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1 Jean 1:1-10

Le péché

Nous allons commencer la prédication ce matin par un petit examen. Cet examen vous permettra de voir si la prédication vous sera pertinente ou non. Ne répondez surtout pas à haute voix.
1. Est-ce que vous avez déjà fait quelque chose de mal?
2. Est-ce que vous vous êtes déjà sentis coupables après avoir fait quelque chose de mesquin ?
3. Est-ce que vous avez déjà refusé d'admettre vos torts?
4. Est-ce que vous avez déjà pensé avoir commis "le péché impardonnable?"
5. Est-ce que vous avez déjà été vilain quand vous croyiez être tout seul?
6. Est-ce que vous avez déjà pensé ou dit "Ce n'est pas de ma faute, je suis juste comme ça!"
7. Est-ce que vous avez déjà dit "Seigneur, c'est moi encore une fois... même péché encore une fois..."
8. Est-ce que vous avez déjà fait quelque chose que vous avez regretté?

Voilà, la fin des questions. Maintenant, voyons où vous vous situez.
Si vous avez dit "non" à chaque question vous pouvez vous endormir maintenant. Cette prédication ne vous concerne pas du tout.
Si vous avez dit "oui" à 1 ou 2 des questions cette prédication peut vous être utile.
Si vous avez dit "oui" à entre 3 et 6 questions cela vaut la peine de prendre des notes.
Si vous avez dit "oui" à 7 questions ou plus venez me voir après le culte. J'ai toujours besoin de nouvelles illustrations intéressantes pour mes prédications.

Si je suis honnête je dois dire "oui" à la plupart des questions. Cet examen n'était pas très sérieux. Mais, dans le passage que nous allons lire l'Apôtre Jean s'adresse à une église où la confusion règne au sujet du péché. Et Jean croyait que c'était très sérieux.

Lisons 1 Jean 1

Pour débuter, prenons quelques instants pour mettre ce passage dans son contexte. Cette lettre aurait probablement été écrite entre 85 et 95 après Jésus-Christ. Elle était destinée aux églises d'Asie Mineure et elle aurait été envoyée de l'église d'Ephèse où se trouvait l'Apôtre Jean à ce moment-là. C'est, à la fois, une lettre pastorale tendre écrite aux "bien aimés" et une féroce défense de la bonne connaissance et de la pratique de la foi chrétienne.

Il y avait un problème dans l'église où Jean était responsable. 1 Jean 2:21 à 26 nous explique un petit peu le problème. Certaines personnes provoquaient des problèmes dans l'église. Ils avaient des croyances qui étaient contraire à la bonne doctrine saine enseigné par Jean. Ils croyaient avoir reçu une nouvelle révélation de Dieu et Jésus-Christ par intermédiaire de l'Esprit Saint. Cette nouvelle révélation, personne d'autre ne l'avait - c'était réservé à ceux qui avaient atteint un certain niveau spiritual, ceux qui étaient dans "le club". Ces personnes essayaient d'égarer des autres membres des églises. Ils disaient, entre autres choses, que Jésus n'était pas Dieu. Ils ne pouvaient pas croire que quelqu'un d'aussi spirituel, d'aussi pur que Dieu pouvait devenir l'homme Jésus - chair et os. Pour eux les choses matérielles étaient indignes, impures, sales. Ils disaient aussi que le Christ n'a pas vraiment souffert à la croix - ils croyaient que l'esprit Christ a quitté l'homme Jésus au moment de la crucifixion.

Ils essayaient de convaincre les autres de leur position et pour finir ils ont quittés l'église de Jean. A cause du fait qu'ils ont quitté l'église ce groupe est souvent nommé "les sécessionnistes" par ceux qui écrivent des commentaires sur le livre de 1 Jean. Dans ce que je vais dire pendant nos études de cet épitre je vais aussi les appeler les sécessionnistes. La lettre que nous appelons 1 Jean est, donc, quelque part, un avertissement aux autres églises de la région. Jean veut les mettre sur leurs gardes, qu'ils n'acceptent pas les enseignements des sécessionnistes, ceux qui prêchaient un faux évangile.

Tout au début Jean s'adresse à eux au sujet de deux problèmes dans ces églises. La nouvelle révélation et la communion rompue.

Premièrement la nouvelle révélation. Il n'y en a pas selon Jean. Jésus, la parole de vie, a été révélé par Dieu et Jean en était témoin. Ceci il explique dans les 5 premiers versets du chapitre 1. Quand Jésus est venu Dieu a, en effet, dit son dernier mot. Nous avons, avec sa venue, reçu la révélation dont nous avions besoin pour connaître Dieu. Il n'y a pas de nouvelle révélation. Il n'est pas possible d'améliorer la relation avec Dieu en cherchant de nouvelles idées ou de nouvelles théories. Les sécessionnistes avaient tort. Mais ce problème de la nouvelle révélation touche au deuxième problème - la communion rompue.

Jean écrit sa lettre "afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son fils Jésus-Christ". La communion 'est le partage des choses en commun. Pour les chrétiens c'est le partage de la nouvelle naissance en Jésus-Christ qui fait de nous des frères et sœurs. La communion dépend d'une relation vivante avec Dieu. La communion est aussi le partage d'une vision en commun. Nous nous tenons tous à nous soumettre à la parole de Dieu, d'où vient notre compréhension de Dieu, de Jésus, de l'Esprit, de l'église et de nous-mêmes. La communion entre chrétiens dépend de, et est fondée sur, le partage de la vérité révélée par Dieu dans sa parole. Sans la vérité en commun il n'y a pas de communion. Il y'a un lien intime entre les deux choses. Jean veut être en communion avec les chrétiens des églises de la région. Mais, cette communion n'est possible que si elle se trouve dans la communion avec le Père et le Fils dans la vérité. Ce thème de la communion réapparaît plus loin dans le passage.

Regardons les versets 5 à 10

Si les sécessionnistes avaient, soi-disant, une nouvelle révélation, Jean désire vivement leur montrer que ce qu'il dit n'a rien de nouveau. Ce qu'il a appris, il le proclame. Il n'y ajoute rien, il annonce. Qu'est qu'il annonce?
"Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres.
Quand Jean dit que Dieu est lumière il fait deux choses:
1. Il fait une grande déclaration sur le caractère de Dieu.
2. Il fixe le niveau par lequel nous devons nous tester.

Dans la bible "Dieu" et "lumière" sont toujours proches. Dans Genèse c'est la parole de Dieu qui crée la lumière - "Que la lumière soit". Pendant que les Israélites voyageaient dans le désert après avoir quitté Egypte Dieu voyageait devant eux comme une nuée pendant le jour et une colonne de feu pendant la nuit - pour éclairer leur chemin.

Le Psalmiste parle de la parole de Dieu comme une lampe à ses pieds pour le guider (Ps 119:105) Dans Luc 2, Siméon prophétise que Jésus serait "Une lumière pour éclairer les nations". Il y a beaucoup de références à la lumière dans la Bible.

Quand Jean dit que "Dieu est lumière" il parle du caractère de Dieu, de sa nature. Dieu s'est révélé, premièrement à travers la création selon Romains 1:20: "En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans son œuvre." Et deuxièmement, à travers Jésus-Christ dans son incarnation, sa mort et sa résurrection. Cette révélation est "pureté parfaite et majesté imprononçable" selon le commentateur anglais John Stott. Dieu, la lumière, est révélé saint et pur.

Il n'y a pas de place dans la lumière pour les ténèbres, ni moralement ni intellectuellement. Moralement puisque la justice ne peut pas exister dans l'injustice. Le bien et le mal ne vont pas ensemble. Intellectuellement puisque la vérité ne peut pas supporter l'erreur. Le caractère de Dieu, vérité et justice révèle le mal et l'erreur.

Il y a longtemps j'avais acheté un ancien projecteur de diapositives. Quand je l'ai essayé tout au début, je n'avais pas d'écran, je me suis servi du mur le plus proche. Dès que j'ai allumé le projecteur chaque tache, chaque imperfection, chaque éraflure et chaque défaut du mur est ressorti. Dieu, la lumière, a un effet semblable dans notre vie. Sa lumière fait ressortir toutes les taches et défauts de notre péché. La lumière fixe le niveau de la sainteté et elle nous montre aussi combien nous n'y arrivons pas. Il y a deux réponses possibles aux effets de la lumière:

La dénégation - Si nous disons

Les sécessionnistes auraient dit certaines choses à propos du péché. En effet, ils ont niés certaines choses au sujet du péché. Ils niaient que le péché à des conséquences pour la communion entre les être humains et Dieu, ou entre les être humains. Ils niaient aussi qu'ils étaient pécheurs par nature et ils niaient qu'ils péchaient.

Ils niaient que le péché à des conséquences pour la communion

"Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchons dans les ténèbres nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité." Le verset 6.

Notre comportement ne peut pas être séparé de ce que nous disons ou de ce que nous croyons. Ce que nous faisons a des conséquences pour ceux qui nous entourent. Et nos actions coulent de nos croyances. L'erreur à laquelle Jean s'adresse dans le verset 6 c'est la conviction que ce que je fais n'a aucun effet sur mes relations avec Dieu, et par conséquent, avec les autres.

Si nous disons que nous connaissons Dieu mais que notre comportement ne le montre pas, nous mentons. C'est à dire que si nous agissons contre la vérité de Dieu tout en disant que nous la suivons il y a un problème. Il y a un contraste. Marcher dans la lumière veut dire vivre une vie qui est en accord avec la vérité révélée par Dieu. C'est "pratiquons la vérité" ou dans un bon grec mais un mauvais français - "on fait la vérité" ou "on vit la vérité".

Jean fait un lien fort entre notre relation, notre communion, avec Dieu et notre relation avec les autres.

Les sécessionnistes disaient qu'ils avaient une bonne relation avec Dieu mais ce qu'ils faisaient en s'éloignant des autres de l'église a montré leur mensonge. Quelqu'un a dit que si vous aimeriez expérimenter l'amour de Dieu dans votre vie il ne faudrait que réfléchir sur la façon dont le peuple de Dieu vous a aimé. Les sécessionnistes disaient une chose et faisaient une autre. Ils n'avaient pas de communion avec Dieu ni avec son peuple. Pour le chrétien d'aujourd'hui un des plus grands dangers c'est que nous vivons une chose à l'église et une autre chez nous. Nous disons avoir la communion avec Dieu dans nos prières, dans notre service mais en réalité, à la maison cette communion est rompue.

Ils niaient qu'ils sont pécheurs par nature

"Si nous disons que nous n'avons pas de péché nous nous séduisons nous mêmes, et la vérité n'est point en nous." Le verset 8. Cette erreur est un peu comme la dernière. Elle tombe du même moule mais elle nous amène un pas plus loin de la lumière. C'est un peu comme ceci: "Je concède qu'il y du péché dans ce monde, il me suffit de regarder celui qui est assis à mon côté... Mais moi cependant, par nature je ne suis pas pécheur. Je suis bon."

Si vous suivez cette pensée vous arrivez en conclusion à dire que vous êtes capables de vivre une vie sans péché. Le péché ne vous touche pas. Sur papier cela semble bon et semble rendre gloire à Dieu. Mais en vous ne décevrez personne sauf vous-même...

Quand j'étais jeune, très jeune, je croyais que c'était possible, au cours d'une journée, de vivre la perfection. Quelque part, à la fin de la journée je m'étais convaincu que j'avais réussi... J'avais été gentil avec ma sœur - combien cela avait été difficile.
J'avais nettoyé ma chambre - combien cela avait été difficile... J'avais même mangé mes petits-pois - combien cela avait été difficile... j'avais été parfait pendant toute une journée. Personne d'autre n'avait été trompé (sauf moi ! !). Par nature nous sommes pécheurs. C'est Dieu qui nous le dit. Si nous disons autrement nous nions la vérité que Dieu a révélée. Nous nous cachons dans les ténèbres.

Ils niaient qu'ils péchaient

"Si nous disons que n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous." Le verset 10. Nous connaissons tous des euphémismes. La définition d'un euphémisme est: "La façon de présenter une réalité brutale ou blessante en atténuant son expression pour éviter de choquer"

Certains sont utiles, ils adoucissent la conversation quelque part: "Il est allé au petit endroit" ou "Il est passé de l'autre côté". Mais, d'autres servent à cacher une vérité désagréable à entendre: "Il a une relation" ou "Il fricote avec ..." "Il trafique sa compta".

Il est évident que des euphémismes peuvent convenir au péché. "Si nous disons que n'avons pas péché..." Ou autrement dit "Je n'ai rien fait de grave moi...juste une petite bêtise, un péché mignon... peut-être" Il n'y a pas de gradation dans le péché - tuer n'est pas un plus grand péché que mentir. Cependant les effets sont très différents. Il n'y a pas une échelle du péché puisque la mesure de ce qui est et de ce qui n'est pas péché, c'est Dieu - la lumière, objectif, saint et pur. Nous pouvons dire "bêtise, péché mignon" mais pour finir quand il y a un péché il faut l'appeler un péché. Sinon nous appelons Dieu "menteur" car il est clair que nous péchons et que c'est lui qui à le droit de le dire.

Dieu ne peut pas supporter le péché puisqu'il est saint et juste. La lumière met en question la personne qui est bien assise dans son péché, qui a trouvé des excuses, qui pense avoir évité quelque chose qui touche au reste du monde.

La confession - Mais si...

Le problème des sécessionnistes était la dénégation du péché. Pour cela il y a une solution que Jean propose - la confession. "La confession" évoque toutes sortes d'images selon notre arrière plan. Ce sont des images d'une église froide, un prêtre et une sorte d'armoire avec une porte pour y laisser les gens entrer. Si vous venez d'un arrière plan catholique il est possible que vous soyez déjà allés dans une de ces sortes d'armoire pour confesser votre péché. Et peut-être maintenant vous avez encore cette idée en horreur. Je vous assure que la confession dont Jean parle n'a rien à faire avec ce qui se passe dans l'église Catholique.

Qu'est ce que c'est la confession alors? Confesser veut dire que, quand nous péchons nous disons, oui, j'ai péché. La confession n'admet pas d'excuses ou d'autojustification. C'est d'être d'accord avec Dieu que ce que nous avons fait est mal, que c'est contre la volonté de Dieu et contre la révélation de sa sainteté et sa pureté dans sa parole. C'est admettre que Dieu a raison quand il appelle le péché 'le péché', pas d'euphémisme pour tourner autour du sujet. Si Jean dit que quelqu'un qui nie la réalité du péché marche dans les ténèbres, confesser notre péché nous permet de marcher dans la lumière, en communion avec Dieu, et en communion avec les autres.

Je trouve le verset 9 de 1 Jean 1 un des versets le plus encourageant de toute la Bible. Il me soulage parce que je sais que quand je pèche ce n'est pas la fin pour moi. Il y a une promesse qui est sûre et certaine. "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." Un verset si bien connu, si compréhensible mais si profond. Nous pourrions passer toute une journée rien que sur ce verset...

Il est fidèle et juste pour nous les pardonner

Quand Jésus est mort sur la croix il a accompli le dessein de Dieu pour sauver l'humanité. Si Jésus n'était pas mort sur la croix nous serions toujours coupables pour le mal que nous faisons dont le prix, c'est-à-dire la punition, est la mort.
Quand Jésus est mort sur la croix il a pris notre place et il a payé le prix. Devant Dieu la dette de notre péché a été payée, et Dieu est satisfait que la dette soit payée.

C'est comme un juge qui paye une facture que vous n'êtes pas capables de payer. Il dépense son propre argent et puis il met un cachet sur la facture qui dit, légalement, "PAYE!" Vous n'avez rien payé mais la dette a été payée. Il n'y a plus personne qui peut vous faire payer l'ancienne facture. Légalement, comme dans un tribunal, la dette du péché a été payée et maintenant nous pouvons faire appel a Dieu pour le pardon du péché, sachant qu'il est fidèle à sa promesse de nous pardonner et que sa propre justice demande que nous soyons pardonnés grâce à Jésus. C'est pourquoi nous confessons notre péché, c'est pourquoi nous demandons le pardon avec confiance. Nous n'avons pas besoin de dire: "Seigneur... j'espère que tu peux me pardonner..." Dieu ne dirait pas "non" à quelqu'un qui confesse ses péchés.

Pour nous purifier de toute iniquité

Mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Non seulement le péché est-il pardonné, l'éponge passée. Dieu travaille en nous pour nous purifier, pour nous rendre de plus en plus comme Jésus.

Quand Dieu nous pardonne et puis quand il nous purifie nous trouvons que la communion avec les autres est possible. Quand nous nous rendons compte de la profondeur de notre péché et de notre capacité de le nier. Et puis quand nous nous rendons compte que le pardon de Dieu est encore plus profond, nous osons être doux avec les autres pécheurs dans l'église. Nous sommes conscients de combien nous avons été pardonnés nous-mêmes. Cela ne veut pas dire que nous évitons toute mention de péché chez les autres. Il faut parfois être confronté au péché. Mais nous ne parlons pas de cela aujourd'hui.

Conclusion

La lumière brille dans notre vie, elle révèle le péché, nous nous rendons compte de combien nous avons besoin d'aide.
Dieu nous offre une solution pour le problème du péché - Jésus-Christ. Si nous voulons avoir une communion avec Dieu - la lumière - nous ne nions pas le péché ou ses effets. Nous confessons notre péché et nous recevons le pardon de Dieu et la promesse de la purification.


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