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1 Corinthiens 8:1-13

Les limites de la liberté

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#1
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Manon Roland, devenue par mariage vicomtesse Roland de la Platière est une figure de la Révolution française. Juste avant sa mort à la guillotine le 8 novembre 1793, elle a énoncé le suivant: "O Liberté, que de crimes on commet en ton nom!"

#1 Ce matin nous allons parler de la liberté chrétienne et l'Apôtre Paul va montrer quelles sont les limites à cette liberté. Lisons 1 Corinthiens 8 ensemble.

Quand il était tout petit Zachary, mon fils, était très intéressé par les détecteurs de métal. Il croyait que s'il en avait un il trouverait du trésor dans notre jardin. Il n'en a jamais eu et nous n'avons jamais trouvé du trésor dans notre jardin. Mais l'image du détecteur de métal va nous aider un peu ce matin. Parfois lire et étudier un passage de la bible c'est comme aller chercher du trésor avec un détecteur de métal. Il se peut que nous arrivions sur un lieu, une plage par exemple, et il y a plein de trucs en métal et notre détecteur fait "bip, bip, bip" tout le temps. Cela est comme un passage où tous les pépites d'or sont à la surface. Nous n'avons pas difficile à trouver quelque chose qui nous enseigne, édifie et encourage. Et tant mieux! Mais il se peut que nous nous trouvions quelque part où notre détecteur reste silencieux. Pas un "bip" nul part il nous semble. Le travail devient ardu, il faut être dévoué à la tâche, être patient avant d'entendre le petit "bip" qui nous dit qu'ici se trouve du trésor.

Pour moi ce passage me semble comme ce deuxième lieu. Il est difficile de voir où se trouve le trésor. Mais il y en a! Nous allons devoir creuser un peu pour comprendre et appliquer ce passage à notre vie courante. Ceci n'est pas parce que le passage est opaque. C'est parce que Paul s'adresse à une situation qui est vraiment hors de notre expérience. Nous ne sommes pas souvent confrontés avec la question de quoi faire à ce que qui concerne la viande sacrifiée aux idoles. C'est un autre monde et nous devons prendre soins de ne pas rater ce que Paul a à nous dire.

L'historique

Pour comprendre pour quoi Paul parlait ainsi aux Corinthiens nous devons comprendre ce qui se passait à Corinth. La société dans laquelle se trouvait l'église de Corinthe était une société païenne. Le monde autour reconnaissait plusieurs, peut-être des centaines de, dieux. Chaque dieu avait son propre temple où ses adhérents allaient lui rendre un culte. Pendant le culte un sacrifice serait offert en honneur de ce dieu. L'adorateur apporterait de la viande pour ce sacrifice. Cette viande était divisée en trois. La première partie était brûlé sur l'autel comme offrande. La deuxième partie était donné au prêtre du temple comme paiement. La troisième partie était redonné à l'adorateur. Il la consommerait "sur place" après le culte.

Il semble que la plupart des temples avait une salle à côte où les membres du temple pouvaient manger leur part de la viande. C'était un lieu pour faire la fête, pour inviter des amis et de la famille. Voici une source de viande. Il y avait des chrétiens dans l'église de Corinthe qui avait un arrière plan païen qu'ils ont rejeté et quitté au moment de la conversion. Mais ils auraient reçu des invitations d'assister aux fêtes "païens". Les invitations auraient été envoyées par d'autres membres de leur famille qui étaient toujours païens ou par des amis non-croyants.

Le prêtre du temple recevait beaucoup de viande. Ce qu'il avait de trop était vendu dans le marché de la ville. C'était acheté par ceux qui avaient les moyens de l'acheter. Voici une autre source de la viande dont Paul parle dans ce chapitre.

A Corinthe la question de quoi faire par rapport à la viande sacrifiée aux idoles était accentué et exacerbé par le comportement de certains dans l'église. Il y avait des chrétiens qui insistaient qu'ils avaient le droit, la liberté de manager cette viande. Ils disaient que cela ne devrait pas poser un problème à qui que ce soit. Nous allons appeler ces chrétiens "Les Forts" - même si nous allons voir qu'ils n'étaient pas aussi fort qu'ils ne croyaient.

#2 Mais c'était un problème et Paul va dire pourquoi. Nous allons regarder ce qu'il dit dans ce chapitre sous quatre titres: Connaissance et Amour. Dieu et Idoles. Faibles et Forts. Liberté et Respect

Connaissance & Amour

#3 "Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l'amour édifie."

"Nous avons tous la connaissance..." était le refrain des Forts de Corinth. Paul n'est pas de tout contre ce qu'ils disent, c'est lui qui dit "nous savons que..." il se met dans le même bateau. Mais il a quelque chose à ajouter. "La connaissance enfle, mais l'amour édifie." Il veut mettre des choses à leur place. La connaissance dont Paul parle est identifiée et clarifiée au verset 4. Mais dans les versets 1 à 3 la connaissance est presque "un objet", quelque chose à posséder. Les forts croient avoir atteint un certain niveau de connaissance et ils croient l'avoir saisi - ils sont arrivés! La connaissance les appartient maintenant. Pour eux c'est un signe de combien ils sont spirituels. Pour Paul il faut aller plus loin. Il faut faire quelque chose avec la connaissance. C'est pourquoi Paul donne la priorité à l'amour. Les Corinthiens sont enflés par la connaissance qu'ils croient avoir. La connaissance donne l'impression de "faire grande" mais ce n'est que de l'air parce que leur connaissance ne les a pas amenés à l'action correcte envers les autres. C'est l'amour qui fait cela. Edifier, par amour pour l'autre, veut dire construire, bâtir - faire quelque chose de solide dans sa vie. La personne enflée par la connaissance n'est pas de tout solide et ne fait que les dégâts.

Paul continue en disant "Si quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître." Croire déjà tout savoir, ce qui est la force de ce que Paul dit, ne montre que la personne dont il parle ne connaît pas ce qu'il pense connaître. Il a encore beaucoup à apprendre. Il n'est pas possible de tout connaître sur un sujet et croire autrement c'est l'arrogance. Chercher la connaissance avec le but de pouvoir dire "J'ai la connaissance" comme les Forts faisaient est aussi futile. Connaissance ne veut pas dire compréhension. Il est possible de connaître beaucoup de choses et être toujours un fou. La vraie connaissance c'est de reconnaître combien on ne connaît pas! Cela nous amène à l'humilité.

Pour montrer aux Corinthiens comment ils doivent voir la situation Paul ajoute ceci: "Mais si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de lui." Il est possible d'avoir une connaissance de Dieu. Connaître les faits. Connaître les histoires. Connaître la bible. Connaître tous les détails. Mais cela ne veut pas dire que nous connaissons Dieu. Pour le connaître il faut l'aimer. Quand Paul dit que celui qui aime Dieu est connu de lui il pense à plus que juste une connaissance abstraite des faits comme si Dieu disait "Ahhh, oui, Adrian... je le connais..." Etre connu de Dieu veut dire qu'il nous a élu, il nous a racheté, il nous aime et il nous accepte. C'est quelque chose de personnel, réel.

Les Forts de Corinthe avaient "la connaissance". Cela Paul ne nie pas. Mais toute cette connaissance n'a pas abouti dans l'amour pour les autres chrétiens de l'église. Et cela implique un manque d'amour pour Dieu. Bien que cette discussion de la connaissance et l'amour ne soit pas le point principal de ce que dit Paul, c'est plutôt une petite parenthèse, c'est quand même très important et ne pas à ignorer. La connaissance sans amour n'est rien. C'est "un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit". Paroles du chapitre 13, un des plus connu passages de la bible, passage qui parle de l'amour.

Quel en est-il pour nous aujourd'hui? Rien n'a changé. Il est possible d'avoir une bonne connaissance de Dieu - connaître toute sorte de choses bibliques et spirituelles, avoir une bonne et correcte théologie, être correcte dans ce que nous connaissons, correcte même dans ce que nous disons. Et être sans amour. Cela produit des chrétiens qui sont droit dans leurs propos... mais qui sont difficile à vivre avec parce qu'ils cassent les gens à gauche et à droite avec ce qu'ils (ou elles!) disent.

Est-ce qu'il faut dédaigner la connaissance? Est-ce qu'il faut abandonner la théologie? Non, pas de tout. Regardons l'Apôtre Paul. Paul était un des meilleurs, sinon le meilleur, théologue (et missionnaire) de sa génération, même de tout temps. Il était apte à argumenter sa foi. Il raisonnait avec des philosophes et débattait avec des érudits. Notre foi est basée sur des faits, elle est basée sur la révélation de Dieu, elle est raisonnable. C'est-à-dire, nous pouvons en discuter, argumenter, débattre et arriver à des convictions solides, fondées sur quelque chose de compréhensible et rational. Ce que nous devons connaître est contenu dans un livre que nous pouvons lire, étudier et comprendre. Mais la connaissance toute seule est aride, sèche, futile. Il y a des érudits qui étudient la bible, ils la connaissent mieux que vous et moi.
Mais ils n'ont pas la foi, ils ne sont pas aimés de Dieu, ils ne font rien avec la connaissance qu'ils possèdent. C'est seulement quand nous vivons ce que nous connaissons, avec amour, que la connaissance à de la valeur. Les deux vont ensemble - la connaissance avec l'amour.

Dieu et Idoles

#4 Au verset 4 Paul introduit la prochaine partie de son argument qui concerne Dieu et Idoles: "Pour ce qui est donc de manger des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'y a point d'idole dans le monde, et qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Car, s'il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes."

La nature de la connaissance des Forts est expliquée. Cette connaissance concerne les réalités spirituelles de ce monde. Encore une fois Paul est d'accord avec les Forts. La connaissance qu'ils ont c'est bonne. Ils ont raison quand ils disent "qu'il n'y a point d'idole dans le monde, et qu'il n'y a qu'un seul Dieu." Mais comme la dernière fois, Paul va aller plus loin. Il va mettre les choses à leur place. Connaître qu'il n'y a qu'un seul Dieu à des implications.

Comme je vous ai dit tout à l'heure la société dans laquelle se trouvait l'église de Corinthe reconnaissait une myriade de dieux. Il y en avait pour tout. Et dans les temples ils étaient représenté par les idoles faites de bois et de métal. Qu'est qu'il y a derrière une idole?

Selon Paul, et les Forts de Corinth, une idole n'est rien. C'est un objet, un objet impuissant. Mais c'est associé à quelque chose de spirituel. Paul va nous dévoiler plus précisément la nature réelle de ce qui est derrière une idole au chapitre 10. Mais ici, au chapitre 8 il se contente de dire "qu'il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu."

Que veut-il dire par cela? Il existe réellement un monde spirituel que nous ne voyons pas. Ce monde est peuplé par des êtres spirituels. Dieu, Satan, des anges et des démons. Le bien et le mal. Mais ce qui est dans ce monde spirituel ne s'accord pas avec ce que les gens peuvent croire existe dans ce monde-là. Les gens peuvent appeler des êtres spirituels qu'ils adorent ici-bas "des dieux" et "des seigneurs" mais cela ne veut pas dire que ses êtres sont des vrais dieux. Il n'y a pas d'autres dieux réellement. Il n'y a qu'un seul Dieu. Le Père. Il n'y a pas d'autres seigneurs réellement. Il n'y a qu'un seul Seigneur. Jésus-Christ, le fils du Père.

Et Paul nous explique notre relation avec Le Père. Tout vient du Père. Nous avons été créés par lui et pour lui. Nous lui appartenons, ici je parle du plan général. Dieu est créateur de ce monde et tout ce qu'il contient - nous y compris. Nous sommes les siens. Pour le chrétien que nous soyons pour lui prend une dimension encore plus belle - non pas simplement créé par lui mais connu de lui - comme nous avons vu tout à l'heure.

Et puis Paul nous explique notre relation avec le Fils, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. C'est par lui que nous existons, par lui que nous continuons d'exister. Etre comme Christ marque tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons.

J'aimerais ici prendre des paroles d'un des commentateurs sur ce passage: "Paul parle catégoriquement de Dieu le Père et Jésus Christ comme étant égaux dans leur statut et leur autorité. Ils ont des rôles différents... Le Père est celui de qui vient tout chose: c'est-a-dire il est la source et l'origine; il est aussi le but de notre existence. Jésus Christ est l'agent et médiateur: c'est-à-dire celui par qui tout existe... Jésus est le pont vers Dieu, le médiateur, le chemin... Il y a des différences fondamentales et irréconciliables entre le Dieu qui est Père de notre Seigneur Jésus Christ et les dieux adorés par toute autre religion."

Il semble, que tout ceci contribue au problème à Corinth. La question de Dieu et Idoles est une question de connaissance et compréhension. Qui nous amène à notre troisième titre - Faibles et Forts.

Faibles & Forts

#5 "Mais cette connaissance n'est pas chez tous. Quelques-uns, d'après la manière dont ils envisagent encore l'idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins."

Quand Paul parle de ceux qui ont une conscience faible, nous allons les appeler, simplement "Les faibles", il pense à ceux qui sont des ex-païens dans l'église de Corinth. Au moment où Paul écrit l'église de Corinthe est encore jeune. Il y a des chrétiens là qui sont toujours jeune dans leur foi. Et le monde qu'ils ont quitté, et ses effets, ne sont pas encore tout oublié.

Pour les Faibles de Corinthe leur ancienne vie était bien dans le passé. Ils allaient bien dans leur foi. Sauf quand ils devaient faire face à des situations qui comprenait la viande sacrifiée aux idoles. Pour eux c'était une question de conscience. Manger de la telle viande était toujours vraiment associé à l'adoration des dieux païens et aux sacrifices en leur honneur. Ce qu'ils ont rejeté. Et ils avaient une réaction viscérale. Ils ne voulaient pas y avoir part. Ces chrétiens ne connaissaient pas la réalité de ce que Paul a dit aux versets 4 à 6. Ils n'ont pas tout à fait assimilé le fait qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Ils croient toujours que les dieux qu'ils adoraient avant sont toujours réels avec une puissance réelle. Ils n'ont pas la connaissance des Forts et s'ils mangent de la viande sacrifiée aux idoles c'est comme s'ils retombaient dans leur ancienne vie païenne.

Et Paul ne les critique pas. Au chapitre 10 il va parler aux Faibles. Mais ici ce qu'il a à dire il dit aux Forts. Parce que c'est leur comportement qui provoque des problèmes. En fait, il semble qu'il y avait deux problèmes. Le premier se voit dans le refrain des Forts: "Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins." Il faut dire ici qu'il est quand même difficile à savoir à qui attribuer cette phrase. Le grec est un peu ambigu à ce point-ci. Il est possible qu'elles soient les paroles de Paul, il est aussi possible qu'elles soient les paroles des Forts. Je préfère l'interprétation qui dit que ce qui est écrit est une citation du refrain des Forts. Mais cela ne change pas grandes choses parce que, encore une fois, Paul est d'accord avec les Forts... jusqu'à un certain point. Ils ont raison, plus ou moins. Ce que nous mangeons ne change rien au plan spirituel. Comme Jésus lui-même a dit dans Matthieu 15: "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme."

Mais les Forts allaient trop loin. Ils mettaient de la pression sur les Faibles. Il semble qu'ils trompetaient leur refrain tout haut dans l'église. Ils voulaient que tout le monde fasse comme eux, que tout le monde ait la même connaissance. Mais Paul dit que, simplement, ce n'est pas comme ça. Tous n'ont pas la connaissance des Forts et mettre la pression d'agir contre leur connaissance et leur conscience aura des conséquences terribles.

Entre parenthèse, Paul ne dit pas que les Faibles peuvent ou doivent rester ignorants. Il est possible d'informer la conscience et d'apprendre une nouvelle façon de vivre. Mais, ce n'est pas les Forts qui vont enseigner les Faibles par ce qu'ils disent ou ce qu'ils font. Il faut un enseignement cohérent et régulier de toute la parole de Dieu.

Au chapitre 6 nous avons appris qu'il y avait des chrétiens à Corinthe qui disaient que le corps n'était pas important, on peut faire quoi que ce soit avec et cela ne touchera pas l'esprit. Ils disaient là que "Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments." La réponse de Paul était: "Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit." Ce que disaient les Forts revient à la même chose. "Allez les gars. L'esprit n'est pas touché par ce qu'on mange - allez, vivez un peu! Mangez!" Et Paul dit "Attendez! A cause de la conscience quelque chose de neutre en soit peut devenir une source de chute. L'esprit peut être touché!"

Il y a une différence entre Faibles et Forts au niveau de leur conscience. Pour les Faibles manager de la viande sacrifiée aux idoles c'est retomber dans le passé. C'est même un péché pour eux. Pour les Forts manger de la viande sacrifiée aux idoles c'est la preuve de la connaissance, un signe de combien ils sont spirituels. Le deuxième des problèmes se voit à partir du verset 9. C'est un problème de Liberté et Respect.

Liberté & Respect

#6 "Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles. Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?"

Paul s'adresse toujours aux Forts. Il semble qu'en plus de parler tout haut de leur connaissance les Forts allaient dans les temples lors des fêtes et ils mangeaient ouvertement la viande sacrifiée aux idoles. Pour Paul ceci n'est pas un problème en soit. Il y a quelques instants je me suis servit du mot "neutre" quand j'ai paraphrasé Paul. Il y a certaines activités dans la vie Chrétienne qui sont interdites - tuer, voler, mentir, etc. Il y a d'autres qui sont approuvés, même commandés - aimer, être généreux, dire la vérité, etc. Mais il y a toute une gamme d'activités qui ne sont ni bonne, ni mal - elles sont neutres. La bible ne nous dit pas que nous devons les faire ou que nous devons les éviter. Nous avons, il semble, un libre choix. C'est une question de liberté - je peux les faire si je suis convaincu que les faire n'est pas un péché. Et c'est ici que la connaissance va nous informer. Par exemple: même si la Bible ne me dit pas si je peux regarder une certaine émission à la télé il y a des principes qui me guide et qui m'aide à faire un bon choix. 2 Timothée 2:22 qui dit "Fuis les passions de la jeunesse, et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur" va nous aider dans nos choix de quoi regarder à la télé quand nous pensons au contenu de beaucoup d'émissions.

C'est une des raisons pourquoi la connaissance, et en particulier, une connaissance de la bible nous est tellement importante. Comment savoir quoi faire si nous ne connaissons pas les instructions du fabricateur - pour reprendre un peu l'image que Alain nous a donnée la semaine passée.

Il semble que, à Corinth, les Faibles voyaient des Forts au temple en train de manger la viande sacrifiée aux idoles et contre leur conscience ils en mangeaient aussi. (Il y a un mot intéressant dans la phrase "sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?" Le mot grec qui est traduit "portera-t-elle pas" dans notre version se trouve aussi au verset 1 où il est traduit "édifie". Les Forts croient édifier les Faibles par leurs paroles et par leur comportement. Ils croient que, quand les Faibles les voient au temple, ils seront convaincus de la magnificence de leur connaissance et de leur liberté - et ils les imiteront. Et il semble que les Faibles les ont imité, sans avoir la même connaissance. Est-ce que c'était pour plaire aux Forts? Est-ce que c'était pour être comme les Forts? Difficile à dire, mais le résultat c'est le même. Paul dit "Quelle édification! Vous ne construisez pas! Vous détruisez!"

Ses paroles sont fortes et dures "Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ." Que le faible périra n'est pas question de son salut, il ne sera pas perdu à jamais. Mais sa vie chrétienne souffrira un revers. Il connaîtra la tristesse, le doute, l'auto-condamnation.

Et Paul dit que ce sont les Fort qui pèchent parce qu'ils préfèrent exercer la liberté que s'abstenir par respect de l'autre. Et encore plus loin... ce qui pourrait sembler une offense contre une seule personne est, en effet, une offense contre Christ lui-même. Selon l'écrivain Emile Mersch "Paul ne peut plus regarder dans les yeux d'un autre chrétien sans y rencontrer le regard de Christ".

Chrétien pour qui Christ est mort sur la croix. Quand Christ est mort à la croix il s'est offert lui-même. Il n'a pas réclamé ses droits ou exercé sa liberté. Celui qui a dit "Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges?" s'est humilié jusqu'à la mort. Il s'est donné par amour pour nous.

Conclusions

#7 Nous arrivons vers la fin de notre passage et Paul nous donne l'application de tout ce qu'il vient de dire: "C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère." Une solution simple pour un problème qui est quand même assez complexe. Si ce que je fais risque de faire tort à un autre chrétien je ne le ferai pas. Je m'abstiendrai, même si j'ai le droit ou la liberté de le faire.

Une application simple. C'est le principe de base dans ce que Paul dit. C'est aussi un principe général pour la vie chrétienne. L'amour doit couper à l'atout la liberté. La connaissance doit toujours être limitée et informée par l'amour. Comme quelqu'un a dit "Aimez Dieu. Aimez votre voisin. Faites ce que vous voulez."

Comme j'ai dit tout au début Paul parle d'une situation précise danse l'église de Corinth. Une situation que nous allons avoir difficile à trouver de notre ère.
Nous pouvons résumer la situation et l'application de ce que Paul dit comme ceci:

Je travail sur cette prédication depuis plus qu'une semaine et je vais admettre que j'ai eu vraiment difficile à trouver un exemple clair de comment appliquer ce que Paul dit. Nous savons tous que tout n'est pas noir et blanc dans la vie - il existe du gris. Nous n'avons pas beaucoup de choses autour de nous qui sont à la fois vraiment neutres et offensives pour ceux qui ont une conscience faible, informée par ce qu'ils faisaient avant de devenir chrétien.
Nous allons trop vite, et trop loin, si nous essayons d'appliquer ce que Paul a dit à tout désaccord entre chrétiens concernant les activités dans lesquelles ils pouvaient s'engager.

Un exemple, ou plutôt un anti-exemple: Une des applications pour ce passage que j'ai lu concerne la boisson. Est-ce qu'un chrétien peut boire de l'alcool?

Pour certains la réponse c'est tout de suite "Non, c'est un péché." Pour d'autres la réponse c'est "Oui, pourquoi pas?" Celui qui dit non est considéré faible celui qui dit oui est considéré fort et le fort doit tolérer le faible. En plus, personne ne veut être que nous l'appelons "Faible" Une discussion commence sur qui est le Faible et qui est le Fort dans cette situation. Ce qui semblait clair devient complexe. Et puis il faut poser une question: Dans ce passage, quand nous arrivons à l'appliquer, est-ce que Paul s'adresse à l'alcool? Je crois que non, au moins pas comme la situation est souvent présentée. J'aimerais présenter cette situation autrement, pour montrer comment il faut la voir à la lumière de ce que Paul dit.

Vous connaissez un alcoolique qui est devenu chrétien et qui a arrêté de boire.
Vous lui dites souvent que "boire ou ne pas boire n'est rien". Vous lui dites même que l'Apôtre Paul a dit à Timothée de prendre un peu de vin pour sa santé.
Vous allez boire un verre souvent en ville, tout près de chez votre ami.
Il vous voit et il se dit. "Tiens, mon ami boit, il est spirituel, je vais l'imiter, comme ça je serai spirituel aussi." Il commence à reboire.
Vous avez péché. Votre connaissance de la vérité, que l'alcool n'est rien en lui-même, vous a amené à exercer votre liberté de boire. Et votre comportement a été une pierre d'achoppement pour votre frère parce que sur ce point il n'était pas libre. Vous, vous voyez clair, vous pouvez éviter les risques. Lui est aveuglé par son passé et il tombe.

Mais la situation n'est presque jamais présentée comme cela. Ca c'est plus compliqué. Cela demande plus de réflexion. Et Nous préférons que tout soit noir et blanc et plus simple.

Ce passage fait deux choses:
Premièrement il nous force à admettre qu'il y a des situations dans la vie chrétienne qui demande un peu plus de réflexion. Tout n'est pas noir et blanc. Il n'y a pas toujours une réponse toute simple. Il n'y a pas toujours un seul verset sur lequel nous pouvons nous appuyer pour argumenter notre position.

Deuxièmement il nous demande de tourner les regards sur nous-mêmes et notre comportement à nous. Il me demande de tourner les regards sur moi-même et mon comportement à moi. Pas à moi de juger et condamner le Faible. Pas à moi de le critiquer pour ses faiblesses. Pas à moi, non plus, de juger et condamner le Fort. Pas à moi de le critiquer s'il fait quelque chose que moi je ne sache pas faire.

Il nous faut la sagesse et c'est avec les paroles de Jacques dans son épître que je vais terminer: "Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée."
Dieu veut bien que nous réussissions: Que l'Amour prenne le dessus. Que nous reconnaissionsDieu comme le seul Dieu. Que Faible et Fort s'édifient mutuellement. Que nous respections les limites de la liberté par amour pour nos frères et nos sœurs dans la foi.


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