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1 Jean 2:15-17

Le chrétien et le monde

Il y a une certaine bande dessinée que j'aime beaucoup. Elle s'appelle "Calvin et Hobbes". Ce sont des histoires d'un petit garçon (Calvin) et son tigre en peluche (Hobbes) qui vit quand il n'y a personne d'autre présent. D'habitude Hobbes aime bien bondir sur Calvin quand il ne s'attend pas à se faire attaqué. Une fois, après avoir vraiment écrasé Calvin, Hobbes déclare "Vous pouvez faire sortir le tigre de la jungle mais vous ne pouvez pas faire sortir la jungle du tigre…"

Il me semble que l'apôtre Jean aurait aimé cette bande dessinée de Calvin et Hobbes parce qu'il avait une idée assez semblable en tête quand il a écrit les versets 15 à 17 du chapitre 2 de sa lettre. Le chrétien sort du monde mais est-ce que le monde sort du chrétien? Quand quelqu'un devient chrétien il entre dans une nouvelle relation avec Dieu. Ses péchés sont pardonnés, il est en communion avec Dieu et il est passé des ténèbres à la lumière. Cependant, il vit toujours dans le monde, toujours attiré et tenté par le monde et ses fascinations. La bataille dont nous avons parlé la semaine passée existe toujours pour le chrétien et le champ de bataille est le monde.

Lisons 1 Jean 2:15-17

N'aimez point le monde

Jean nous dit "n'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde". Notre compréhension de ce passage repose sur notre compréhension de deux mots "aimez" et "monde".

Premièrement, qu'est que c'est "aimez"? De temps en temps nous mangeons tous ensemble à l'église, pour parler de ceci nous utilisons le mot "agape", comme "Nous allons faire une agape…" En fait c'est le mot grec pour amour. Agapao, le verbe, veut dire "aimer, être content avec, trouver son plaisir dans…"

Nous pouvons voir maintenant pourquoi nous appelons un tel repas ensemble "une agape" : nous nous aimons les uns les autres, nous sommes contents d'être ensemble et nous trouvons du plaisir dans la communion fraternelle autour de la table… et la soupe est toujours bonne.

Dans 1 Jean nous trouvons que nous devions aimer Dieu et que nous devions aimer nos frères et sœurs en Christ. Mais il ne faut pas aimer le monde, l'instruction de Jean est plutôt négative. Il est possible d'aimer quelque chose mais que l'amour ne soit pas ce qu'il faut. Pour Jean, comme nous allons trouver, si l'amour est bon ou non dépend, pour finir, de notre attitude envers l'objet de notre amour. L'amour peut être sain ou il peut être malsain. Nous pouvons aimer pour des bonnes raisons ou pour les mauvaises raisons. Il faut dire ici, en plus, que l'amour est beaucoup plus que juste un sentiment, c'est notre volonté en action, une décision que nous prenons. C'est pour cette raison que Jean aborde le sujet de l'amour du monde. Jean enseigne de la doctrine mais c'est toujours la doctrine mis en pratique. C'est-à-dire, ce que nous faisons coule de ce que nous croyons. Par rapport à l'amour, nous aimons ce qui est, en notre avis, digne d'être aimé.

Deuxièmement, qu'est ce que c'est "le monde"? Ce mot peut parler simplement de la terre, notre planète que nous habitons - tout ce que nous voyons autour de nous, les choses physiques: arbres, fleurs, étoiles, etc. Nous savons bien que la création de Dieu est bonne, il l'a dit lui-même dans Genèse après avoir tout créé : "Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon". Et nous apprécions ce qu'il a créé.

Le monde peut aussi être tous ceux qui habitent sur cette planète. Nous connaissons bien les paroles de Jean dans son évangile : "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle." Ici "monde" nous comprend tous et par amour pour nous Dieu nous a envoyé son fils mourir à la croix. Il faut dire aussi que dans ce verset l'amour du monde est quelque chose de positif.

Il est évident donc que Jean pense à quelque chose d'autre que ces deux possibilités quand il parle de l'amour du monde. Pour Jean, quand il parle ici le monde est tout ce qui est contre Dieu, tout ce qui s'oppose à Dieu. C'est ce monde qu'il ne faut pas aimer.

Dans ce passage nous voyons qu'aimer le monde veut dire être content avec et trouver son plaisir dans tout ce qui est opposé à Dieu - ouvertement ou en cachette. Mais, le chrétien n'appartient pas au monde, il ne fait pas partie de tout ce qui s'oppose à Dieu, néanmoins, il doit vivre dans le monde. Il est appelé à aimer les gens qui habitent autour de lui mais de rejeter les valeurs et les systèmes qui sont contre les voies de Dieu.

Un fait que Jean confirme quand il dit "si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui." Soit on aime le monde, soit on aime Dieu. Il n'est pas possible d'aimer deux choses qui sont opposées. Cela crée de la tension mais il semble que nous sommes parfois, même souvent, contents de vivre avec cette tension. De l'autre côté nous pouvons dire que quelqu'un qui aime le monde montre que l'amour de Dieu n'est pas en lui - c'est-à-dire qu'il y a deux sens à ce que Jean dit ici.

Si Jean a dû dire "N'aimez pas le monde" c'était parce qu'il y en avait certains qui aimaient le monde ou commençaient à tomber amoureux du monde. Le monde est séduisant. Par la suite Jean nous parle de trois dangers qui peuvent nous détourner de notre amour pour Dieu.

La convoitise de la chair. La convoitise des yeux. L'orgueil de la vie. Un des commentateurs sur ce passage a dit quelque chose que je trouvais très intéressant. Il dit de ces trois dangers qu'ils sont "une déclaration que l'humanité dans son péché a suivi le mal plutôt que le bien et il a loué les choses créées plutôt que le créateur. Le problème n'est pas que Dieu a créé des choses matérielles. Le problème c'est que nous avons fait d'eux des idoles. Les trois choses dans ce verset sont les chemins par lesquels l'humanité est incliné à pervertir la bonté de la création de Dieu."

Trois dangers

La convoitise de la chair

Encore une fois nous tombons sur un mot qu'il faut définir pour comprendre ce que Jean veut dire. "La chair". Bien sûr que la chair parle de notre corps physique. C'est ce que nous sommes ici-bas. Mais il y a plus encore; la bible définit la chair comme notre personnalité et notre nature sans la présence de Dieu. La chair est le désir naturel de faire ce qu'on veut. La convoitise de la chair est la tentation de satisfaire nos pulsions, ce que nous voulons faire, sans regarder à Dieu. La chair dit toujours "si cela vous semble bon, faites-le". Si nous la laissons faire, "la chair" nous tirera par le bout du nez dans ce qui est contre la volonté de Dieu.

Avant de devenir chrétien la bible dit que "nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées." (Ephésiens 2:3) Quand nous sommes devenus chrétiens, nous avons, en Christ, "crucifié la chair avec ses passions et ses désirs." (Galates 5:24) Mais la chair ne veut pas rester crucifiée. Elle veut ressusciter et elle veut dominer.

Par exemple: Galates 5:19 nous dit qu'une des œuvres "de la chair" est la jalousie. Imaginez un instant que vous êtes au boulot. Vous parlez avec une collègue. Vous venez de recevoir une augmentation de traitement. Vous découvrez pendant la conversation avec votre collègue, qui fait le même travail que vous, qu'elle a reçu une plus grande augmentation que vous… et vous croyez que vous faites mieux votre travail qu'elle… Tout de suite le petit monstre aux yeux verts, se lève et dit "Ce n'est pas juste…" La chair essaye de dominer…

La convoitise de la chair est illustrée dans les deux autres phrases, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie. Nous pouvons les résumer ainsi : l'un est un désir impur pour ce que l'on n'a pas et l'autre une fierté impure de ce que l'on a. Regardons-les.

La convoitise des yeux

Une femme témoignait de sa conversion pendant une réunion. Elle disait "J'étais idiote et vaniteuse. Les plaisirs du monde et surtout 'être à la mode' étaient mes seules pensées. J'aimais beaucoup les soieries, les rubans et la dentelle. Mais, mes amis, quand je voyais qu'ils m'amenaient à la perdition je les ai tous donnés à ma sœur."

La convoitise des yeux, c'est la tentation de courir après ce que l'on voit. Il y a même une industrie consacrée à la convoitise des yeux - la publicité. Celle-ci existe seulement pour vous dire que vous n'avez pas assez et que vous méritez plus. Pour nous, en Europe occidentale, un des plus grands dangers pour la vie chrétienne n'est pas la persécution mais la (sur)consommation.

Le chanteur Jean-Jacques Goldman a écrit un chant qui s'appelle "Les Choses" qui nous explique bien la convoitise des yeux : "je prie les choses et les choses m'ont pris, elles me posent, elles me donnent un prix, je prie les choses, elles comblent ma vie, c'est plus 'je pense' mais 'j'ai donc je suis'". Et comme il comprend bien que "les choses" sont une illusion, il chante "sans trône ou sceptre je me déteste roi nu, je ne vaux rien." ('Les Choses' - J-J. G) Elles semblent combler la vie mais elles font l'opposé - elles nous détournent de Dieu. Si la chair nous tente de l'intérieur, la convoitise des yeux c'est ce qui nous tente de l'extérieur, toutes les choses qui sont tout autour de nous qui peuvent attirer notre attention.

L'orgueil de la vie

L'orgueil de la vie est la troisième des dangers qui peuvent nous détourner de Dieu. Tout simplement, c'est l'attitude qui dit que je n'ai pas besoin de Dieu parce que je me confie en moi et je me confie en tout ce que je possède. Nos possessions deviennent la source de notre sécurité de servent à nous valoriser. Je crois que nous connaissons tous cette attitude. Nous la voyons chez beaucoup d'autres et même de temps en temps chez nous.

Il ne faut pas se tromper, Dieu nous donne des bonnes choses, il nous donne des bonnes choses que nous pouvons utiliser et apprécier, il n'est pas radin. Mais, ce qu'il nous donne reste toujours le sien et nous ne sommes que des gérants et des gérantes qui gèrent les ressources du maître. Nous n'osons pas se vanter de ce que nous possédons parce que, pour finir, nos possessions ne nous appartiennent pas. Encore une citation d'un des commentateurs que j'ai pu lire sur ce passage. Il dit de ceux et celles qui souffre de l'orgueil de la vie que "Ils ne laissent jamais l'occasion passer dans une conversation de trouver un moyen de se faire exalter et faire baisser leurs auditeurs. Mais les chrétiens ne peuvent pas vivre ainsi. C'est caractéristique du monde et le monde ne peut pas nous satisfaire".

Dans l'évangile de Luc 12:16-21 nous trouvons, dans une parabole de Jésus, un très bon exemple de ce dont nous parlons. Lisons la parabole en toute vitesse.

Pourquoi ne pas aimer le monde?

Jean dans ce passage parle aussi de pourquoi il ne faut pas aimer le monde. Il y a deux raisons : il y a, premièrement, une incompatibilité fondamentale entre le chrétien et le monde et, deuxièmement, le monde est transitoire mais notre destin c'est l'éternité.

Une incompatibilité fondamentale

Le monde est attirant, ses plaisirs sont subtils. Le monde promet beaucoup mais donne très peu. Mais si nous tombons amoureux du monde, notre amour pour Dieu va refroidir. Nous avons déjà dit qu'il est impossible d'aimer deux choses sans réserve. Jésus a dit la même chose dans Mathieu 6:24 - "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon."

Jacques est encore plus clair: "ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu." L'amour pour Dieu et l'amour pour le monde sont incompatibles.

Dans l'évangile de Jean, au chapitre 15, Jésus dit "Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait." L'incompatibilité est profonde au point que le monde déteste même ceux qui se disent chrétien et qui vivent la vie chrétienne.

Le monde est transitoire

Un jour, un homme est allé voir un rabin. Le rabbin habitait dans un appartement très modeste qui n'avait qu'une seule pièce. Dans la pièce il n'y avait presque rien - une chaise, une table et des livres.
L'homme demanda "Où sont vos meubles?"
Le rabbin répondit "Où sont les vôtres?"
L'homme à son tour répondit "Mais, moi, je ne suis que visiteur…"
Le rabbin dit "moi aussi…"

Un jour, tout ce que nous voyons ici autour de nous se terminera. Il n'y aura plus de monde comme celui-ci. Les plaisirs de ce monde ne satisfont pas, et en plus ils ne dureront pas éternellement. Ce monde va passer. A cause de tout ce que Dieu a mis en mouvement par la venue de Jésus, ce monde à une date limité. Nous ne sommes que ceux et celles qui séjournent dans ce monde parce que notre destin est le ciel. Est-ce que nous allons nous laisser prendre par un monde qui passe et dans lequel les plaisirs et "les choses" ne sont que transitoires?

Jean nous appelle à regarder plus loin. A voir ce monde à la lumière de l'éternité. "Celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement." Il sera là quand le monde passera. Il sera près de Dieu pour toujours. Jean nous appelle donc aussi à décider comment nous allons vivre.

"Celui qui fait la volonté de Dieu." Puisque Jean parle tant de l'amour nous aurions pu nous attendre à ce qu'il dit "Celui qui aime Dieu". Mais non, tout ce qu'il dit comprend une dimension éthique. Il faut croire et il faut faire. Il est certain que le chrétien obéissant aime Dieu, là dessus il n'y a aucun doute.

Mais obéissant veut dire qu'il se détourne du péché, il veut dire aimer nos frères et sœurs non pas seulement avec nos paroles, il veut dire rejeter les tentations de ce monde pour suivre Jésus sur le chemin étroit, et parfois difficile, de la foi. Un tel chrétien a vraiment gagné déjà la richesse de la vie éternelle même si dans ce monde il connait la pauvreté et la difficulté. Comme dit l'Apôtre Paul dans 2 Corinthiens 4:18 : "les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles".

Comment vivre alors?

A ce point nous nous attendons à ce que Jean nous donne une liste de ce qu'on doit faire. Qu'est-ce qu'il faut éviter? Quelles sont les choses qu'il faut faire? Mais il n'y a pas de liste. Jean ne nous donne pas un tas de conseils pratiques pour comment vivre dans le monde tout en n'étant pas de ce monde. Bien sûr nous pouvons trouver des conseils ailleurs dans la bible. Dieu ne nous laisse pas sans lumière en ce qui concerne comment vivre. Mais il me semble que Jean veut mettre le doigt, premièrement sur notre attitude, et puis, par la suite sur nos actions.

Il y a deux questions simples que je veux nous poser alors, je me compte là dedans!
Aimez-vous Dieu plus que vous n'aimez le monde? Etes-vous prêts à changer votre façon de vivre pour démontrer votre amour?

Chacun et chacune va avoir une réponse différente à ces questions. Ce sont des questions qui touchent le fond de notre vie. Nous nous accrochons parfois aux possessions, aux plaisirs du monde aussi bien qu'aux attitudes enracinées dans notre passé. Nous les aimons et nous ne pouvons pas imaginer notre vie sans ces choses et ces attitudes. Mais sont-elles compatibles avec notre amour pour Dieu?

Il faut admettre que ce sont des questions est difficiles à entendre. Pour moi c'est un sujet sur lequel je n'aime pas trop réfléchir parce que mes proclamations d'amour pour Dieu sont parfois des discours creux à la lumière de ma façon de vivre.

Cependant, le fait que je sois inconfortable ne veut pas dire que je peux pratiquer la politique de l'autruche et enterrer ma tête dans le sable en espérant que le problème va disparaitre.

Est-ce que j'aime Dieu plus que j'aime le monde? Même si je peux dire "oui" il y a une autre question qui arrive toute de suite derrière la première… Est-ce que je flirte avec le monde, est-ce que je lui fais des yeux? Une question un peu plus gênante à laquelle la réponse n'est pas aussi facile.

Après avoir donné notre réponse à ces questions sur nos attitudes il y a encore d'autres à poser sur notre pratique. Est-ce que je suis prêt à changer ma façon de vivre pour démontrer mon amour? Est-ce que je suis prêt à abandonner mon amour pour le monde d'une manière pratique? Oui… mais j'ai parfois peur que changer va laisser un vide quelque part, que changer sera trop difficile, que changer va être trop coûteux. Que faisons-nous? Je ne ai pas de réponse toute faite mais je peux témoigner de comment Dieu a appliqué ces choses dans ma vie, et avec ce témoignage je vais terminer.

Avant de devenir jouer de guitare acoustique je jouais la guitare basse. Vous me voyez avec une basse de temps en temps ici à l'église. J'ai commencé à jouer quand j'avais 17 ans - il y a très longtemps! Au début je passais 4 heures chaque jour dans la répétition, je rêvais des guitares et des amplis. Après quelques mois d'études intenses je suis devenu membre du groupe de louange à notre église. Et c'est là que mes problèmes ont commencés. J'aimais qu'on me regarde, j'aimais que les gens disent que j'étais un bon bassiste. Je suis devenu orgueilleux même si je ne le reconnaissais pas du tout. La guitare et la performance est devenu plus importante pour moi que Dieu et la louange. Et puis je commençais à avoir des grosses douleurs dans mes mains. Je crois, en regardant en arrière que Dieu essayait de tirer mon attention, mais je n'écoutais pas trop. Pour finir j'ai du arrêter de jouer, je n'en pouvais plus et pendant ce moment difficile Dieu m'a dit de laisser tout tomber, d'être prêt a ne plus jamais jouer la guitare basse.

Nous avons lutté sur ce sujet, moi et Dieu mais Dieu a gagné et je me suis soumis à ce que je croyais qu'il me disait. J'étais prêt à ne plus jamais jouer une guitare basse si cela étais le plan de Dieu pour ma vie. Je ne jouais pas pendant longtemps et cela me manquait énormément mais, pour finir je me suis habitué, je suis redevenu adorateur plutôt qu'artiste.

C'est seulement après des mois et des mois, de ce que je m'en souviens que j'avais l'impression que je pouvais, de nouveau, rejouer la guitare basse. Et j'ai recommencé avec une certaine hésitation. La différence en moi? Ce n'étais plus la guitare qui dominé et je pouvais remercier Dieu de ce qu'il me permettait de lui servir en jouant ma guitare.

Quand nous sommes arrivés en Belgique il y a dix ans et un petit peu je n'avais pas besoin de jouer la guitare basse parce qu'il n'y avait pas de place pour un tel instrument, mais à cause de ce que Dieu a déjà fait en moi cela n'étais pas un problème, et pour moi c'est maintenant une joie de pouvoir jouer de nouveau la guitare basse, de temps en temps, avec les musiciens formidables que Dieu nous a donné dans cette église.

Est-ce que Dieu va agir de la même manière dans votre vie? Je n'en sais rien, mais soyons à son écoute et cherchons à l'aimer au dessus de toutes autres choses.


Si vous avez apprecié cette prédication que vous avez lu et vous aimerez nous aider dans la construction de notre nouveau bâtiment d'église vous pouvez visiter notre site www.1000x50.com, merci.

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