prédication du message de la croix. Dieu est souverain. Il nous a choisis pour recevoir son salut et c'était son plaisir de nous sauver. Même si ses plans sont de la folie aux yeux du monde. Et ses plans seront toujours folie aux yeux du monde mais Paul nous assure que la croix, aussi dérisoire qu'elle peut apparaître, montre que le plan de Dieu est puissance et sagesse, que le monde dans sa force, sa sagesse et son intelligence n'a rien compris - "la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes" - le verset 25.

La proclamation de la croix est une folie pour la sagesse humaine parce que ce que Paul prêche est le renoncement de soi dans une culture qui élève au-dessus de tout la sagesse et l'avance de soi qui est en train de rompre l'église de Corinthe.

C'est pourquoi Paul parle de la communauté de Corinthe à partir du verset 26. "Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles." Selon Paul, notre appel, notre salut, ne dépend ni de notre position, ni de notre puissance, ni de notre sagesse, ni de notre savoir. Les membres de l'église de Corinthe n'étaient pas les meilleurs des meilleurs. Il semble bien que, dans cette communauté, il y avait un mélange de personnes - des riches, des puissants, des intelligents et des influents, mais aussi beaucoup de gens humbles, pauvres, ignorants et impuissants. Nous pouvons aller encore plus loin. Il y avait aussi des esclaves dans l'église - leur position était comme les plus bas des plus bas dans la société. Mais dans toute cette gamme de personnes, ils sont tous choisis par Dieu.

Et c'est là que se trouve la sagesse de Dieu. C'est Dieu qui choisit et il ne regarde pas la position, la puissance ou la sagesse de celui qu'il choisit. Le message de la croix coupe à travers les attitudes du monde. Ceci est un thème qui va revenir à plusieurs reprises dans cette lettre. La sagesse de Dieu n'est pas la sagesse du monde. Dieu fait des choses dans son église comme il le veut - même si le monde dit "C'est de la folie!!"

Le monde veut bien nous catégoriser, pour décider si nous sommes acceptables ou non. "Etes-vous assez belle ou beau ? Avez-vous assez de sous? Etes-vous assez intelligent ? Etes-vous assez comme moi ? Oui, je vous accepte alors." Parce que c'est ainsi que le monde choisit qui il va accepter et qui il va rejeter. Il me semble aussi que parfois nous faisons la même chose - même dans l'église. Sommes-nous un succès ? Sommes-nous intelligents ? Sommes-nous influents ? Avons-nous fait quelque chose de bien ? Si oui, nous nous croyons "OK". Nous nous catégorisons selon nos capacités et nos actes, nous mesurons combien nous sommes acceptables par ce que nous faisons - et cela nous appauvrit, surtout quand c'est l'orgueil qui parle.

Dans l'église, le message de la croix est pour tout le monde - Juif et Grec. Riche et pauvre. Intelligent et ignorant. Haut et bas. Beau et moche. C'est pourquoi les divisions dans l'église sont incongrues au message de la croix. Jésus ne fait pas de distinction. Et nous ne devons pas faire des distinctions non plus. Devant Dieu nous avons tous la même valeur, nous sommes tous sauvés, tous des bénéficiaires de la grâce de Dieu; même si nous avons des positions différentes; même si l'un est plus sage que l'autre; même si nous possédons beaucoup ou très peu.

Paul conclut en disant que personne dans l'église n'a le droit de se vanter ou de se glorifier à cause de ce qu'il est en lui-même. Notre gloire, c'est Jésus-Christ - la sagesse révélée de Dieu. Tout seul, sans Dieu, nous n'avons pas grande chose - juste la sagesse du monde, qui pour finir n'est pas trop sage. Et, peut-être le plus important : tout seul, sans Dieu, nous ne sommes pas grande chose. Mais, en Christ, nous sommes acceptés par Dieu, aimés, libérés et mis à part pour lui - nous sommes quelque chose à ses yeux !

Pour terminer, prenons quelques moments pour résumer les points importants de ce passage:


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