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1 Corinthiens 7:25-40

Comment vivre alors?

Ce matin nous continuons dans 1 Corinthiens chapitre 7. Chapitre dans lequel Paul donne des conseils pratiques pour comment vivre la vie chrétienne. Au début du chapitre il a parlé beaucoup du mariage et du célibat. Il a expliqué aux Corinthiens que les deux états son dans les plans de Dieu pour son peuple et on n'est pas plus spirituel par ce qu'on fait, ou ne fait pas dans ce domaine. A partir du verset 17 Paul à présenté les fondements de son enseignement dans le chapitre entier : que chacun reste là où il était quand Dieu lui a appelé. Paul ne cherche pas à bouleverser la société ou provoquer une révolution du peuple et il ne veut pas que des nouveaux chrétiens abandonnent leur ancien état pour chercher, simplement, à être plus spirituel. Quand il arrive au verset 25 Paul commence à reparler du mariage et il donne encore des conseils aux chrétiens de l'église de Corinth.

Lisons 1 Corinthiens 7:25-40 ensemble.

Comme je vous ai dit la semaine passée ce chapitre n'est pas facile à interpréter. Le grec que Paul utilise est parfois ambigu, toujours nuancé, souvent difficile à comprendre et, par conséquent, difficile à traduire. Comme la dernière fois nous avançons avec prudence sans vouloir être dogmatique. C'est ici que je veux mettre une petite parenthèse concernant la bible et les versions différentes qui nous sont disponibles de nos jours.

Les Corinthiens parlaient le grec. L'Apôtre Paul parlait aussi le grec. Quand les Corinthiens lisaient les paroles de Paul ils les comprenaient tout de suite. En plus, comme nous le savons, la lettre de Paul aux Corinthiens est, en partie, une réponse aux questions qu'ils ont posées à Paul. Il y avait une relation déjà établie entre Paul et l'église de Corinth. Ils se connaissaient. Pour nous, ici, aujourd'hui, environ 2000 ans plus tard les choses ne sont pas toujours aussi claire. Nous parlons le français et non pas le grec. Nous connaissons ni les Corinthiens ni l'Apôtre Paul. Nous n'avons que ses écrits, ce qui nous donne, en plus, qu'un côté de la conversation.

Si vous êtes déjà parti dans un pays étranger, même si vous connaissez déjà un peu la langue de son peuple, vous savez que communiquer n'est pas toujours facile. Il y a parfois plusieurs façons d'exprimer, dans cette autre langue, une seule de vos pensées. Certains mots ont plusieurs significations. Nous trouvons qu'il n'y a pas toujours une correspondance directe entre un certain mot dans notre langue et un seul mot dans l'autre langue. Traduire c'est difficile. Quand nous lisons la bible nous lisons une traduction, et dans chaque traduction nous nous trouvons face aux choix des traducteurs. Ceux qui ont fait nos traductions ont dû surmonter toutes les difficultés, et d'autres en plus, que je vient de souligné. Cela veut dire qu'aucune traduction n'est parfaite. Certaines traductions capturent le sens d'une certaine phrase mieux que d'autres. Et nous pouvons profiter de la diversité des traductions qui sont à notre disposition.

La version que nous utilisons le plus souvent à l'église c'est la version Segond, nouvelle édition de Genève - une traduction de la bible qui date de 1979. C'est une très bonne traduction. Mais elle a ses points faibles et nous en rencontrons quelques-uns uns dans 1 Corinthiens 7:25-40. C'est pourquoi j'ai choisi de lire notre passage de la version Nouvelle Bible Segond de 2002. Cette traduction a pu profiter de certaines avances dans l'étude du grec des premiers siècles. A cause de cela, elle rend un peu plus claire ce que Paul dit aux Corinthiens.

Ayant dit tout cela, quelques 'trucs' en plus.
Dans nos traductions il n'y a pas beaucoup de passages difficiles où il faut faire un choix entre traductions. Nos traductions sont fiables. Il n'y aucune différence entre traductions qui touchent aux croyances fondamentales de notre foi. Se servir de plusieurs traductions peut nous aider à mieux comprendre le sens d'un passage - nous voyons comment plusieurs personnes l'ont traduit et nous pouvons en tirer certaines conclusions. Mais il ne faut jamais sauter de traduction en traduction pour essayer de soutenir nos préjugés. Quand nous étudions la bible notre but est toujours de comprendre ce qu'elle nous dit, de la laisser parler - même quand cela est peu confortable. Il ne faut pas imposer nos idées sur elle, c'est à dire il ne faut pas venir à la bible déjà décidé de ce qu'elle va nous dire, ou de ce que nous voulons qu'elle nous dise.

Pour terminer, il ne faut pas croire que seulement les érudits peuvent étudier la bible, nous ne sommes pas obligés d'avoir une connaissance du grec ou d'hébreux avant de lire et comprendre la bible. Quelqu'un a dit que la bible est comme un lac dans lequel un enfant puisse faire trempette et dans lequel on puisse noyer un éléphant.

Plongeons dedans alors... Paul a commencé le chapitre en disant "Pour ce qui concerne" - il répond aux questions posées par certains membres de l'église de Corinth. L'église de Corinthe n'est pas toute nouvelle au moment où Paul écrit sa lettre mais il y a quand même pas mal de nouveaux chrétiens dans l'église. Ils n'ont pas passé beaucoup de temps dans la foi, et ils ont des questions. C'est naturel qu'ils se tournent vers Paul, le père de l'église pour poser leurs questions. Voici une source de questions. L'autre c'est le fait qu'il y avait certains dans l'église qui se croyaient déjà bien établi dans la foi mais qui étaient, en réalité et, selon Paul, toujours des bébés. Ces gens croyaient avoir toutes les réponses à toutes les questions. Ils mettaient de la pression sur les autres de faire ce qu'ils disaient. Mais pour finir ils étaient en train de mal diriger les autres et il semble que c'est ceux qui subissaient cette "direction spirituelle" qui posent des questions à Paul.

Paul répond premièrement comme un pasteur et deuxièmement comme un théologue. Il veut instruire et guider les chrétiens de Corinth. Il veut leur bien. Il veut qu'ils vivent la vie chrétienne avec sagesse. Il faut un peu de théologie pour faire passer le message bien sur mais Paul cherche à donner un enseignement pratique qui va les aider dans leur quotidienne. Comme j'ai dit la semaine passée nous allons regarder ce passage sous deux titres:
Ne soyez pas absorbé par ce monde - du verset 25 au verset 35.
Vivre avec sagesse - du verset 36 à la fin.

Ne soyez pas absorbé par ce monde

"Pour ce qui concerne les vierges, je n'ai pas d'ordre du Seigneur; mais je donne un avis en homme qui, grâce à la compassion du Seigneur, est digne de confiance. Voici donc ce qui me paraît bien, à cause de la nécessité présente; il est bien pour chacun d'être ainsi."

Nous pouvons poser tout de suite deux questions:
Qui sont les vierges de l'église à Corinth, de qui parle-t-il?
Qu'est ce que le problème avec ces vierges dans l'église de Corinth?

Pour la première question la réponse est assez simple même si pour nous le mot "vierges" est un peu malheureux. C'est un mot qui porte un certain bagage qui n'est pas nécessairement très utile. Paul parle simplement de ceux, hommes et femmes, dans l'église qui ne sont pas encore mariés. Ce sont soit ceux qui sont déjà fiancés ou ceux qui considèrent le mariage.

Qu'est-ce que le problème alors? Nous ne connaissons pas la question qui a été posée par les Corinthiens. Mais quand nous lisons les versets suivants nous voyons qu'il y avait quelque chose qui se passait dans les environs de Corinthe que Paul appelle la "nécessité présente ". Il semble qu'à cause de cette "nécessité" ceux qui se considérent plus spirituels, nous allons les appeler les "ascétiques", profitent de la situation. Les ascétiques mettent de la pression sur les "vierges" de ne pas se marier. Mais c'est pour des raisons, soit disant, spirituelles - qu'un homme, ou une femme reste pure en s'abstenant des relations sexuelles. C'est le même raisonnement qui a conduit ces mêmes ascétiques à dire que "il est bien pour l'homme de ne pas toucher de femme" au verset 1. Sentiment avec lequel Paul n'était pas d'accord. Nous parlerons de la nature de la "nécessité présente" dans quelques instants.

Paul estime que les vierges de l'église de Corinthe doivent agir d'une certaine manière, manière qui concoure avec ce qu'il a déjà dit au verset 24: "Que chacun demeure... dans la condition où il était lorsqu'il a été appelé." Il continue ainsi "Tu es lié à une femme? Ne cherche pas à rompre. Tu n'es pas lié à une femme? Ne cherche pas de femme." Lié ici veut dire fiancés. Paul parle aux hommes mais ce qu'il dit comprend toute vierge.

Juste avant de dire pourquoi il donne de tels conseils il dit "Si toutefois tu te mariais, tu ne pécherais pas; et si la vierge se mariait, elle ne pécherait pas." Une des choses que disaient les ascétiques était que se marier était un péché parce que, pour finir, c'était abandonner ses devoirs envers Dieu. Paul veut mettre à l'aise ceux qui ressentent la pression des arguments des ascétiques. Par la suite Paul va dire que rester seul, célibat c'est le meilleur choix entre deux choses de bonne. Mais ses raisons sont des raisons pastorales et non pas spirituelles. Il dit ceci: "mais les gens mariés connaîtront la détresse, et moi, je voudrais vous épargner." Se marier n'est pas question de moralité ou de péché mais question de ce qui est pratique et sage dans la "nécessité présente". Qui nous amène à demander "Qu'est ce que cette "nécessité présente"?

"Nécessité présente" est une traduction très littérale de ce que nous pouvions aussi appeler "des temps difficiles". Quelle était la nature de ces temps difficiles? Nous ne savons pas avec certitude. Selon les commentateurs il y a trois grandes possibilités:

1. La fin des temps, les derniers jours - la période entre l'Ascension et le retour de Christ.
2. Un temps de persécution de l'église.
3. Un problème local comme une famine ou autre.

Je crois que nous pouvons dire tout de suite que le premier ne nous donne pas toute l'histoire. Cependant, cette notion des derniers temps doit informer notre compréhension de ce que Paul dit. Paul parle beaucoup des derniers jours, la fin des temps, le jugement et le retour de Christ dans ses lettres mais il n'encourage jamais les chrétiens de ne faire pas ce qui est normale "entre-temps". C'est-à-dire, Paul s'attend à ce que nous vivions la vie pleinement et sainement en attendant le retour de Christ. En plus, il me semble que si nous essayions d'appliquer trop rigidement ce que Paul dit à toute la période entre l'Ascension et le retour de Christ il n'y aura personne qui se marie parce que Paul dit qu'il le vaut mieux pas!

Il est vrai que nous vivons dans une certaine période de l'histoire mais pour autant cela ne veut pas dire que nous ne continuons pas la vie "comme d'habitude". Il me semble alors qu'il faut donc décider entre deux choses plus concrètes : la persécution de l'église ou un problème local de la ville de Corinth. Les deux sont raisonnable. 10 ans (plus ou moins) après Paul a écrit cette lettre l'empereur Néron a commencé sa grande persécution de l'église. Rome a pris feu et Néron a attribué la faute aux chrétiens. Ce qu'il a fait de retour était horrifique - il a persécuté l'église, il a mis à mort des chrétiens dans les cirques. Il les a fait brûler comme des lampes dans son jardin lors des fêtes. Depuis son début l'église a connue la persécution, mais il n'y a pas beaucoup de preuve que c'est ceci qui se passait à Corinth. Il semble donc que Paul pense à une situation locale de Corinthe qui rendrait la vie plus difficile pour un homme qui avait une femme et peut-être aussi des enfants à charge. Plus que cela nous n'osons pas dire.

Ce que Paul dit c'est que ce n'est pas une bonne idée de fait des grands changements dans notre façon de vivre au plein milieu d'une crise. Le timing est important dans nos décisions. Parfois il faut attendre, parfois il faut remettre à plus tard une idée ou un désir. Pour les vierges de Corinthe Paul les conseil de rester, pour le moment, comme ils étaient, comme ils sont. Comme cela ils vont éviter certaines troubles. Mais, s'ils décident d'avancer et se marier ils n'ont pas péché. Comme j'ai déjà dit, c'est une question de sagesse et non pas de moralité.

A partir du verset 29 Paul prend un peu de recule, il veut peindre un tableau plus large, mettre les choses dans leur contexte. "Voici ce que je dis, mes frères: le temps se fait court; désormais, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient pas, ceux qui pleurent comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui se réjouissent comme s'ils ne se réjouissaient pas, ceux qui achètent comme s'ils ne possédaient pas, et ceux qui usent du monde comme s'ils n'en usaient pas réellement, car ce monde, tel qu'il est formé, passe."

Nous vivons à la lumière de l'éternité. Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes pas du monde et notre regard sur le monde et les choses du monde n'est pas comme ce d'un non-croyant. En tant que chrétiens nous vivons avec la tension entre "maintenant" et "à venir". Le royaume de Dieu est établi dans nos cœurs, le Seigneur règne, nous vivons avec les prémices de toutes les promesses de Dieu. Mais nous n'avons pas encore hérité tous ce que nous allons avoir au retour de Jésus. Il ne faut pas donc s'attacher trop au choses de la vie ici-bas parce qu'elles vont disparaître.

Brève est notre vie entière, Frêle comme un lis des champs.
Qui demain sera poussière. Et qu'emporte au loin le vent.
Gloire, gloire, gloire, gloire,
Gloire au Dieu toujours vivant!

S'il fallait arrêter à la fin du deuxième ligne de ce chant nous serions les plus malheureux du monde! Mais nous pouvons chanter "gloire" parce que notre avenir c'est avec Dieu. Et cela va avoir un impact sur notre quotidienne. Etre marié ou être célibataire fait partie de cette vie terrestre. Comme c'est écrit dans l'évangile de Marc "En effet, quand on se relève d'entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme des anges dans les cieux."
Et nous devons vivre avec cette réalité. Notre temps ici-bas est court. Ce monde est une chose temporaire.

Une des choses que j'ai la joie de faire de temps en temps c'est passer du temps avec Alain pour parler des prédications que nous faisons. Jeudi j'ai eu l'occasion de lire la prédication qu'il va apporter le 10 mai. Sans vouloir couper l'herbe sous son pied je peux dire que Alain va approfondir ce sujet la semaine prochaine dans ce qu'il va dire - et tout sans concertation entre nous deux.

Ce que Paul veut faire passer c'est qu'il ne faut pas être absorbé par ce monde et toutes ses attractions et ses distractions. Quand il dit "que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient pas," il n'incite pas les Corinthiens à se divorcer ou abandonner leurs époux et épouses. Il se sert de la rhétorique, même l'exagération, pour enfoncer ce qu'il dit.

Le Français Jean Calvin a dit: "Toutes les choses qui appartiennent à l'usage de la vie présente sont saints dons de Dieu mais nous les polluons quand nous en abusons. Si on demande la raison nous trouverons que c'est d'autant que nous songeons toujours une perpétuité en ce monde. Car il advient de cela que ce qui nous devait aider pour passer au contraire nous tient empêtrez."

Puis Paul élabore ce qu'il voulait dire quand il a dit "je voudrais vous épargner" au verset 28.
"Or je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, il se demande comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, il se demande comment plaire à sa femme - et il est partagé. De même la femme sans mari, comme la vierge, s'inquiète des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d'esprit. Celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, elle se demande comment plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt; ce n'est pas pour vous tendre un piège, c'est pour que vous fassiez ce qui est convenable et que vous vous attachiez au Seigneur sans distraction." A ce point-ci le passage nous pousse à nous poser une question. Est-ce que Paul veut dire que le mariage est moins bon que rester célibataire? La réponse: cela dépend. Qu'est-ce que nous voulons dire par "moins bon"? Si nous voulons dire que le célibataire est forcement plus spirituel que le marié parce qu'il, ou elle, n'a pas de contraint pour servir le Seigneur je crois que la réponse de Paul à notre question sera "Non". C'était les ascétiques qui disaient qu'être seul c'est le meilleur état pour un chrétien, qu'un chrétien puisse être plus pur sans les contraints d'un conjoint.

Mais dans ce qu'il dit Paul prend une position plus pratique que théologique. C'est un simple fait qu'un célibataire peut avoir plus de temps libre pour poursuivre les affaires de son maître et Seigneur. Ceux qui ont cette liberté d'action peuvent mieux répondre à certaines possibilités de service. Mais ils ne sont pas, à cause de cela, plus spirituel.

Ceux qui sont marié ont d'autres choses à faire. Ils sont moins libres - d'une certaine manière. Mais est-ce que s'occuper de sa famille rend un homme moins spirituel? Est-ce que s'occuper de sa famille rend une femme moins spirituelle?

Qu'est-ce que nous faisons avec le temps qui nous est disponible? Est-ce que c'est consacré au Seigneur? Nous avons chacun 24 heures par jour à vivre. Le célibataire n'en a pas plus, le marié n'en a pas moins. Qu'est-ce que nous faisons avec? Vivons-nous pour Christ ou pour nous-mêmes? C'est cela qui va déterminer qui est spirituel - qu'il soit marié ou célibataire.
Paul de dédaigne pas le mariage même s'il préfère le célibat pour lui-même et pour ceux qui peuvent recevoir le don du célibat. Chacun d'entre nous doit chercher d'abord le royaume de Dieu.

Vivre avec sagesse

Quand nous arrivons au verset 36 nous nous trouvons devant un des plus difficiles des passages dans les écrits de Paul. Il y a au moins deux façons de traduire les versets 36, 37 et 38. Puis l'interprétation de ces versets n'est pas de tout facile

Adressons-nous au premier problème. La Segond édition de Genève dit: "Si quelqu'un regarde comme déshonorant pour sa fille de dépasser l'âge nubile, et comme nécessaire de la marier, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pèche point; qu'on se marie. Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l'exercice de sa propre volonté, et qui a décidé en son cœur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien. Ainsi, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux."

La Nouvelle Bible Segond dit: "Mais si quelqu'un estime qu'il agit de façon inconvenante envers sa vierge, s'il déborde de passion et qu'il doive en être ainsi, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pèche pas; qu'ils se marient. Mais celui qui est bien résolu dans son cœur, sans contrainte et en pleine possession de sa volonté, et qui a décidé en son cœur de respecter sa vierge, celui-là fera bien. Ainsi, celui qui épouse sa vierge fait bien, celui qui ne l'épouse pas fera mieux."

La première version parle comme si le "quelqu'un" du verset 36 était un père qui est responsable pour sa fille. Sa fille devient un peu plus âgée et il semble que c'est le moment de lui trouver un mari avant que ce ne soit trop tard. Cet homme doit décider ce qu'il va faire.
La deuxième parle comme si le "quelqu'un" du verset 36 était un homme fiancé qui se demande s'il faut avancer vers le mariage ou rester "comme il est".

Comment est-ce possible d'avoir deux traductions aussi différentes? La difficulté vient du fait que le grec de ce passage n'est pas de tout facile à traduire, c'est ambigu. Pour ceux qui aimeraient en savoir plus vous pouvez me trouver après. Une chose qui rend ce passage difficile à comprendre c'est le fait qu'il nous manque une idée claire de comment les choses se passaient dans la société à cette époque-là. Est-ce que les mariages étaient décidés par les parents du garçon et de la fille? Ou, est-ce qu'il y avait la liberté pour les couples de décider eux-mêmes. Nous ne savons pas exactement.

Quelle traduction à suivre alors? Pour finir, il y a des bons arguments des deux côtés. Vous n'allez pas tomber dans l'erreur si vous préférez l'une sur l'autre parce que le principe qui se trouve dans les deux traductions c'est le même - que chacun vive avec sagesse. Cependant, pour ce matin, il faut choisir. Pour moi, suite a ce que j'ai étudié, je préfère la deuxième traduction. Il faut dire que j'ai hésité entre les deux! Cette traduction s'accorde mieux avec ce que Paul a dit précédemment quand il s'est adressé à ceux qui ne sont pas encore mariés. Ce passage, il me semble, est la suite logique de ce qu'il a déjà dit. Selon un des commentateurs que j'ai lu "il y a, quand même, des difficultés qui entourent cette ... explication parce que nous avons la tendance d'interpréter ce texte selon notre culture et notre époque. A cause de ces incertitudes il veut mieux ne pas être dogmatique." C'est-à-dire, avançons avec humilité.

Comme je vous ai déjà dit, il me semble que le principe qui se trouve ici s'est "Vivre avec sagesse". Pour les fiancés il y a toute sorte de pressions sur leur couple. Ce qu'ils doivent faire, ce qu'ils ne doivent pas faire. Et il faut la sagesse pour décider quoi faire.

Une des choses que Paul vise c'est la pureté sexuelle. S'il s'adresse à l'homme du couple, ce qui me semble raisonnable, il dit, en effet "Si vous avez difficile à vous abstenir des relations sexuelles - mariez-vous! Mieux cela que tomber dans le péché." Mais, étant donné les "temps difficiles", si le couple peut résister aux tentations il vaut mieux attendre. Ici ce que dit Paul sur le mariage prend une dimension morale. Il veut que le couple reste pur, saint, obéissant à Dieu. Mais nous trouvons que derrière son désir que le couple reste pur il a un autre concerne: servir Dieu. Ce qu'il a déjà dit au verset 35 "c'est pour que vous fassiez ce qui est convenable et que vous vous attachiez au Seigneur sans distraction" est aussi d'application ici. Si la vie du couple et bien réglé le couple peut se dévouer au Seigneur. Ils peuvent fixer leurs yeux sur celui qui compte le plus dans la relation.

Paul dit à l'homme qu'il doit être certain lui-même de ce qu'il fait. S'il décide d'attendre c'est parce que c'est ce qu'il croit le meilleur. S'il décide de se marie c'est parce que c'est ce qu'il croit le meilleur. La pression des autres, surtout les ascétiques ne doit pas influencer son choix à lui. C'est un principe qui tient pour nous tous, aussi bien dans le domaine spirituel que terrestre. Ce que nous décidons nous avons le droit de décider sans contraint. Si quelqu'un nous harcèle, si quelqu'un pose des questions sur notre spiritualité nous serons tentés de suivre leurs demandes et non pas décider nous-mêmes devant le Seigneur.

Cela doit nous interpeller tous, surtout si nous sommes parmi ceux qui mettent la pression! Il faut laisser à chacun la liberté de faire ses propres choix, sans essayer de le contraindre. Surtout il ne faut pas se servir des moyens soit disant "spirituels" pour essayer de pousser quelqu'un dans une certaine direction. Dire "Dieu m'a dit que tu dois..." est de la manipulation et non pas de l'esprit. Si Dieu veut que quelqu'un fasse quelque chose de particulier il est capable de le dire lui-même. Cela ne veut dire qu'il ne faut jamais donner des conseils. Juste qu'il ne faut pas manipuler une personne pour avoir, pour finir, ce que nous voulons. Nous pouvons dire aussi qu'il y a des choses dans la vie ou nous avons un libre choix. Nous devons choisir entre deux choses qui sont aussi bon l'un que l'autre. Il n'y a pas de règle sur lequel nous pouvons nous appuyer. Mais il est possible de demander à Dieu sa sagesse. Et il promis de nous aider, comme Jacques 1:5 nous le dit: " Si l'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous généreusement et sans faire de reproche, et elle lui sera donnée."

Pour finir Paul s'adresse aux veuves. Et c'est conseils sont simples. Il faut qu'elles restent mariées aussi longtemps que leur époux est vivent - tout en tenant compte de ce qu'il a déjà dit aux versets 1 à 17. Quand leur marie décède elles peuvent choisir ce qu'elles font. Soit se remarier, soit rester seule. Selon Paul elles seront plus heureuses si elles restent seules. Elles ne vivront pas les difficultés qui ont les mariés. Mais, encore une fois, le choix est libre, avec un seul contraint. Le nouveau mari doit être un chrétien. J'hésite à dire plus ici parce que je sais bien que le sujet de qui l'on puisse marier est énorme. Je ne saurai pas m'adresser à tout ce sujet ce matin d'une manière satisfaisante. Nous y reviendrons dans l'avenir!

Conclusions

Comme j'ai déjà dit, 1 Corinthiens 7:25-40 n'est pas un passage facile. Mais nous pouvons en tirer des principes qui sont pour nous aujourd'hui.
Ne soyons pas absorbé par ce monde. Il est temporaire et notre destin c'est la vie éternelle. Cependant profitons-en dans les limites de ce qui est sain, édifiant et utile pour notre vie chrétienne.

Vivons avec sagesse. Faisons nos choix selon ce qui est bon aux yeux de Dieu et non pas ce que veulent les autres. Dieu nous donnera la sagesse si nous le lui demandons.
Au-dessus de tout - attachons-nous au Seigneur sans distraction.


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