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1 Corinthiens 9:1-14

La pratique de la liberté (1)

Il y a quelques semaines nous avons regardé le chapitre 8 de 1 Corinthiens. Le passage que nous avons lu parlait de la liberté chrétienne. Il y avait certains chrétiens à Corinthe qui abusaient la liberté ils avaient en Christ. En se servant de cette liberté ils blessaient d'autres dans l'église. Le principe général de ce que Paul les a dit c'était que l'amour est plus important que la liberté et la connaissance. Comme je vous ai dit, nous pouvons résumer ce que Paul disait avec la phrase: "Aimez Dieu. Aimez votre voisin. Puis, faites ce que vous voulez."

Le chapitre 9 continue dans le même thème - la liberté chrétienne. Dans ce chapitre Paul va montrer comment le principe qui se trouve dans le chapitre 8 a été mis en pratique dans sa propre vie. Lisons ensemble le chapitre 9 de 1 Corinthiens. Nous allons prendre deux semaines pour regarder ce passage. Il est plein à craquer de choses intéressantes et utiles. Nous trouvons dans ce passage un aperçu sur le caractère de Paul lui-même et chaque titre parle d'un élément de comment Paul voyait sa vie et son ministère - nous allons parler de: Sa Position. Sa Défense. Sa Liberté. Sa Motivation. Son Objectif. Nous en regarderons les deux premiers ce matin: Sa Position et Sa Défense.

Sa Position (1-2)

De nos jours nous n'avons pas difficile à accepter que Paul soit un Apôtre - un des messagers de Jésus-Christ donné la responsabilité de proclamer l'évangile par tout où il allait. Il a implanté de nombreuses églises, il est responsable pour l'écriture de la moitié des livres du Nouveau Testament. Le reste étant partagé entre 8 d'autres auteurs. Mais il y avait un problème à Corinth. Certains des chrétiens dans l'église ne voulaient pas reconnaître Paul comme apôtre et certainement pas qu'il soit l'apôtre associé à l'église de Corinth.

Aux versets 1 & 2 Paul commence son argument avec 4 questions rhétoriques. "Ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur?" Les réponses, en ordre devraient être "oui", "oui", "oui" et "oui".

La première question relie ce chapitre au chapitre précédent. Il pourrait sembler que Paul commence tout un autre sujet dans ce chapitre, ce qu'il dit semble n'avoir rien en commun avec ce qu'il disait avant concernant la liberté chrétienne. Mais comme nous avançons nous allons voir combien ces chapitres sont liés.

Puis il y a trois questions concernant son apostolat - sa position d'apôtre. En premier, la question toute courte "Ne suis-je pas apôtre?". Puis deux questions qui touchent aux critères nécessaires pour être apôtre: " N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur?" Oui, il a vu le Seigneur face à face. Oui, il a planté des églises, dans ce cas, l'église de Corinth, ils sont son oeuvre. S'ils répondent à la dernière question avec un "oui" les Corinthiens admettent, au-dessus de tout, que Paul est un apôtre. Parce que, s'ils disent "non" ils signalent qu'eux-mêmes ils ne sont pas chrétiens et que l'évangile n'a pas été proclamé chez eux. Les chrétiens de Corinthe sont la preuve, le sceau, que Paul a été envoyé parmi les païens - les Corinthiens en étaient! Que Paul déclare qu'ils sont son œuvre dans le Seigneur nous rappelle, tout simplement qu'implanter une église n'est pas seulement un effort humain, c'est fait "dans le Seigneur". Paul n'oublie jamais qui il est et pour qui il travail.

En générale la société Gréco-Romaine aimait le discours, la sagesse, la connaissance et la philosophie et il existait pas mal de philosophes à plein temps. Ils avaient quatre moyens de gagner leur vie: Les meilleurs trouvaient un patron - quelqu'un qui les payerait de faire des discours lors des fêtes et à d'autres occasions. Pour le reste ils pouvaient donner cours de philosophie. Ils pouvaient mendier ou ils pouvaient travailler avec les mains. Nous le trouverons bizarre peut-être mais celui qui mendié était mieux vu que celui qui travaillé avec ses mains.

Qu'est-ce ces choses ont-t-elle à faire avec Paul et les Corinthiens? Quelque chose que nous avons vu tout au long de notre parcours dans 1 Corinthiens c'est qu'il y avait des chrétiens à Corinthe qui étaient enchantés par le discours, la sagesse, la connaissance et la philosophie. Et, à tort, ils comparaient Paul aux philosophes qu'ils connaissaient, après tout, il les a apporté la sagesse de l'évangile et la connaissance de Dieu. N'était-il pas philosophe? Le problème était que Paul ne semblait pas être un philosophe de qualité. Il travaillait avec ses mains. Il le dit à plusieurs reprises dans ses lettres: 1 Corinthiens 4:12 "Nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains." 1 Thessaloniciens 2:9 "Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine: nuit et jour à l'œuvre, pour n'être à charge à aucun de vous." 2 Thessaloniciens 3:8 "Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l'œuvre, pour n'être à charge à aucun de vous." Actes 20:34 "Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi." Ce n'est pas un bon philosophe qui travaille ainsi.

Au chapitre 8 nous avons parlé des chrétiens qui se considéraient "fort" à Corinth. Ils étaient forts au niveau spirituel dans un certain sens mais ils étaient "fort" aussi au plan économique et social - c'était eux qui pouvaient se payer de la viande, qui auraient été invité à des grandes fêtes sociales de la ville. Aux yeux de ces chrétiens Paul, à cause de son travail, était parmi les plus bas des plus bas. Ces chrétiens "fort" auraient bien aimé que Paul accepte d'être leur employé, un philosophe à plein temps - avec eux, bien sûr, comme patrons.
Paul va revenir à cette question au verset 13. Après avoir parlé de sa position Paul va donner sa défense contre ceux qui l'accusent. Il prend l'image du tribunal quand il s'adresse à ses critiques.

Sa Défense (3-12a)

Ce que Paul dit du verset 3 au 12 concerne ses droits en tant qu'apôtre du Seigneur. Il pose encore trois questions rhétoriques. Il s'attend à ce que les deux premières réponses soient "oui" et la dernière "non" - il faut être bien attentif pour suivre tous les négatives dans chaque phrase. Les trois questions sont toutes à propos du droit qu'il a de recevoir du soutien de la part de l'église de Corinth.

Sa première question: "N'avons-nous pas le droit de manger et de boire?"
De manger et de boire - certes ils ont le droit de manger et de boire, comme tout le monde. Mais ici Paul parle de plus que juste la nourriture et la boisson. Est-ce qu'il peut s'attendre à ce que l'église de Corinthe pourvoir à ses besoins matériaux, ce dont il a besoin pour vivre quand il exerce son ministère parmi les Corinthiens? Il anticipe que la réponse soit "oui" à sa question.

Sa deuxième question concerne le soutien pour lui et pour sa femme - s'il en avait. "N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas?" En posant cette question il se compare aux autres apôtres. Nous savons que Céphas, c'est-à-dire Pierre était marié - Jésus avait guérit sa belle-mère dans Marc 1:30-31. De tous ceux qui travaillaient comme "apôtres" il semble que seulement Paul était célibataire - il allait "contre courant" mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'ait pas les mêmes droits que les autres. Encore une fois, il anticipe que la réponse soit "oui" à sa question.

Et pour finir il demande "Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler?" Paul ne parle pas d'une vie à l'aise, sans aucun travail. Mais à quel travail doit il se consacrer? Est-ce qu'il doit se consacrer au travail qu'il fait avec ses mains pour gagner sa vie? Un travail qui laisse seulement les jours de congé ou les heures de repos pour faire son travail d'apôtre. Ou est-ce qu'il peut se consacrer au travail du ministre de l'évangile - l'enseignement et la prédication de la parole de Dieu. A plein temps, avec le soutien de l'église qui bénéficie de son travail? La réponse que Paul attend c'est "non, tu as aussi le droit de ne pas travailler".

Pour donner des exemples aux Corinthiens, pour faire vivre ce qu'il a à dire Paul peint trois images en quelques coups du pinceau. Il parle du soldat, vigneron et berger. Chaque petit tableau sert au même but. "Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau?"
Normalement, chacun qui fait un travail pour un employeur reçoit une rémunération. Dans ses images la rémunération c'est "paiement en nature". Le soldat reçoit ses provisions. Le vigneron reçoit une partie de la récolte. Et le berger reçoit des produits laitiers. Chacun reçoit ce dont il a besoin pour vivre.

"Ces choses que je dis, n'existent-elles que dans les usages des hommes?" Paul demande si ce n'est pas le simple bon sens qui dit que celui qui travail reçoit ce que lui est dû. Il n'y a pas beaucoup de gens qui travaille pour rien. Si quelqu'un n'a pas une autre source de revenu, s'il n'a pas ce qu'il faut pour vivre il ne va pas travailler gratuitement. Mais, si le bon sens n'est pas suffisant pour gagner l'argument Paul à quelque chose à ajouter - la loi de Dieu. Ici "la loi" veut dire la Torah, les cinq premiers livres de ce que nous appelons l'Ancien Testament, livres écrits par Moïse. Paul cite Deutéronome 25:4 et il commence avec le moindre, le bœuf, pour arriver au plus grand, c'est à dire, nous. Si Dieu a commandé que l'on s'occupe des besoins des bêtes, qui font un travail utile, n'a-t-il pas commandé, à plus forte raison, que l'on s'occupe des besoins de ceux, des hommes, qui font un travail aussi utile.

Si jusqu'à ce point-ci les Corinthiens n'ont pas compris ce que Paul veut dire il dit, beaucoup plus clairement: " Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels." Encore une question rhétorique, la réponse devrait être "non". La question suppose que, oui, Paul a semé des biens spirituels parmi les Corinthiens - c'est-à-dire qu'il les a enseigné l'évangile, il les a expliqué la parole de Dieu, il a travaillé pour faire les disciples de Jésus-Christ. Qu'il y'avait une église à Corinth, qu'il y avait des chrétiens à Corinthe témoin de ce que Paul a fait, il a semé. Et à cause de cela, il a droit à moissonner des "biens temporels" des Corinthiens. Et cela surtout parce que c'est lui qui a implanté l'église. Il se compare avec ceux qui sont venus après lui, des gens qui ont évidemment eu le soutien de l'église au plan financier.

A la fin du verset 12 nous trouvons une phrase intéressante: "Mais nous n'avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'Evangile de Christ."
C'est une pensée un peu "à part" dans l'argument de Paul, mais il va revenir là dessus plus tard. Certains pasteurs choisissent de travailler comme Paul a travaillé - ils ne demandent pas le soutien de leur église, bien qu'ils aient le droit. Mais c'est le pasteur qui décide - il peut renoncer à ses droits, comme Paul l'a fait, mais l'église ne peut pas l'obliger à le faire. Elle a une responsabilité par rapport à lui.

Il y a deux bonnes raisons pourquoi un pasteur puisse choisir de renoncer à ses droits:
L'argent peut être un obstacle à l'Evangile de Christ. Le salut est gratuit. Si quelqu'un est en train d'implanter une église, s'il proclame l'évangile, demander de l'argent peut être mal compris. Est-ce qu'il vend le salut? Ceux avec lesquels il est en contact vont peut-être croire que c'est cela qu'il fait. C'est une des raisons pour laquelle les missionnaires qui font un travail pionnier dans une région ou un pays sont souvent soutenu par d'autres églises ou travaillent pour gagner leur vie.

La deuxième raison revient au problème des patrons à Corinth. Comme j'ai dit tout à l'heure il y avait des riches dans l'église qui voulaient que Paul soit "leur" philosophe et qu'ils soient son patron. Comme c'est dit parfois "celui qui paye le violon commande la musique".
Si ceux qui donnent l'argent à l'église croire qu'ils ont, par conséquent, le droit de contrôler le pasteur, il vaut mieux que ce pasteur-là refuse un salaire. La vérité n'est pas à vendre.

Au verset 13 Paul nous donne encore une image tirée de la vie quotidienne de l'époque. "Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel?" Il est probable que Paul parle du temple à Jérusalem. Les prêtres de la tribu de Lévi n'avaient pas un part du pays promis. C'était l'ensemble des autres tribus qui les soutenait par les dons et les offrandes - vous pouvez lire Nombres 8 et 18 à votre aise pour connaître toute l'histoire. Il possible aussi que Paul fait allusion aux gens qui travaillaient dans les temples païens, même ceux de la ville de Corinth. Nous avons déjà vu au chapitre 8 que les prêtres de ces temples recevaient une portion de la viande apportée par ceux qui venaient pour adorer leurs dieux. Si nous choisissons l'un ou l'autre comme explication le résultat c'est la même - Paul insiste sur le fait que celui que travail reçoit ce qui lui est dû.

C'est au verset 14 que nous trouvons le principe de base dans ce que Paul dit: "De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Evangile de vivre de l'Evangile."
Paul fait référence à ce que "le Seigneur a ordonné". Il pense à ce que Jésus a dit aux 70 disciples quand il les a envoyé en mission dans Luc 10. C'est écrit que "le Seigneur désigna encore septante autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. Il leur dit:... Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu'on vous donnera; car l'ouvrier mérite son salaire."

Dans ces versets il y a beaucoup d'information. Paul construit son argument, chaque phrase est un bloc dont Paul se sert pour bâtir sa défense. Mais où est "la pratique" dans ce qu'il dit? Comment est-ce que nous allons appliquer ce passage à notre propre vie?

Pour le pasteur il y a au moins deux sujets qui sont difficiles à aborder dans l'église - la sexualité et l'argent. Aux chapitres 5 et 6 nous avons parlé de l'immoralité sexuelle et puis au chapitre 7 le mariage, le divorce et le célibat. Nous pouvons dire que le premier sujet a été abordé! Ici au chapitre 9 nous allons parler de l'argent. Comme j'ai dit c'est un sujet difficile à aborder pour un pasteur puisqu'il y a toujours le risque que l'on soupçon de ses motivations. Et cela surtout quand il parle de l'argent qu'il reçoit, ou qu'il ne reçoit pas de l'église pour laquelle il travaille. Mais ce n'est pas le moment pour être timide ou tourner autour du pot. Paul en parle, il faut que nous en parlions aussi.

De ce que nous avons lu et étudié ce matin il me semble que chaque église est responsable devant Dieu de soutenir matériellement celui qui s'occupe à plein temps de l'église.

Ici je parle de n'importe quelle église et d'une situation idéale - nous parlerons des réalités dans un instant. En générale celui qui travail à plein temps pour l'église c'est le pasteur. Selon ce que Paul a écrit l'église doit pourvoir à ses besoins et, s'il est marié, aux besoins de sa famille immédiate. C'est pour qu'il puisse être libre pour se concentrer sur le travail de l'évangile c'est-à-dire, au moins, l'enseignement de la parole et le soin des membres de l'église.

Qu'est-ce que la réalité? En Belgique il y a un manque de pasteurs. Il n'y en a pas assez pour toutes les églises. Ceux qui veulent devenir pasteur ont très difficile à trouver un soutien et par conséquent ils n'entament pas le processus - un processus qui est coûteux. Il n'y a même pas la garantie qu'ils auront un travail à la fin parce que beaucoup d'églises ne savent pas payer un pasteur. Ils n'ont pas les moyens, ou ils croient ne pas avoir les moyens. La conséquence de ceci c'est que beaucoup de pasteurs en Belgique doivent travailler en dehors de l'église pour gagner leur vie, pour pouvoir servir l'église. Et cela met un frein a l'église en Belgique.

Parlons de nous. L'église de Libramont est une église assez rare. Vous avez un pasteur à plein temps (plus ou moins...) qui, pour la plupart et en tant que missionnaire, est soutenu par d'autres églises et d'autres personnes. L'église nous donne 200 euros par mois pour nous aider - pour cela nous sommes vraiment reconnaissant. Mais ce n'est pas assez pour vivre, ce n'est pas un salaire. Nous ne cherchons pas que l'église nous paye un salaire mais il faut que l'église commence à réfléchir à comment elle va payer un pasteur. Je ne sais pas combien de temps nous allons rester parmi vous, mais je sais que nous ne serions pas ici pour toujours. Il y aura, un jour, quelqu'un qui me suit - un pasteur belge j'espère. Il se peut qu'il vienne avec une famille - une épouse et des enfants. Comment est-ce que l'église va lui soutenir?

La mission d'un missionnaire c'est d'aider une église au point qu'elle tienne toute seule - qu'elle soit mature. Selon la Mission Evangélique Belge, mon employeur, une église est prête à devenir indépendante quand elle a plus de 40 membres effectifs, au moins 3 anciens et les moyens de payer ses propres frais - y compris un pasteur. Il faut penser à l'avenir - dès maintenant. Je crois que ce que nous devons viser, en tant qu'église, c'est donner assez pour payer un pasteur, à plein temps. Cela ne se passera pas le jour ou lendemain, je le sais bien, mais nous devons garder cela comme but.

Dans 3 ans (par exemple) est-ce que nous pouvons arriver au point de pouvoir engager un pasteur à plein temps? Est-ce que nous pouvons lui donner ce dont il a besoin pour vivre une vie convenable pour qu'il puisse servir l'église sans peur de ne pas pouvoir joindre les bouts à la fin du mois. Je crois que "oui" - si nous commençons à y réfléchir maintenant. Pour y arriver il faut que nous augmentions ce que nous donnons à l'église - tout simplement il va falloir plus d'argent. Ce qui entre par les offrandes et les virements chaque semaine et chaque mois est suffisant pour les besoins d'aujourd'hui - la location des salles ici à Bonance, les assurances, le soutien que nous donnons à d'autres missionnaires, les livres pour l'école de dimanche ou le travail parmi les jeunes, les frais de bureau, etc. Mais ce n'est pas assez pour payer un salaire.

A ce point-ci je ne vais pas suggerer un montant - cela est à discuter quand nos avant tous les chiffres devant nous, peut-être lors d'une Assemblée Générale de l'église. Nous pensons à long-terme!

Comment terminer? Je lance un défi clair. J'appel cette église à se consacrer à donner ce qu'il faut pour payer un pasteur dans les 3 ans qui viennent. C'est-à-dire, dès maintenant nous réfléchissons sur ce que nous donnons et nous augmentons nos dons au point que dans 3 ans nous saurons payer un pasteur à plein temps - que cela soit moi, un autre pasteur ou quelqu'un qui travaille avec moi pendant que je reste "missionnaire" soutenu pour la plupart par d'autres églises et d'autres personnes. Que l'église du Seigneur grandisse et murisse pour sa gloire.


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