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1 Corinthiens 2:1-16

A la Croix

Ce matin, nous allons considérer encore le message de la croix - thème que nous avons abordé il y a deux semaines. Quelle est l'importance du message de la croix? Pourquoi est-ce qu'il doit être au centre de ce que nous proclamons dans l'église? Et comment notre compréhension de ce message va-t-il nous aider au quotidien? Lisons ensemble le chapitre 2 de 1 Corinthiens.

Le messager de la croix

Nous commençons avec Paul - le messager de la croix.
Au début du chapitre 2 Paul continue ce qu'il a déjà commencé à dire aux Corinthiens. Il parle encore du message de la croix mais il leur explique comment il a travaillé parmi eux, comment il a proclamé ce message. C'était son intention dès le début de faire connaître Jésus et uniquement de faire connaître Jésus. Il n'avait pas l'intention d'être un prédicateur qui cachait le message de la croix avec la sagesse des hommes.

Du verset 1 au verset 5, nous apprenons comment Paul a fait son ministère à Corinthe. Il n'était pas venu comme un grand orateur avec des belles paroles pour impressionner les gens de Corinthe. Quand il parle de la supériorité de langage ou de sagesse, il pense aux grecs qui font des discours et de la rhétorique pour convaincre les gens de la valeur de leurs arguments. Lui, quand il est venu, il ne s'est pas servi des mêmes moyens. Il dit "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié". Il veut nous dire qu'il a décidé carrément de rejeter les moyens et les façons de parler des rhétoriciens et orateurs grecs. Il n'était pas là pour impressionner les gens avec ses discours. Son message était à proclamer et non pas à débattre.

Quand Paul est arrivé à Corinthe, il est allé dans la synagogue de la ville - ce qu'il faisait d'habitude. Dans la synagogue il a prêché son message mais les juifs de la ville lui ont fait opposition à lui. Il a donc déménagé son ministère. Mais il n'est pas allé très loin - juste dans la maison à côté. Il est parti avec ces paroles, selon le livre des Actes, le chapitre 18, le verset 6 : "Que votre sang retombe sur votre tête! J'en suis pur. Dès maintenant, j'irai vers les païens." A partir de ce moment-là le ministère de Paul à Corinthe se faisait parmi les païens.

Et nous apprenons le contenu de son message - Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Avec les païens Paul a dû expliquer non pas seulement la mort et la résurrection de Jésus mais aussi pourquoi il est venu, quelle était sa mission, sa vie et son ministère. Il fallait dire toute l'histoire. Les juifs au moins connaissaient la promesse d'un messie - pour eux, il suffisait de prouver que Jésus était leur messie. Pour les païens il fallait commencer à partir de zéro puisqu'ils ne savaient pas grande chose.

Il me semble que quand nous parlons de Jésus de nos jours, nous parlons souvent avec des gens qui, pour la plupart, ne connaissent pas l'histoire de Jésus-Christ. Nous sommes souvent obligés de commencer à partir de zéro quand nous expliquons notre foi. Les gens sont ignorants de ce qu'est notre message. Ce qui nous montre combien la tâche est grande. Dans les décennies passées on pouvait compter sur un certain minimum de connaissance. Mais pas aujourd'hui. Jésus est de moins en moins connu. La bible est de moins en moins connue. Le message de l'évangile est de moins en moins connu.

Mais si la tâche est grande, nous pouvons trouver de l'encouragement dans l'exemple de Paul, qui se trouve au verset 3: "Moi-même, j'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement" C'est encourageant non? Paul, un des plus grands des apôtres, connaissait la crainte et la faiblesse. Avant de venir à Corinthe, Paul était à Athènes. Son message n'a pas été bien reçu - il y avait peu de gens intéressés par son message. Avant Athènes, Paul a été chassé des villes de Thessalonique et de Bérée. Avant de se rendre dans ces deux villes il a été emprisonné à Philippe.

Quand il est arrivé à Corinthe nous pouvons bien imaginer qu'il se posait des questions : "Comment recevront-ils mon message dans cette ville, soi-disant cosmopolite? Est-ce qu'ils vont m'emprisonner ou me chasser de la ville?" Pour finir, Paul est resté un peu plus de 18 mois à Corinthe avant de partir, sans problème, pour aller en Syrie.

Mais qu'il soit nerveux ne veut pas dire qu'il était hésitant ou qu'il allait reculer devant sa mission. Le grand tremblement dont il parle semble être un vif désir de faire son travail dans la ville. S'il était anxieux, c'était pour commencer son ministère, pour voir les résultats de la proclamation du message de la croix. Nous voyons bien l'humanité et l'humilité de Paul dans ses paroles. Le travail sera dur, le travail est dur, mais Paul a confiance en Dieu. Le trésor de l'évangile est porté dans des vases d'argile. Comme cela, c'est la gloire et la puissance de Dieu qui sont remarquées et non pas l'intelligence, la sagesse, ou le style de celui qui apporte le message.

C'est pourquoi Paul parle d'une démonstration d'Esprit et de puissance au verset 4. Quand Paul a proclamé Christ crucifié parmi les païens de Corinthe le Saint-Esprit a agit dans la vie de ceux qui entendaient le message. Ceci est la démonstration de l'Esprit. Que les gens soient transformés par ce message prouve la puissance de Dieu. La même puissance qui a ressuscité Jésus fait revivre ceux qui écoutent et répondent au message de la croix. Ce que Paul dit nous montre que ce ne sont pas les belles paroles ou les arguments qui convainquent - bien que le message soit proclamé en paroles. C'est l'action du Saint-Esprit qui est efficace dans la transformation de ceux qui répondent au message.

Ceci touche à quelque chose d'important pour nous dans notre proclamation de l'évangile. Quand nous proclamons l'évangile, nous n'avons pas besoin d'amadouer les gens avec des amusements ou d'embellir le message pour le faire apparaître attirant. Le message tout seul est suffisant parce que, par lui, Dieu agit par l'Esprit Saint. Ceci doit nous encourager quand nous parlons de Jésus et de sa place dans notre vie. Une des plus grandes excuses données pour ne pas partager notre foi est : "Je ne sais pas quoi dire." Nous avons peur de dire une bêtise ou d'être trop compliqué ou pas assez profond. Nous avons parfois l'impression qu'il faut savoir faire une présentation comme celles d'un des grands évangélistes avant de pouvoir témoigner de notre foi - beaucoup d'illustrations tirées de la vie, de l'humour et une manière raffinée.

Mais ce n'est pas le cas. Dieu se sert de la présentation la plus humble, la plus modeste et la plus hésitante, parce que la puissance du message ne dépend pas de nous, de nos capacités, de notre formation ou de notre connaissance. C'est le Saint-Esprit qui fait travailler le message dans le cœur d'une personne. A nous juste d'être déterminés de ne pas savoir autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.

On a demandé à un homme s'il était prêt à faire un discours pendant 10 minutes. Il a répondu que pour préparer un discours de 10 minutes, il lui fallait au moins 2 semaines. Puis on lui a demandé s'il était prêt à faire un discours pendant une heure. "Pour cela", il a dit, "il me faudra une semaine." Puis on lui a demandé s'il pouvait parler pendant 2 heures. Sa réponse: "Je suis prêt maintenant!"

Parfois, pour partager quelque chose de simple et de court il faut bien faire notre travail à l'avance. Comme quelqu'un a dit "l'impro se prépare". Dans ce qu'il dit, Paul condamne la sagesse du monde. Elle ne nous aide pas dans la proclamation du message de la croix. Il insiste que le message de la croix, tout seul, sans nous, est puissant. Mais ces choses ne veulent pas dire que nous pouvons être inconsidérés dans notre façon de communiquer le message. Dieu a appelé son peuple à témoigner de son fils. Il nous a confié cette responsabilité. Il aurait pu crier le message du ciel avec un porte-voix, il aurait pu envoyer des milliers d'anges pour annoncer sa bonne nouvelle. Mais il a choisi un autre chemin. Il nous a choisis pour proclamer son message. Et puisque nous sommes au service du Roi des rois, il me semble que, par amour pour lui nous allons vouloir faire de notre mieux. Paul retourne à ce sujet dans le chapitre 3 quand il parle de notre façon de travailler au sein de l'église. Ceci nous rappelle aussi 1 Corinthiens 1:21 qui dit ceci : "Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication." Et nous sommes des prédicateurs. Le seul moyen que Dieu a choisi pour proclamer le message par lequel il montre sa puissance. Vous et moi. C'est vraiment encourageant. Dieu pense que nous pouvons le faire. Et c'est aussi un peu terrifiant... il n'y a pas un plan de réserve!

Le mystère de la croix

Au verset 6 il faut bien ralentir pour examiner et comprendre ce que Paul dit. Notre compréhension de ce qui suit dans la lettre de Paul dépend de notre compréhension de ce verset. "Cependant, c'est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n'est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis;"

La sagesse dont Paul parle commence avec le message de la croix, mais c'est encore plus large que ça. Il semble que cette sagesse comprend toute la révélation de Dieu à son peuple. Que cette sagesse ne soit pas de ce siècle veut dire que ce n'est pas la sagesse des hommes. Ce n'est pas la sagesse des chefs de ce siècle, ceux qui se déclarent importants et sages. Paul est explicite quand il dit que ces chefs "vont être anéantis". La sagesse du monde est temporaire, elle ne dure pas, elle n'est pas éternelle et ceux qui la poursuivent sont aussi temporaires. Je crois que nous voyons ceci par le fait que les philosophies, les systèmes idéologiques, les religions des hommes viennent, durent un moment et disparaissent.

Mais la plus grande question que nous devons poser, c'est qui sont les "parfaits" de ce verset. Paul dit qu'il prêche la sagesse parmi ceux qui sont parfaits. Il est certain qu'il parle de l'église, mais le mot "parfaits" est troublant. Est-ce qu'il y a des parfaits dans l'église, dans quel sens? Moralement? Physiquement? Autre? En fait, nous devons regarder ce mot de plus près. C'est la traduction d'un mot grec qui est peut-être mieux traduit dans ce contexte par le mot "mature" ou "fait". Paul parle de ceux qui parviennent à la maturité. Quand nous reconnaissons ceci nous pouvons pousser un soupir de soulagement. Paul ne parle pas de la perfection. Dieu n'attend pas que nous soyons parfaits avant de se révéler à nous ou de se servir de nous.

Cependant, quand Paul dit "nous prêchons parmi les parfaits", il suggère que tous les Corinthiens ne sont pas dans cette catégorie. Ceci devient clair si nous lisons le verset 1 du chapitre 3: "Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ." Des enfants en Christ - pas des adultes matures.

Dans l'église de Corinthe, certains se croyaient spirituels et matures parce qu'ils possédaient certains dons de l'Esprit. Mais les divisions et les disputes dans l'église montrent l'opposé. Ces problèmes montrent plutôt un manque de maturité à Corinthe. Paul ne dit pas que les membres de l'église de Corinthe ne sont pas des Chrétiens. Il les appelle "frères" et "enfants en Christ". Mais ces chrétiens n'avancent pas dans la foi. Ils sont toujours dans les sujets de base de la foi. Des sujets importants bien sûr, mais de base quand même. Ils se sont convertis et ils ont reçu le Saint-Esprit. Ils ont expérimenté les dons de l'Esprit. Mais, au lieu d'aller plus loin et de désirer les dons de l'Esprit qui vont édifier et fortifier l'église leur attention a été prise par les dons qu'ils considèraint "personnels". Et ils traitent ces dons comme des babioles et des jouets d'enfants - "Le mien est plus beau et plus grand que le tien!!!" Ce qui provoque des disputes et de la rancune dans l'église.

Comme j'ai déjà dit, la sagesse dont Paul parle, c'est toute la révélation de Dieu. Mais les chrétiens de Corinthe qui sont toujours enfants en Christ ne sont pas prêts à recevoir cette sagesse. Au verset 7, Paul parle de la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée. Il ne veut pas dire que la sagesse de Dieu est quelque chose réservée à ceux qui atteignent un certain niveau spirituel ou qui ont été initiés. Non, la sagesse de Dieu a été révélée en Jésus-Christ et proclamée par les apôtres. Cette sagesse se trouve vraiment devant les yeux des Corinthiens. Mais leur attention est fixée ailleurs. La conséquence, c'est qu'ils n'avancent pas dans la foi.

Ils laissent tomber ce qui est le meilleur, pour avoir ce qui est simplement bon. Ils ont une certaine expérience de l'Esprit, expérience qui leur donne l'impression d'être super-spirituel. Mais ils y sont arrêtés. Ils ne cherchent pas à édifier l'église, à servir et à parvenir à la maturité.

Il est naturel dans une église qu'il y en ait certains qui sont dans la foi depuis plus longtemps que d'autres et qui sont, par conséquent, plus matures. Le simple fait que nous n'avons pas tous le même âge est la preuve de ce fait. Mais il est aussi possible d'être un Chrétien pendant des années et des années sans mûrir dans sa foi. Nous apprenons le minimum et nous sommes contents d'y rester. Nous ne laissons pas Christ nous transformer comme il le veut. Il reste en nous trop des attitudes du monde qui se voient finalement dans ce que nous faisons dans l'église.

Cela ne veut pas dire qu'il y a une certaine vitesse à laquelle nous devons tous avancer. Nous sommes quand même des individus. Mais il y a une grande différence entre "lentement" et "stop".

Tout cela pour introduire ce que Paul dit de cette sagesse cachée et mystérieuse. C'est une sagesse "que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire".

Le salut était dans les plans de Dieu avant qu'il n'ait créé l'univers. Il savait que les êtres humains qu'il allait créer allaient pécher. Et il a prévu d'avance le salut. C'est un mystère avec lequel nous devons vivre, parce qu'il nous amène à des questions qui n'ont pas de réponse. Question comme "Si Dieu savait que nous allions pécher, pourquoi nous a-t-il créés ? Il aurait pu éviter tant de problèmes". Nous pouvons commencer à énoncer des réponses, nous pouvons parler de l'amour de Dieu pour sa création, mais, pour finir, notre intelligence humaine n'est pas capable de tout comprendre de Dieu.

Au verset 9, Paul cite Esaïe 64 au verset 4. Il dit "Ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment." Ce que Paul nous dit ici, c'est qu'en fait, il nous est impossible d'imaginer comment Dieu allait résoudre le problème du péché. Comment il pouvait nous réconcilier avec lui-même.

Si nous regardons d'autres religions, nous voyons comment les hommes pensent avoir le salut : par leurs propres efforts. Ils cherchent à faire ce qu'il faut, selon leurs propres idées, pour atteindre Dieu. Ils se confient en leurs propres oeuvres et en leur propre sagesse. Ils étendent la main pour saisir Dieu et pour saisir le salut. Mais qu'est-ce que la folie de la croix? C'est que Dieu lui-même a étendu la main vers l'humanité pour nous sauver par la grâce. Dieu en forme d'homme est venu vers nous pour mourir pour nous gagner le pardon de Dieu. Et c'est trop simple, nous n'y contribuons pas grande chose. Nous ne méritons rien mais nous recevons tout.

Pour finir le fait que Dieu nous a destinés au salut, qu'il va nous glorifier, doit nous amener simplement à la louange. Et ce salut a été raté, et est toujours raté, par les chefs et les sages de ce monde. Ils n'ont pas compris ce qui a été révélé en Jésus-Christ par l'Esprit Saint. Phrase qui nous amène à ce que Paul dit de la révélation de la croix, à partir de la fin du verset 10.

La révélation de la croix

Dans les versets 10 et 11, Paul redit d'une autre façon ce qu'il a dit au verset 9, là où il a cité le prophète Esaïe. Il nous est impossible de comprendre les pensées de Dieu. Seulement l'Esprit de Dieu peut le faire. Ici, Paul nous donne une image que nous pouvons comprendre : nous-mêmes. Est-ce que vous savez ce que pense celui qui est à côté de vous? Si vous le regardez discrètement maintenant, sans le gêner, savez-vous ce qu'il pense? Nous pouvons essayer de deviner, mais nous n'avons pas accès à ce qui se passe réellement dans sa tête. Il est possible qu'il soit tout attentif à ce que je dis ce matin, ou peut-être il pense à ce qu'il va manger quand il rentre - ce que vous allez tous faire maintenant j'imagine... Mais nous ne saurons pas le dire s'il ne nous le dit pas lui-même. Quelqu'un doit me révéler ses pensées avant que je puisse les connaître. Paul nous dit que c'est ainsi avec Dieu - nous ne pouvons pas le comprendre, sauf s'il nous dit ce qu'il pense. Et Paul nous assure que c'est ce qu'il fait - par son Esprit.

Il me semble qu'il y a un ordre dans ce que Paul dit. Nous commençons avec la révélation de Dieu en Jésus-Christ. Dieu fait homme qui a vécu parmi nous jusqu'à ce qu'il soit retourné au ciel. Il a été révélé par l'Esprit-Saint et reconnu par ceux qui y ont été préparés d'avance, par Dieu, dans sa grâce.

Puis au verset 12, nous voyons que les apôtres ont été inspirés pour transmettre le message de la croix. Ils ont reçu la révélation de Dieu, ils ont reçu aussi, de l'Esprit, la capacité de comprendre, d'écrire et de communiquer cette révélation. A cause de leur message, la première génération de chrétiens est née. Et ce message a été passé de génération en génération. Comme Paul a dit à Timothée "Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres."

Même ici, nous trouvons que c'est aussi l'Esprit qui enseigne. C'est à dire que nous écoutons (ou lisons) le message et l'Esprit fait vivre le message, il nous illumine. C'est comme si nous étions dans une pièce sombre et que quelqu'un allume une lampe - nous voyons ce que nous ne voyions pas avant. C'est à dire que le message de la croix, qui auparavant était folie, devient clair, compréhensible. Le message est communiqué et reçu. Encore une fois, nous voyons que la sagesse de Dieu n'est pas comme la sagesse des hommes.

La compréhension du message du salut ne dépend pas de notre formation, de notre capacité d'étudier ou même de lire. Il peut être compris par celle ou celui qui est la(le) plus simple, le message peut être compris par un enfant qui ne sait même pas lire ou étudier - parce que c'est l'Esprit qui le fait pénétrer dans notre compréhension. C'est pourquoi aussi, ceux qui sont les plus instruits et les plus formés ne sont pas nécessairement les plus matures ou spirituels. Cela sans nier l'importance des études et de l'instruction.

La proclamation du message de la croix est un problème pour certains. Dans le verset 14, Paul fait la distinction entre ceux qui sont spirituels et ceux qui sont "naturels". L'homme naturel, c'est la personne qui n'a pas l'Esprit Saint dans sa vie. Il n'accepte pas les choses de Dieu parce qu'elles sont spirituelles et il ne l'est pas.

Ephésiens 2:1 dit "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés". La personne naturelle est morte dans ses péchés. Cette personne est sans conscience des choses de Dieu. A la limite, elle peut dire "Oui, Jésus était un homme sage avec de bons conseils moraux à nous enseigner", mais elle ne peut pas aller plus loin en elle-même. C'est la personne spirituelle qui reconnaît Jésus comme le fils de Dieu qui l'a sauvée.

Un commentateur a dit, à propos de la personne naturelle qui critique la parole de Dieu, qu'elle est comme un sourd qui critique Bach ou un aveugle qui critique Monet. Elle n'est pas capable de porter un jugement sur quelque chose qu'elle ne comprend pas et qu'elle ne peut pas comprendre. Et puisqu'elle ne peut pas comprendre le message, elle le considère une folie. Ceci nous montre encore quelque chose d'important pour nous, quand nous partageons notre foi. Nous pouvons expliquer le message avec des mots clairs et simples. Nous pouvons faire comprendre le message dans le sens que celui qui nous écoute comprend nos paroles. Mais le message ne passe pas. Il n'est ni compris, ni reçu sauf si l'Esprit intervient pour l'éclairer. Cela nous décharge d'une certaine responsabilité. Nous ne sommes pas responsables pour la réception du message. Notre responsabilité c'est de le proclamer. Ce qui se passe par la suite reste entre les mains de Dieu!

Pour finir, Paul parle de la pensée du Seigneur. "Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l'instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ."
Celui qui déclare que le message de la croix est "folie" se met à juger le Seigneur lui-même. Il dit, en effet, "je connais mieux que Dieu ce qui est juste, ce qui est vérité". C'est absurde. C'est pourquoi Paul a aussi parlé du jugement, ou du discernement. La personne spirituelle a perçu, par l'Esprit, ce qu'est la vérité. Cela nous laisse une question: "Est-il possible qu'une personne naturelle, quelqu'un qui ne reconnaît pas la vérité, puisse nous juger nous, qui la connaissons ?" La réponse attendue est un simple "Non".

Cela ne nous donne pas l'occasion d'être des orgueilleux. Avoir la pensée de Christ ne veut pas dire que nous sommes parfaits, ou que nous connaissons tout. Il ne nous donne pas le droit de nous mêler des affaires des autres comme si nous étions Dieu. Avoir la pensée de Chris,t c'est penser comme lui il pense. C'est aimer ce qu'il aime et haïr ce qu'il haït. C'est voir la vie de l'optique du Seigneur et avoir ses valeurs et désirs. C'est aussi l'opposé de ce que pense la personne naturelle, ce qui a été la façon de penser de certains à Corinthe. A Corinthe, il semble que beaucoup de Chrétiens, nés de nouveau, remplis de l'Esprit, n'avaient pas la pensée du Seigneur. Ils vivaient comme des hommes naturels tout en croyant qu'ils étaient très spirituels. Et ils refusaient de chercher la maturité.

Je termine avec deux questions:
1. Avons-nous la pensée de Christ? C'est une question à laquelle nous devons répondre tout seul.
2. Comment est-ce possible qu'une personne spirituelle, en Christ, puisse aussi être naturelle? Pour cette question la réponse se trouve dans ce que dit Paul, au chapitre 3.


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