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1 Corinthiens 4:1-21

Le caractère du pasteur

Après des années de recherches les qualités du pasteur idéal ont été découvertes.

Le pasteur parfait ne prêche que pour 15 minutes, il condamne le péché, sans gêner personne. Il travail de 8h00 le matin jusqu'à minuit et il est aussi le concierge de l'église. Il gagne 60 euros par semaine, il s'habile bien, il conduit une voiture neuve et il donne 50 euros par semaine aux pauvres. Il a 26 ans et il a été prédicateur depuis 30 ans. Il est, à la fois, grand et petit, mince mais fort. Il a un œil brun, l'autre bleu. Il se fait la raie au milieu, d'un côté ses cheveux son foncés et droit, de l'autre, blonds et frisés. Il a le désir ardent de travailler avec les jeunes et il passe tout son temps avec les vieux. Il sourit tout le temps tout en gardant son sérieux. Il fait 15 visites par jour mais il n'est jamais parti de son bureau.
Voilà, le pasteur idéal...

Il doit être évident tout de suite que le pasteur idéal n'existe pas. Mais comment est-ce qu'on doit regarder les responsables d'une église? Nous avons vu dernièrement dans nos études de 1 Corinthiens qu'il y avait des problèmes dans l'église de Corinth. A cause de leur amour pour la sagesse humaine, la rhétorique et l'éloquence les membres de l'église se sont divisés et ils se battaient entre eux, les uns contre les autres. Leur crie de ralliement était "Je suis de Paul", "Je suis d'Apollos" etc. Le sujet du débat était les responsables de l'église et les préférences que certains avaient pour certains responsables - leur responsable idéal.

Paul a déjà montré au chapitre 3 que les responsables de l'église sont égaux dans leur travail de serviteur. Dans le chapitre 4 il va continuer son exposé sur comment les Corinthiens devraient regarder les responsables de l'église. Il veut bien que les membres de l'église puissent voir des choses de son optique. Pour faire cela il se sert de sa propre vie et son propre ministère comme exemple.

Lisons le chapitre 4 ensemble.

Nous allons examiner ce passage sous quatre titres. Ce sont des choses que les Corinthiens devaient considérer en regardant des responsables de l'église: Ses actions. Son attitude. Son amour et son autorité.

Ses actions (1-5)

Dans les 5 premiers versets de notre passage Paul parle de comment l'église doit regarder ses actions. Il commence en rappelant aux Corinthiens ce qu'il est. Il se sert de deux mots pour s'expliquer - serviteur et dispensateur.

Il est premièrement un serviteur de Christ. C'est à dire que dans son ministère c'est Christ qui est son maître. C'est Christ qui donne les ordres et c'est Christ qui dirige son travail. C'est aussi à Christ qu'il va devoir rendre des comptes. Ce n'est pas à Paul, ou à d'autres, de décider tout le temps ce que Paul va faire. Au verset 19 quand il parle de la visite qu'il prévoit il dit "si c'est la volonté de Dieu". Il se peut que Dieu à d'autres plans. Cela ne veut pas dire que nous sommes interdits de faire du planning, juste que nous ne connaissons pas l'avenir ou les plans de Dieu. Il faut que nous soyons ouverts à ce que Dieu change nos plans.

Puis Paul dit qu'il est aussi un dispensateur des mystères de Dieu. Nous avons déjà parlé des mystères de Dieu. Ce sont des choses de Dieu qui étaient cachés de vue auparavant mais qui sont maintenant révélées en Jésus-Christ. Mais qu'est-ce qu'un dispensateur? A l'époque de la bible, c'était quelqu'un qui était responsable pour une maison. Le maître d'une maison engagerait un esclave pour gérer les affaires du ménage. Il fallait que le maître ait confiance en cet esclave. Comme ça le maître était libre de faire autres choses, vivre une vie de loisir et profiter de sa maison sans devoir s'en occuper tout le temps.

L'esclave était toujours un esclave mais il avait une position importante dans la maison. A lui la responsabilité de nourrir tous les membres de la maison, de diriger aussi les autres esclaves - il était maître des esclaves de la maison. Le plus grand exemple d'un tel esclave dans la Bible c'est Joseph de l'Ancien Testament. Il travaillait dans la maison de Potiphar comme dispensateur.

Mettons les deux choses ensemble pour voir comment Paul voyez ses actions dans l'église. Les Corinthiens aimaient exalter les responsables qu'ils préféraient. Mais Paul les rappelle le fait que les responsables ne sont que des serviteurs, chargés de nourrir et servir l'église. Paul était serviteur de l'église mais son maître n'était pas l'église, c'était Dieu.

Bien que serviteur ou dispensateur soit une position parfois méprisée c'était aussi pour Paul une position de responsabilité. Au verset 2 il précise ce qui est demandé d'un dispensateur - qu'il soit trouvé fidèle. Fidèle à Dieu, fidèle dans la façon dont il dispense les mystères de Dieu - c'est a dire, sa façon d'enseigner dans l'église. Il ne peut ni ajouter ses propres idées à la parole de Dieu ni changer ce que la parole dit. Il doit prendre au cœur les paroles de Paul à Timothée: "Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité." Si un responsable est fidèle à Dieu et à sa parole l'église peut avoir confiance en lui. Confiance qu'il enseigne la vérité avec prudence et avec soins

Avoir des préférences veut dire toujours que nous avons examiné des choses et que nous avons décidé entre eux. Il semble que Paul était le moins préféré de tous les responsables de l'église. Il avait pas mal de critiques dans l'église. Ce que ces gens critiqué n'est pas précisé par Paul mais il dit qu'il ne pense pas grandes choses de leurs jugements contre lui. Il dit "Pour moi, il m'importe fort peu d'être jugé par vous, ou par un tribunal humain."

Le tribunal humain dont il parle c'est littéralement "Le jour des hommes" en grec. Ceci nous rappelle ce que Paul a dit au chapitre 3 où il a parlé du jour de Dieu, le jour du jugement: "Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun."

Certains dans l'église étaient prêts à apporter un jugement final contre Paul et son ministère. Mais pour Paul ils allaient trop vite. Paul lui-même n'osait pas juger son propre travail. "Je ne me juge pas non plus moi-même," Et il continue: "car je ne me sens coupable de rien; mais ce n'est pas pour cela que je suis justifié." Paul ne veut pas dire qu'il est parfait. C'est certain qu'il ne l'est pas. Mais il sait qu'il n'est pas capable de juger correctement son propre vie et son propre travail. Il pense qu'il a bien fait, il n'y a rien qui sort de sa mémoire pour laquelle il croit mériter une désapprobation. Mais il reconnaît que le fait d'être en paix avec lui-même ne veut pas dire pour au tant qu'il n'a rien fait de mal.

En tant qu'être humains nous sommes limités. Nous ne voyons pas la vie de son début jusqu'à sa fin. Nous ne voyons pas la vraie valeur de nos oeuvres. Il me semble que nous avons certaines tendances quand nous essayons de porter un jugement sur nous-mêmes. Soit nous sommes trop critiques de ce que nous faisons soit nous sommes trop peu critiques de ce que nous faisons. Mais cela ne révèle qu'une chose. Nous sommes pas capables de donner une estimation juste de ce que nous avons fait. Nous sommes trop subjectifs. Il y a un seul qui peut nous juger correctement, le Seigneur. Il connaît nos oeuvres et les motivations pour nos œuvres, choses que personne d'autre ne connaît. C'est pourquoi Paul dit, en effet "Arrêtez de juger! Attendez le jugement du Seigneur, pour moi et pour vous! Seulement à ce moment-là vont les choses devenir claires!"

Cependant à nous tous de regarder notre propre façon d'être. C'était le même Paul qui a dit dans 2 Corinthiens 13 "Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes."

Une des leçons la plus difficile à apprendre pour un responsable dans une église c'est ceci: Ce que Dieu pense de moi est la chose la plus importante. Ce que l'église pense de moi est beaucoup moins important. Comme nous avons vu au verset 2 - Dieu cherche des serviteurs fidèles, ceux qui vont chercher à lui plaire, non pas ceux qui cherchent les applaudissements des hommes.

Tout cela ne veut pas dire qu'un responsable est hors de la portée de ce que pensent les membres de l'église. Paul dit "il m'importe fort peu" et non pas "il m'importe pas de tout." Mais ce n'est pas l'église qui est son juge. Ce n'est pas à l'église qu'il va devoir rendre compte pour son ministère. Encore une fois, Paul est le serviteur de l'église mais l'église n'est pas le maître de Paul. Ses actions et son ministère ne sont pas dictés par l'avis de l'église. Cela ne veut pas dire qu'il puisse faire tout ce qu'il veut. Son Seigneur est toujours son juge. Mais par ses actions il va toujours chercher à faire le meilleur pour l'église.

Son attitude (6-13)

Pour ceux qui connaissent l'histoire vous savez, j'imagine, que les romains étaient des impérialistes.
Pour faire grandir l'empire ils entreraient dans un pays pour le pacifier, entre guillemets, et pour le faire soumettre à la "Pax Romana" - la paix romaine. Parfois pour apporter la paix il fallait la guerre... Le commandant militaire, ou Général, d'une campagne qui a bien réussi et qui a tué au moins 5000 personnes pouvait s'attendre à faire un triomphe à Rome. C'était un grand défilé pour démontrer la puissance de l'armée romaine et pour honorer le commandant. A la tête du défilé serait le commandant avec des musiciens. Il était habillé dans une toge violette et il portait une couronne d'or. Il était suivi par son armée et, sur les charrettes, le butin de la guerre - les choses qu'il a "libéré" du pays vaincu. En dernier était les prisonniers - ceux qui ont étaient capturés et transportés à Rome, parmi eux les chefs des pays. Leur destin était de mourir dans l'arène ou l'amphithéâtre. Tués soit par les animaux comme lions ou ours soit par les gladiateurs. Ils étaient le spectacle - la dernière attraction du programme.

Cette image du triomphe romain est la toile de fond pour ce que Paul dit à partir du verset 6. Premièrement il dit aux Corinthiens qu'il se montre comme exemple. Il le dit pour deux raisons bien précises. Premièrement, il ne veut pas qu'ils dépassent ce que les écritures disent à propos de la valeur et la position des responsables de l'église. Quand ils glorifiaient et exaltaient les responsables ils allaient au-delà de ce que la Bible permet.

Deuxièmement, il ne veut pas non plus que les Corinthiens continuent dans leurs disputes. Pour faire élever leur responsable préféré les membres de l'église étaient prêts à dénigrer les responsables qu'ils n'aimaient pas au tant. Et de tous les responsables associés à l'église il semble que le plus dénigré était l'apôtre Paul lui-même, le fondateur de l'église. Pour Paul la racine des problèmes à Corinthe c'est l'orgueil.

Au verset 7 il fait face à ce problème: "Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?" Les Corinthiens croyaient qu'ils étaient quelque chose de merveilleux à cause des dons de l'esprit qu'ils possédaient et la sagesse qu'ils pensaient avoir. Mais avec ses paroles Paul va essayer de les faire revenir à la réalité. Ce qu'ils sont ils le sont par la grâce de Dieu. S'ils possèdent des dons ils sont des dons qui viennent de Dieu. S'ils sont sages c'est une sagesse qui vient de Dieu. S'ils sont riches ce sont les richesses qui viennent de Dieu. Ils ne sont pas originaires de ce qu'ils possèdent. Il n'y a pas de place pour se glorifier. Ceux qui se glorifient ainsi montrent qu'ils n'ont pas compris ce qu'ils sont en Jésus-Christ ou la nature de la vie chrétienne - sujet des versets suivants: "Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous!"

C'est une déclaration avec un ton ironique, même sarcastique: "Vous êtes déjà rassasiés, vous êtes déjà riches, vous avez déjà commencé à régner. Vous-êtes certains de cela? Ah, si seulement c'était le cas nous régnerons aussi avec vous!"

Reprenons l'image du triomphe romain - les Corinthiens se croyaient à la tête du défilé. Les honorés, les glorifiés. Ils croyaient être déjà arrivés à recevoir toute la gloire du royaume de Dieu. Ils régnaient!! Mais Paul dit qu'il se trouve en dernière position - condamné à mourir. Et c'est là la place que Dieu lui a accordé, une place d'humilité, une place de souffrance pour l'évangile. Paul se rend bien compte que dans les plans de Dieu la gloire vient après la souffrance. Il est vrai qu'en Christ nous sommes déjà comblés de richesses spirituelles. Mais nous n'avons pas encore tout reçu. Ce que nous vivons, ce que nous voyons, même avec les dons merveilleux de Dieu, n'est qu'un avant goût de tout ce qu'il prépare pour nous, pour ceux qui l'aiment. Croire que nous avons déjà reçu tout de la main de Dieu nous amène à l'orgueil parce que nous serons tentés de juger ceux qui nous considérons moins spirituels, ceux qui n'ont pas reçu ce que nous avons déjà reçu nous-mêmes. C'est pourquoi Paul a dit "Sans nous vous avez commencé à régner." Les Corinthiens pensaient qu'ils avaient dépassé spirituellement même les apôtres! Quelle audace.

Au verset 10 Paul continue - "Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés!"

Encore il essaye de secouer les membres de l'église. Pour les Corinthiens être vu comme sages, forts et honorés était important. Ils vivaient dans une culture où les gens faisaient grand cas des telles choses. Mais le message de la croix c'est la folie, la faiblesse et le mépris aux yeux de ceux qui ne l'acceptent pas. Comme exemple Paul montre aux Corinthiens ce qu'il a vécu tout la long du chemin de son ministère. "Jusqu'à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains." Il parle d'un travail difficile, les privations physiques et les épreuves personnels.

Pour suivre l'appel du Seigneur Paul a abandonné une position prestigieuse dans la secte des Pharisiens. Il était un homme avec un bel avenir. Et il a renoncé à tout pour suivre Jésus. Il y a plein d'autres exemples dans la bible et dans le monde moderne. Il y a des histoires sans nombre des gens qui ont renoncé aux conforts et aux richesses du monde pour suivre Christ. Et ils sont idiots, stupides aux yeux du monde, aux yeux des leurs amis et même, parfois, aux yeux d'autres membres de leur famille.

Voici un résumé de l'histoire d'un missionnaire des années 50 qui s'appelait Jim Elliot. Elliot et son ami Peter Fleming sont arrivés en Equateur en février 1952. Ils sont venus pour évangéliser la tribu des indiens Quichua. Pendant qu'ils travaillaient avec les indiens Quichua Elliot était en train de préparer une mission pour aller à la rencontre de la tribu des indiens Huaorani. C'était une tribu féroce et violente.
Avec quatre d'autres missionnaires Elliot a su contacter les Huaorani - ils se sont servis d'une porte-voix pour parler d'un avion et un panier pour faire descendre des cadeaux. Après quelques mois ils ont établi un camp tout près du village des indiens. En janvier 8, 1956, après avoir traité en ami quelques membres de la tribu, une dizaine d'hommes du village sont venus massacrer Elliot et ses compagnons.

Dans son journal personnel pour le 28 octobre 1949 Jim a écris quelques mots: "Il n'est pas fous celui qui renonce à ce qu'il ne peut pas garder, pour gagner ce qu'il ne peut pas perdre." Comme Paul, Jim Elliot voyait au-delà de ce monde et de ce qu'il pouvait posséder dans ce monde.

Paul montre aussi son attitude - "injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté." Par son propre exemple Paul nous montre comment réagir face aux jugements et critiques injustes, il montre ce qu'il faut faire quand les gens parlent contre nous aux autres. Il pense surtout aux responsables de l'église mais ses paroles sont d'application pour chacun d'entre nous. Il parle des attaques qui viennent des croyants aussi bien que des attaques qu'il a reçues des non-croyants. Quelqu'un a dit que l'armée chrétienne c'est la seule armée qui tire sur ses propres soldats. Le fusil c'est souvent la langue, les balles sont les paroles de ceux qui veulent blesser. Malheureusement dans l'église il n'y a pas d'immunisation contre le pouvoir de la langue.

Mais pour ceux qui sont tiré dessus, pour ceux qui sont blessé dans les guerres entre chrétiennes, il n'y a qu'une seule façon à réagir - comme Paul a fait, et lui, il a fait ce que Jésus a fait.

Réagir ainsi montre encore une fois la folie de la croix aux yeux du monde. Nous ne nous vengeons pas. Nous bénissons. Nous ne retournons pas le mal pour le mal. Nous parlons avec bonté. Quelle attitude incroyable.

Son amour (14-18)

Quand nous arrivons au verset 14 les choses deviennent un peu plus difficiles à saisir. Ce que Paul dit dans ces versets dépend de sa relation spéciale avec l'église de Corinth. Malgré ce qu'ils disent maintenant contre lui, Paul est toujours le fondateur de l'église. Il y a très peu de responsables dans nos églises aujourd'hui qui peuvent dire qu'ils ont implanté l'église dans laquelle ils travaillent. Je n'en connais que quelques-uns. Cependant, il y a toujours des principes à retirer et à apprendre de ce que Paul dit.

Après les choses dures que Paul a dit aux Corinthiens il change un peu sa façon de parler. "Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile. Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs."

Paul peut dire ce qu'il a dit parce qu'il aimait l'église de Corinth. Il l'a implanté. Il était le père spirituel de l'église. C'est par lui que beaucoup de membres de l'église sont venus à la foi. Il ne se sert pas de cette position pour imposer sa volonté mais pour exhorter les membres de l'église à faire ce qu'ils devaient faire.

Mais qu'est-ce que c'est dans nos églises? Moi, je suis le pasteur de cette église. Samy et Alain sont membres du Conseil de Poste avec une certaine responsabilité dans l'église. Mais nous ne sommes pas les fondateurs de l'église. Il y a certains dans l'église pour lesquels nous pouvons dire, peut-être, que nous sommes pères spirituels, mais pas pour toute l'église. Nous sommes plutôt des guides dont Paul parle au verset 15. Ce sont ceux qui sont là pour aider, encourager et diriger. Est-ce que cela veut dire que nous n'avons rien à dire à l'église?

Non, il me semble que le principe que nous devons retirer de ce que Paul dit c'est le principe de l'amour. En générale un père aime ses enfants avec un amour fort et sacrificiel. Un père se donne pour ses enfants.

Est-ce que les responsables de l'église ont un tel amour pour l'église? Si oui, il me semble qu'ils ont le droit d'enseigner et surtout de corriger l'église. Une personne qui ne connaît pas l'église peut l'enseigner mais il me semble qu'il n'a pas le même droit de la corriger, ou la critiquer. Un responsable qui aime l'église peut l'appeler à se repentir et à se corriger. Et il y a plus de possibilité que sa correction sera acceptée par l'église Ceci parce que l'église reconnaît son amour et son désir de la bénir.

Nous connaissons tous la phrase "Tel père, tel fils". Quand nous l'entendons c'est souvent parce que quelqu'un veut souligner les fautes du père. Mais dans ces versets Paul veut bien encourager les Corinthiens à être ses imitateurs. De voir les choses comme il les voit, faire des choses comme il les fait. Il semble que dans l'église de Corinthe ils ont bien reçu l'enseignement qu'ils avaient de la part de Paul et les autres, mais ils ne l'ont pas assimilé. C'est à dire, ils avaient une connaissance de la théologie et de la doctrine, mais ces choses ne touchaient pas à leur façon de vivre. Ce problème n'est pas limité à l'église de Corinth. C'est notre tendance aussi. Il est beaucoup plus facile d'écouter un message que de le mettre en pratique par la suite. C'est pourquoi nous avons besoin des exemples, des modèles, des gens qui nous montrent la voie à suivre.

Les responsables de l'église sont chargés à être des exemples pour l'église. Ils doivent vivre d'une manière telle que les autres puissent dire "Oui, je veux bien être comme lui, je veux bien faire comme lui." Cela ne veut pas dire que les responsables sont parfaits - loin de ça. Mais comme nous imitons Christ vous pouvez nous imiter. Les responsables de l'église sont responsables d'enseigner et de vivre ce qu'ils enseignent.

Son autorité (19-21)

Au verset 19 Paul parle de son autorité. Il dit aux Corinthiens qu'il va venir les voir. Et ils puissent choisir la façon dont il vienne: en douceur ou avec une verge. Ces paroles montrent qu'il a toujours de l'autorité dans l'église. Ceci malgré ce que certains pensent. Il semble qu'il y avait des gens dans l'église qui parlaient contre Paul parce que, simplement, il n'était pas présent. Au moment où il a écrit cette lettre il travaillait dans une autre église - l'église d'Ephèse. Mais il a un projet de venir voir l'église à Corinth. Il veut voir comment ce qui est enseigné dans l'église est vécu au quotidien. Est-ce qu'il y a une correspondance entre l'enseignement et la pratique? Est-ce qu'il y a de la croissance, est-ce qu'il y a de la transformation, ou est-ce qu'il y a encore des disputes, des querelles et des problèmes?

La puissance dont il parle au verset 20 c'est la puissance de l'évangile d'effectuer une transformation dans la vie de celui qui l'entend. La philosophie, la rhétorique et la sagesse humaine n'ont pas de pouvoir de changer une vie. Ils ne sont que des paroles. Paroles qui ont pris le dessus dans l'église de Corinth. Paroles qui ne font que détruire et faire mal. Mais la parole de Dieu quand elle est appliquée dans la vie d'un croyant par l'Esprit de Dieu a un effet transformateur. La parole de Dieu est efficace pour nous changer la vie si nous nous soumettons à elle.

Paul est un prédicateur de cette parole de Dieu. Il est dispensateur des mystères de Dieu, serviteur de Dieu. Tant que ce rôle lui reste confié, tant qu'il reste fidèle à la parole de Dieu il a l'autorité de Dieu pour exercer son ministère au sein de l'église de Corinth. Et il veut bien voir si ceux qui se disent "sages", sont ses égaux ou s'ils ne sont que du vent, ceux qui parlent mais qui ne disent rien de valeur.

Pour chaque responsable d'une église son autorité vient simplement de Dieu tant qu'il reste fidèle à la parole de Dieu. C'est la parole de Dieu qui lui donne sa direction et ses limites dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait. La sagesse humaine n'a pas de place dans ses enseignements ou ses conseils.

Au début Paul a dit "Ainsi, qu'on nous regarde comme des serviteurs de Christ."
Il parlait de ce qu'il a déjà dit aux chapitres 1, 2 et 3 à ce qui concerne les responsables de l'église. Au chapitre 4 il termine son discours à ce sujet mais il parle toujours de comment les Corinthiens devaient regarder des serviteurs de Christ. C'est ainsi que l'église doit aussi regarder ses responsables aujourd'hui. Il faut que nous considérions ce que nous voyons dans la vie des responsables - non pas pour les juger et critiquer mais pour les imiter comme ils imitent Jésus. Nous pouvons poser la question: "Qu'est-ce que nous voyons comme actions, attitudes, amour et autorité?"


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