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Matthieu 20:1-16

"Ce n'est pas juste!"

Il était une fois un socialiste qui était allé voir l'entrepreneur américain Andrew Carnegie.
Le socialiste râlait contre l'injustice de la richesse de Monsieur Carnegie. A son avis il fallait partager la richesse afin que chacun puisse avoir sa part.
Carnegie demanda alors à son secrétaire un rapport sur la valeur de tous ses biens. En même temps il consultait un livre avec les chiffres de la population mondiale. Après avoir fait des calculs, il dit à son secrétaire "Donnez 16 centimes à ce monsieur. C'est sa part de ma richesse."

Si vous souhaitez bien avoir un avis sur l'injustice il suffit de parler à un enfant. Les enfants ont une sensibilité fine pour la justice et pour l'injustice. Si vous me ne croyez pas, essayez de couper un gâteau en quatre parts pour quatre enfants et puis donnez au plus jeune le choix entre les quatre parts. Vous entendrez presque toute de suite "Ce n'est pas juste!!".

Lisons Matthieu 20:1-16

Premièrement, les caractères qui se trouvent dans l'histoire
Il n'y a pas beaucoup de caractères dans cette parabole. Il y a le maître de maison. Comme le roi de la parabole du serviteur qui n'a pas été pardonné, le maître représente Dieu.
Il y a aussi des ouvriers. Au début de la parabole ce sont des hommes qui se trouvaient "sur la place sans rien faire". Et puis, à l'appel du maître, ils sont devenus les ouvriers du maître.
Nous pouvons dire que ceux qui sont sur la place représentent les non-croyants. Les ouvriers dans la vigne sont les chrétiens. Ceux qui ont été sauvés.

Le caractère de Dieu
Il y a deux choses que j'aimerai dire concernant Dieu que nous trouvons dans cette parabole, et qui représente le thème majeur.

Dieu est à notre recherche

Quand je suis sorti de l'université en 1994 je n'avais pas de travail. Avant de finir mon cours, j'avais déjà envoyé des copies de mon curriculum vitae à 100 compagnies en Angleterre. Comme résultat, j'ai eu 10 entrevues, puis une deuxième entrevue, et pour finir, aucun boulot. Cent... Dix... Un... Zéro! J'étais chômeur. Chaque semaine il fallait aller à l'agence pour l'emploi afin d'avoir mon allocation de chômage. Pour moi, cela n'a duré que quelques mois.
A l'époque de Jésus, la place du village était comme une agence pour l'emploi. Les chômeurs d'un village s'y rassemblaient avec l'espoir de trouver un travail pour le jour. Ceux qui cherchaient des ouvriers allaient à la place le matin pour en trouver quelques-uns.

Si la place représente notre vie comme non-croyants nous pouvons voir que c'est Dieu qui vient pour nous chercher. Car, c'est Dieu le maître qui "sortit dés le matin". Cela est en accord avec l'enseignement de Jésus dans Luc 19:10. "Le fils de Dieu est venu chercher et sauver ce qui était perdu."
Notre Dieu est un Dieu qui est en recherche. La venue de Jésus sur terre nous montre qu'il était prêt à mettre en action son désir de nous chercher et de nous sauver. Cela m'encourage, j'espère que cela vous encourage aussi. Dieu a dit qu' "Il vaut la peine d'envoyer mon fils pour sauver Adrian, pour sauver....."
Les chômeurs sur la place n'ont rien fait pour trouver un boulot, sauf qu'ils étaient là, prêts à répondre à l'appel. N'en est-il pas de même pour nous? En tant que non-croyants nous étions même peut-être à la recherche de "quelque chose" mais c'est Dieu qui nous a trouvés. C'est Dieu qui nous a saisis et sauvés.

Dieu a compassion de nous

Dieu est à notre recherche, il a aussi compassion de nous.
Au temps de Jésus, une heure était un douzième d'un jour - du lever du soleil jusqu'à son coucher. C'était bien en hiver mais cela donnait une longue journée en été.

En été, la journée commençait à environ 6 heures du matin. C'était donc normal pour les chômeurs d'être sur la place à 6 heures du matin. Les employeurs arrivaient peu après pour chercher des ouvriers.
Mais nous trouvons quelque chose d'intéressant et d'anormal dans cette parabole. Le maître est venu à 6 heures le matin, c'est normal. Puis, il est venu à la troisième heure - 9h00. Puis il est venu à la sixième heure - midi. Puis il est venu à la neuvième heure - 15h00 et même il est venu à la onzième heure - une heure avant l'heure de terminer la journée.

Aucun employeur de l'époque n'aurait fait cela! Mais cette parabole n'a pas été conçue pour nous donner une instruction sur comment diriger une entreprise.
Elle nous montre la compassion de Dieu. Il est toujours à notre recherche.
Pour une personne, le salut peut arriver tôt dans sa vie. Même un enfant peut se convertir et suivre Jésus. Pour une autre le salut peut arriver tard dans la vie - à la onzième heure, au dernier moment même.

Un des malfaiteurs sur la croix à côté de Jésus s'est tourné vers lui en disant "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne." J'aurais dit "pas de chance, mec... trop tard" mais Jésus lui a répondu "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis."
Nous pouvons dire sans doute que pour le malfaiteur il était presque trop tard... mais, il n'est jamais trop tard tant qu'on est en vie! La compassion de Dieu s'étend jusqu'au dernier moment, jusqu'à la onzième heure.

Cela me pose un problème!

La question du dernier moment nous pose un problème. Comment est-il possible que quelqu'un qui a commencé son travail 11 heures après quelqu'un qui était là dès le début puisse recevoir le même salaire? C'est une question de justice n'est pas?

Lisons du verset 8 à 12.
A la fin de la journée les ouvriers qui ont travaillé pendant la plus grande partie de la journée n'étaient pas très contents. Ils voyaient que ceux qui avaient commencé plus tard avaient reçu le même salaire qu'eux - un denier.
"Ce n'est pas juste!!" Et nous avons la tentation de prendre parti pour les ouvriers qui ont travaillé le plus.
"Ce n'est pas juste!!" Les derniers ont reçu de trop! Ils ne méritent pas le même salaire que les premiers qui ont supporté la fatigue du jour et la chaleur. "Ce n'est pas juste!!"

Nous arrivons au thème majeur de cette parabole. Cette parabole nous parle de la grâce infinie de Dieu.
Chacun des ouvriers n'a reçu qu'un denier - même celui qui a commencé le plus tard. Le dernier a reçu le même denier que le premier. Le denier représente le salut. Chaque chrétien reçoit le même salut - un don de Dieu qu'il ne mérite pas.

"Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux?" Le maître a pris ces chômeurs et il leur a donné un travail à faire. Il a cherché ceux qu'il a voulu chercher et il leur a donné ce qu'il a décidé de donner. Personne d'entre eux n'a même mérité d'être choisi, donc, personne d'entre eux n'a une raison de se plaindre. Nous pouvons peut-être dire que le maître était injuste - parce qu'il n'a pas donné aux ouvriers ce qu'ils méritaient. Ils ne méritaient rien du tout de la main du maître, même pas un travail.

Avant que nous devenions chrétiens, nous étions des pécheurs perdus. Nous étions même ennemis de Dieu - une idée qui se trouve en Romains 5:10 et en Colossiens 1:21; toujours dans le contexte de ce que nous étions autrefois avant que nous soyons sauvés. Selon Ephésiens 2 nous étions "sans Christ, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance, sans Dieu dans ce monde." Nous ne méritions rien de Dieu sauf sa condamnation et la mort pour notre péché. Mais Dieu ne nous a pas donné ce que nous méritons. C'est là que se trouve la grâce.

Le thème majeur de cette parabole peut donc être résumé dans une phrase:
"Chaque Chrétien est (tout aussi) sauvé parce que son salut dépend de la grâce de Dieu et non pas de son propre mérite."

Et vous allez me dire "eh, bien....? Ce n'est pas une grande nouvelle! J'étais déjà au courant de ce fait..."

Mais il y a des implications à cette parabole.
Il y a quelques mois un homme est mort. Il était devenu chrétien 3 ou 4 semaines avant sa mort.
Après sa mort j'ai parlé avec quelqu'un, un chrétien qui n'est pas d'ici, qui connaissait cet homme. Il m'a déclaré "Il ne sera pas au ciel puisqu'il est devenu chrétien si tard dans sa vie...." J'étais tellement surpris! Mais, peut-être pensons-nous tous la même chose quand nous entendons parler de quelqu'un qui est devenu chrétien aussi tard...
"Ce n'est pas juste!! Je suis devenu chrétien quand je n'avais que 7 ans, j'ai travaillé dur pour toi Seigneur pendant des années - je suis fatigué et j'ai bien supporté la chaleur.... et lui... il n'a rien fait pour toi Seigneur... et tu l'acceptes!!! Comment oses-tu sauver un tel homme?" Presque hystérique en moi-même tout en étant très calme au vu des autres.

Nous osons juger la grâce de Dieu envers les autres. Nous voyons d'un mauvais œil que Dieu soit bon. Quand Dieu accorde sa grâce à quelqu'un, sommes-nous là avec les ouvriers mécontents? Murmurons-nous contre la grâce de Dieu répandu sur ceux qui, à notre avis, ne la mérite pas? N'oublions pas que nous ne méritons pas cette grâce non plus. Si Dieu sauve quelqu'un que nous considérons être minable, que pensons-nous de lui? Cette question touche même à notre désir d'évangéliser. "Il me semble que je ne veux pas lui parler de Jésus, des fois qu'il se repentirait et qu'il soit sauvé!!"

Souvenons-nous du sketch des jeunes à Pâques? Il y a une phrase qui à fait rigoler presque tout le monde mais qui nous touche peut-être plus que nous voudrions l'admettre: "Mais si c'est gratuit, qu'est-ce qu'on fait pour empêcher qu'il y ait des loubards?" Cette parabole touche notre attitude vis-à-vis des autres. Ce sont des attitudes qui ne paraissent peut-être que rarement mais qui trahissent le fait que nous n'avons pas vraiment apprécié à sa juste valeur la grâce de Dieu envers nous.

C'est peut-être dur à entendre mais si nous voulons être une église missionnaire; si nous voulons témoigner de notre foi aux gens qui nous entourent; si nous voulons être une lumière dans les ténèbres ici à Libramont nous devons nous rendre comptes de ces attitudes minables que nous gardons, parfois, dans notre cœur.
Mais, d'un autre côté - nous sommes des témoins de cette grâce. Nous sommes bien sauvés. Nous avons quelque chose à partager! Notre Dieu est à la recherche de nouveaux ouvriers et quand il les trouve il va répandre la même grâce sur eux que celle qu'il a répandue sur nous. Il va les faire passer de la mort à la vie, comme il nous a fait passer de la mort à la vie quand il nous a sauvés. Ses ennemis vont devenir ses amis, ses enfants. Peut-être n'est-ce pas juste parce qu'ils ne méritent rien. Mais, c'est là où se trouve la grâce.


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