* Imprimer

Lire la Bible

Cliquez les mots soulignés pour faire ouvrire une fênetre avec le verset ou passage approprié de la Bible Louis Segond.

Ou, cliquez ici pour avoir la table de matières pour la Bible entière dans une nouvelle fênetre.

Commentaires?

Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

Matthieu 5:1-6

Citoyens du royaume

Jean-Philippe Smet est français mais il y a quelques années il voulait devenir belge. Sa mère était française et son père belge. Dependant de votre optique, heuresement ou malheuresement, sa demande à été refusé par le gouvernement belge parce qu'il n'habite pas en Belgique et il n'est pas propriataire en Belgique. Si vous ne le savez pas, Jean-Philippe Smet est mieux connu sous le nom de Johnny Hallyday.

Au moment qu'il a voulait devenir l'un de nous certains ont suggéré qu'il voulait devenir belge pour bénéficier des avantages fiscaux, c'est à dire, payer moins d'impôts. Est-ce charitable de le dire? Je ne sais pas. Mais si Johnny avait pu devenir belge, aurait-il été un bon belge? Encore une fois, je ne le sais pas, mais ce qui est certain c'est qu'en tant que citoyen belge, il aurait eu des droits et il aurait eu des devoirs - comme tout autre citoyen.

Tout nouveau citoyen de la Belgique reçois, normalement, une copie de la constitution du royaume - un document assez conséquent pour notre pays. Ce document nous explique comment le pays fonctionne:

Ces titres parmi d'autres… sont des titres tirés de la vraie constitution belge.

Ce matin nous continuons nos études dans l'évangile de Matthieu. Nous arrivons aux versets qui sont peut-être les plus connus de tout le Nouveau Testament. Nous sommes au début du sermon sur la montagne. Cet enseignement de Jésus qui se trouve dans les chapitres 5, 6 et 7 est la constitution du royaume de Dieu. Les paroles de Jésus nous expliquent comment fonctionne le royaume de Dieu.

Lisons Matthieu 5:1-12 ensemble. Ce matin nous allons nous concentrer sur les 6 premiers versets, la fois prochaine nous regarderons les versets 7 à 12. Ces versets nous posent la question "Qu'est ce qu'un bon citoyen du royaume?"

Et c'est peut-être par là que nous devons commencer. Il y a des gens qui disent "J'essaye de vivre selon le sermon sur la montagne." Ils pensent surtout à la règle d'or : "Faites aux autres ce que vous aimeriez qu'ils vous fassent." Bon, ce n'est pas mal qu'ils veulent vivre ainsi mais le sermon sur la montagne n'est pas un code d'éthique pour le monde en général. Il est destiné aux disciples de Jésus. Il est destiné aux citoyens du royaume de Dieu. Comme la constitution belge ne constitue pas une obligation pour un français, un anglais ou un américain, la constitution du royaume de Dieu ne vaut que pour les citoyens du royaume. Jésus enseigne ses disciples. Nous découvrirons plus loin dans le chapitre qu'il y avait une grande foule qui écoutait de loin mais Jésus parle d'abord à ses disciples - ceux qui le suivent - un groupe plus large que juste ceux que nous connaissons comme étant "les douze".

Ce matin nous allons nous concentrer sur les béatitudes - neuf sentences de Jésus qui commencent par "heureux…". Ce sont des fondations sur lesquelles est bâti tout ce que Jésus va dire par la suite. Regardons les quatre premières béatitudes.

Quelqu'un a appelé les béatitudes les "Belles attitudes" du royaume de Dieu. Quelles sont les attitudes de ceux en qui Dieu prend plaisir? Le mot "heureux" parle de beaucoup plus qu'un sourire et un sentiment de contentement. C'est un mot qui était normalement réservé aux dieux et aux morts. C'est un état assuré qui ne dépend pas de nos circonstances. Les heureux sont ceux qui sont approuvés par Dieu. Il déclare qu'ils sont heureux parce qu'ils vivent selon ses préceptes, et il les rend heureux.

Les pauvres

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Qu'est ce que la pauvreté en esprit? Pour la meilleure illustration nous pouvons regarder une parabole de Jésus qui se trouve dans Luc 18:10 à 13 "Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre."

Qui est le pauvre en esprit? Selon cette parabole c'est celui qui reconnaît qu'il a besoin de Dieu. Celui qui reconnaît sa nature pécheresse et son incapacité de se sortir du problème de son péché. Il se tourne vers Dieu pour chercher du secours. Il dépend de Dieu.

L'inverse de la pauvreté en esprit n'est pas la richesse en esprit, c'est l'orgueil de l'esprit. C'est dire que "moi, je vais bien." Comme le pharisien "Je fais tout ce qu'il faut pour être accepté par Dieu." Il se croit riche en esprit. A lui Jésus dirait, comme il a dit à l'église de Laodicée dans Apocalypse 3:17 : "Tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes." Une telle personne est ignorante de sa condition. S'il y a un problème c'est la faute d'un autre – jamais de lui-même.

Un pharisien typique croyait que ce qui était important, c'était ses actes spirituels. Les choses qu'il faisait et que les autres voyaient. Il avait une grande piété. On aurait dit "Quel homme de Dieu!" Il avait tous les mots corrects, une théologie "correcte", si sévère.

Mais il dépendait de ces choses plutôt que d'admettre que ses œuvres de justice étaient comme "un vêtement souillé" comme le disait Esaïe.
Un chrétien qui est "pauvre en esprit" n'a pas une trop haute opinion de ce qu'il est devant Dieu. Et il lui est promis d'entrer dans le royaume des cieux. Il vit dans une relation d'humble dépendance. Il dépend de Dieu pour son salut - parce qu'il a reconnu son besoin d'un sauveur. Mais, par la suite il dépend de Dieu pour tout ce qu'il a et pour tout ce qu'il est - chaque jour reconnaissant pour son salut, pour la main de Dieu qui le tient.

Les affligés

Heureux les affligés, car ils seront consolés!

Par quoi ces heureux sont-ils affligés? Il me semble que la réponse la plus simple c'est qu'ils sont affligés par leur nature pécheresse. Leur péché est un poids tout simplement. Il ne faut pas oublier que nous parlons des disciples - ceux qui sont déjà chrétiens. Il est vrai que lorsque quelqu'un commence à se tourner vers Dieu il va sentir sa pauvreté en esprit et son affliction mais Jésus nous enseigne que cela aussi est le caractère du chrétien. Un chrétien reste un pécheur. C'est un simple fait. Mais il ne peut pas ignorer, écarter ou déclasser son péché. Pour un citoyen du royaume de Dieu le péché, son péché, va le heurter. Plus que ça, il aura horreur de son péché. Le fait qu'il péche sera pour lui une source de détresse. Non parce qu'il a peur de la punition mais parce que le péché est une offense envers celui qu'il doit aimer le plus.

Ce n'est pas que nous devons vivre en nous flagellant - comme ceux qui n'ont pas d'espérance. Ce n'est pas que nous devons vivre dans une attitude d'auto-méprisamment - "Que je suis terrible/minable/horrible/pénible/vilain" - biffer la mention inutile! Mais le poids de notre péché devrait avoir un effet - l'effet de nous conduire entre les mains du Seigneur. C'est rare de nos jours d'entendre dans l'église le message tel qu'il est annoncé dans l'Ancien Testament - "Le Seigneur, l'Éternel des armées, vous appelle en ce jour à pleurer et à vous frapper la poitrine, à vous raser la tête et à ceindre le sac."

Oui, il y a des choses culturelles là dedans - mais, est-ce que nous connaissons les sentiments et l'attitude qui mènent à ses actes? Pleurons-nous sur notre péché?

L'auteur d'Ecclésiaste nous dit qu'il y a "un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser." Qu'est ce que nous faisons le plus souvent dans l'église? Dieu a dit à Israël: "Je changerai vos fêtes en deuil, Et tous vos chants en lamentations, Je couvrirai de sacs tous les reins, Et je rendrai chauves toutes les têtes; Je mettrai le pays dans le deuil comme pour un fils unique, Et sa fin sera comme un jour d'amertume." Dieu avait dit cela à son peuple parce que le peuple croyait que tout allait bien avec Dieu, malgré leur péché, leur idolâtrie et leur rebellion.

Pour les affligés il y a une promesse - la promesse de la consolation. Dieu ne va pas dire simplement "tient, tient, ça ira mon petit…" La consolation qu'il nous offre c'est le pardon du péché. Je cite, encore une fois, le verset qui m'est le plus cher de la bible, 1 Jean 1:9: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." Certains l'appellent "le savon de Dieu." Mais ils prennent à la légère la gravité du péché et la magnificence du pardon que Dieu nous offre.

Les débonnaires

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre!

Débonnaire. Qu'est ce que nous comprenons quand nous entendons "débonnaire"?

Facile à vivre? De bonne volonté? Gentil? Paillasson? Faible?

"Le petit Jésus débonnaire et doux." Ce mot devient facilement quelque chose de négatif. Un chrétien débonnaire c'est quelqu'un qui dit toujours "oui" parce que dire "non" montre trop d'assurance. Vous devez vous considérer plus bas que les autres, non? Beaucoup plus bas… Donnez-vous pour les autres à n'importe quel prix?

Mais débonnaire ne veut pas dire faible. C'est la force maîtrisée. Le contrôle de soi et une bonne compréhension de ce qu'on est. Ce n'est pas être prêt à ce que l'on puisse nous marcher sur la tête. C'est être prêt à tout faire pour la volonté de Dieu. Et cela en relation avec les autres. Si nous connaissons notre pauvreté en esprit, si nous sommes affligés – si nous avons une bonne compréhension de notre péché - nous serons plus doux avec les autres pécheurs. Cela ne veut pas dire que nous permettons tout et n'importe quoi. Avec le péché nous devons oser le nommer comme tel. Mais nous connaissons bien de quoi nous sommes capables et combien la grâce de Dieu est grande dans notre vie. Il n'y a pas de place pour la condamnation. Etre débonnaire c'est reprendre avec tendresse avec amour quelqu'un qui est dans le péché. C'est de ne laisser personne continuer dans son péché. Mais cela sans le juger - parce que nous savons bien que nous sommes comme lui et que Dieu nous pardonne.

Selon un certain commentateur les débonnaires sont "Ceux qui ne sont pas facilement provoqués à la colère; qui supportent avec patience les torts et les affronts; qui se comportent avec politesse. Ceux qui ont des pensées les plus basses d'eux-mêmes et les plus hautes des autres. Ceux qui sont prêts a être enseigné et corrigé par le saint le plus petit, et à se soumettre à la volonté de Dieu."

Et la promesse pour les débonnaires? Ils hériteront la terre. Cela veut dire qu'ils vont régner avec Christ dans la nouvelle terre. Ils y seront habitants. Les saints de Dieu ensemble.

Les affamés

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

Le français Blaise Pascal a dit que: "L'homme a dans le cœur un vide qui a la forme de Dieu. Or, puisque ce vide a exactement la forme de Dieu, aucune autre chose ne saurait y prendre place efficacement."

L'auteur de Ecclésiaste, encore une fois, le dit ainsi "Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin."

Le problème pour beaucoup de monde, Chrétiens y compris, c'est que nous courrons après d'autres choses dans la vie. Nous avons faim et soif de succès, faim et soif de popularité, faim et soif de possessions.

Il nous manque un appétit pour les choses spirituelles. Dans beaucoup de domaines de la vie nous sommes gâtés. Nous avons tout ce que nous désirons et plus encore. Mais dans le domaine spirituel nous sommes souvent appauvris, même mal nourris parce que nous ne pensons pas à bien manger pour soutenir notre vie spirituelle.

Jésus nous dit que dans le royaume de Dieu les citoyens ont un appétit pour la justice. C'est même plus qu'un appétit - "j'ai la dent pour la justice". C'est un désir fort. Dévorant même. Mais quelle est cette justice? Il me semble que Jésus parle de la justice dans notre relation avec Dieu. C'est le désir d'être reconnu comme juste par Dieu et de recevoir ses bénédictions dans notre vie comme un de ses justes. Et ce désir est primordial pour le citoyen du royaume.

Je crois que nous devons nous poser la question "Est-ce que nous avons faim?" Ou est-ce que nous considérons les bénédictions de Dieu comme un buffet où nous grignotons de temps en temps quand nous n'avons rien d'autre à faire?

La promesse pour le chrétien affamé c'est qu'il sera rassasié. Il recevra ce qu'il désire. Il sera justifié - déclaré juste par Dieu. Et par la suite, dans sa vie, il va vivre comme un des justes. Le fait que Dieu le déclare juste veut dire aussi qu'il n'a pas besoin de chercher une autre justice. Il n'a plus besoin d'essayer de se justifier devant Dieu par ses œuvres, par ce qu'il fera. L'Apôtre Paul l'explique en ces termes: "Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi."

Conclusions

Nous nous rendons compte que dans le royaume de Dieu le niveau est assez haut! Comment est-ce possible alors d'être un des "heureux" tel que Jésus l'explique dans ce passage? Dans nos pensées il y a deux extrêmes auxquels nous pouvons arriver par rapport à ces choses:
Un optimisme idiot qui dit "pas de problème - je peux tout faire!!" ou
Un désespoir profond - "Je n'y arriverais jamais de ma vie…"

Ce que Jésus nous dit nous montre comment vivre après que nous serons sauvés. Il était impossible de vivre ainsi avant que nous soyons nés de nouveau. Cette vie est l'œuvre du Saint-esprit en nous. Comme je l'ai dit tout à l'heure, le sermon sur la montagne n'est pas un code d'éthique pour tout et n'importe qui. Vivre comme Jésus noue le demande n'est pas possible si nous ne sommes pas en Christ. Il nous faut la puissance de Dieu pour vivre dans le royaume de Dieu.

Tout seuls nous n'arriverons jamais à atteindre ce niveau – c'est cela la réalité du péché dans ce monde. Mais quand nous essayons de vivre ces choses, nous démontrons la grâce et la miséricorde de Dieu dans notre vie. Ce que Dieu a fait de nous et ce qu'il fera de nous devient évident pour tout le monde.

La constitution du royaume parle toujours d'une foi vécue et d'un processus. Elle parle de maintenant et de l'avenir. Dans les béatitudes il y en a qui sont "au présent" et d'autres qui sont "au futur". Nous vivons sous tension en tant que chrétiens. Le royaume de Dieu s'est déjà approché. Nous en vivons les premiers fruits, l'avant goût du royaume de Dieu. Mais la perfection du royaume n'est pas encore arrivée. C'est pourquoi nous n'arriverons pas à être des citoyens parfaits ici bas. Mais cela ne nous donne pas l'excuse de ne pas vouloir vivre cette vie telle que Jésus nous l'enseigne. Et par son Esprit qui habite en chaque chrétien nous pouvons, quand-même, faire beaucoup de progrès!


Si vous avez apprecié cette prédication que vous avez lu et vous aimerez nous aider dans la construction de notre nouveau bâtiment d'église vous pouvez visiter notre site www.1000x50.com, merci.

Retourner à la liste de prédications