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Matthieu 6:11-13

La Prière: notre optique

Cher Dieu,

On prétend que ce sont des prières d'enfants. Il est impossible d'en vérifier les sources mais il n'est pas trop difficile de croire que ce sont de vraies prières dites par de vrais enfants.

Il n'est souvent pas difficile de prier pour nos propres besoins et c'est ce sujet que nous allons considérer ce matin. La semaine passée nous avons étudié la première partie de la prière de Jésus qui se trouve dans Matthieu au chapitre 6. Nous avons vu que la première partie de la prière concerne la gloire de Dieu - son nom, son règne et sa volonté.

Aujourd'hui nous allons continuer notre étude en regardant la deuxième partie de cette prière. Cette partie concerne nos besoins - notre besoin pour la provision, le pardon et la protection. Lisons Matthieu 6:9 à 13.

La Provision

Quand vous vous êtes levés ce matin qu'est ce que vous avez mangé au petit déjeuner? Moi, j'ai mangé du muesli. Lorsque j'ai travaillé sur cette prédication pendant la semaine, je pouvais écrire "Moi, j'ai mangé du muesli" sans réfléchir même à ce que j'écrivais parce que j'en mange chaque jour. Quand nous mangeons nous ne nous posons que rarement la question "Est-ce que je vais manger aujourd'hui?" Nous demandons plutôt "Qu'est-ce je vais manger aujourd'hui?"

Dieu pourvoit à tous nos besoins physiques mais Jésus nous encourage quand même à demander ce dont nous avons besoin. Quand il parle du pain il parle de tout ce dont nous avons besoin pour vivre. Pas besoin de réfléchir sur si nous avons besoin de manger, simplement de quoi nous avons besoin. Nous avons besoin, chacun de nous, de la nourriture, entre autres choses, pour pouvoir vivre.

En Palestine à l'époque de Jésus, la vie dépendait de la moisson du blé et de l'orge. La moisson dépendait de la pluie en sa saison. Le pain, le produit au fond de ces processus divins, était considéré comme un don de Dieu. Un rappel quotidien de son attention continuelle et imméritée. Jésus ne suggère pas que les chrétiens ne mangent que du pain, il veut nous rappeler simplement l'attention continuelle et imméritée de Dieu.

La source de la provision c'est Dieu et nous lui demandons de pourvoir à nos besoins. Tout ce que nous avons vient de lui. Même si nous savons travailler pour gagner notre vie pour mettre le pain sur la table nous ne pouvons pas dire "Je pourvois à mes propres besoins." Comme Actes 17:28 nous le dit "en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être." Il est difficile parfois de nous souvenir de ce fait. Le fait que tout ce que j'ai et tout ce que je suis dépend de Dieu.

Quelqu'un que je connais à posé la question "Que ferai-je, où serai-je, si Dieu me laissait tout seul pendant même une minute?" Cette question m'a beaucoup frappé parce que nous prenons si facilement les choses de la vie comme acquis - comme le muesli. Et nous oublions le Dieu qui pourvoit à tout et qui nous soutient.

Mais, que nous lui demandions notre provision chaque jour montre notre dépendance envers lui. Chaque jour nous venons dans la prière demander que Dieu nous donne ce dont nous avons besoin pour ce jour là. Nous ne prions pas pour les semaines et les mois à venir mais pour ce jour là - ou le lendemain si vous priez le soir... Et cela nous garde de deux choses - la convoitise et l'anxiété.

La Convoitise

Comme vous le savez bien nous vivons dans une société de consommation. Vous êtes ce que vous possédez. Quelqu'un d'autre a toujours plus que vous, et il est plus heureux aussi.

Nous sommes encouragés à vouloir avoir une nouvelle voiture, des vacances exotiques et une maison plus belle encore. Les pubs ne disent jamais "Soyez contents". Mais la prière de Jésus nous encourage à penser à des choses dont nous avons besoin - réellement. Cependant il ne faut pas penser que Dieu est avare. Il nous comble de bien. Il nous donne au-delà de ce que nous attendons. Nous avons un Dieu généreux. Qui veut que nous soyons contents.

'anxiété

La prière que Jésus nous enseigne rend superflu l'anxiété. Quand nous confions nos besoins à Dieu nous pouvons nous relaxer. C'est peut-être quelque chose que nous devrions apprendre. Nous demandons souvent notre pain quotidien en étant inquiet. Nous prions et puis nous nous faisons du souci. Est-ce que je suis le seul? Je dépose le fardeau de mes besoins pendant quelques minutes et puis je le ramasse... je ne le laisse pas entre les mains de celui qui seul peut pourvoir! A moi, à nous, de changer en priant chaque jour avec une dépendance humble et une confiance totale en Dieu.

J'ai dit la semaine passée qu'il n'y a que des pluriels dans cette prière. Bien que nous pensions à nos propres besoins, nous pensons aussi aux besoins de toute la famille de Dieu.
Nous prions pour les autres, que Dieu pourvoie à leurs besoins matériels - ce qui nous amène parfois à agir pour aider les autres - nous devenons quelque part "la main de Dieu" pour eux.

Le Pardon

Un vieil homme, Joé, mourait. Pendant des années il s'était disputé avec Bill, un homme qui, avant, était son meilleur ami. Voulant mettre les choses en ordre, Joé fit appeler Bill. Quand Bill arrive, Joe lui avoue qu'il a peur de mourir avec tant de rancœur entre eux deux. Puis, avec difficulté, même a contrecœur, Joé s'excuse pour les choses qu'il a dites et faites. Il assure Bill aussi qu'il lui pardonne. Il semblait que tout allait bien jusqu'à ce que Bill s'apprête à partir. Joé lui dit alors "Mais attention Bill, si je me rétablis, ceci ne compte pour rien!"

Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. J'ai dit la semaine passée que le problème fondamental de l'homme, c'est sa rébellion contre Dieu. A cause de cette rébellion l'homme n'a plus une relation avec Dieu et il est même condamné à la mort. Il est évident donc qu'un de nos besoins le plus fondamental c'est d'être pardonné par Dieu pour que la relation puisse être rétablie.

Un chrétien c'est quelqu'un à qui Dieu a pardonné ses péchés. Quand pour la première fois, il confesse sa rébellion, son péché, et quand il croit en Jésus comme Seigneur et Sauveur, il est sauvé et pardonné. Il commence une nouvelle vie. Aux yeux de Dieu ce nouveau chrétien est juste mais il ne fait pas toujours ce qui est juste. Il pèche encore et il a besoin d'être pardonné. Ecoutez cette prière: "Seigneur, jusqu'à maintenant, aujourd'hui, je n'ai pas péché contre toi. Je n'ai pas eu de mauvaises pensées. Je n'ai pas dit un mot en colère. Je ne me suis pas plaint. Je n'ai pas menti. Je n'ai frappé personne... Mais Seigneur je viens de me réveiller et dans deux minutes je dois me lever et j'aurai besoin de toi..."

C'est un simple fait que nous péchons. Tôt ou tard pendant la journée. C'est pourquoi Jésus nous donne cette phrase dans cette prière. Nous avons besoin d'être pardonné, ce qui implique la confession de notre péché. Quelqu'un m'a conseillé il y a des années de "Garder un compte limité avec Dieu." Jésus ne se limite pas à confesser notre péché qu'une seule fois par jour. Dieu est prêt à nous pardonner pendant toute la journée - non pas seulement entre 6h00 et 7h00 du matin et 21h00 et 22h00 du soir.

Jésus va plus loin dans sa prière. "Comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés." Il y a un lien étroit entre le pardon que nous voulons recevoir de Dieu et le pardon que nous offrons aux autres. Ceci ne touche pas à notre salut mais il touche bien à notre relation avec les autres, avec Dieu et à notre compréhension de ce qu'il fait pour nous.

Prenons les paroles de Jésus qui viennent tout de suite après cette prière: "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses." Nous devons lire ces paroles en pensant à ce que Jésus dit dans sa prière parce qu'il développe ce qu'il y dit.

Le pardon est un vaste sujet à lui tout seul mais nous pouvons au moins dire que Jésus considère que le pardon soit très important. Quand nous savons pardonner nous montrons bien que nous comprenons combien nous avons été pardonnés nous-mêmes. Les paroles de Jésus nous forcent à considérer la gravité de notre péché aux yeux Dieu par rapport à la gravité du péché d'un autre contre nous. Si nous ne sommes pas prêts à pardonner les petites, et même les grandes, offenses des autres à notre égard, nous ne pouvons pas nous attendre à recevoir le pardon de Dieu.

Si nous refusons de pardonner aux autres, Dieu refusera de nous pardonner. Nous nous trouverons sous sa loi jusqu'à ce que nous nous rendions compte de la stupidité, et du caractère coupable, de garder un esprit rancunier contre quelqu'un d'autre quand Dieu nous a tant pardonné. Demander pardon pour nos offenses pendant que nous refusons notre pardon pour les autres c'est insulter Dieu qui nous a pardonné gratuitement.

Les paroles de Jésus nous semblent dures. Pardonner c'est dur, c'est difficile, je ne dis pas le contraire. Est-ce que Jésus demande trop? Non. Parce qu'il sait combien coûte le pardon. Quand nous pardonnons aux autres nous imitons le père qui nous pardonne et nous honorons celui qui a tant payé pour nous gagner notre pardon.

Tout ceci ne veut pas dire que pardonner aux autres est quelque chose de facile, juste que c'est nécessaire. Quand quelqu'un nous a tellement blessé que pardonner nous semble impossible nous devrions peut-être simplement commencer en demandant à Dieu le désir de pardonner. Il voit l'intention de notre cœur. Il y a tant de choses à dire en plus parce que c'est un sujet qui nous touche tous à un moment ou un autre. Cependant nous allons passer au titre suivant.

La Protection

"Mon fils," disait un père, "Ne nage pas dans le canal". "D'accord Papa" disait le fils. Mais un jour le fils est rentré en portant son maillot de bain mouillé. "Où est-tu allé mon fils?" demandait le père. "Je nageais dans le canal" répondit le fils. "Est-ce que je ne t'ai pas dit de ne pas y nager" demandait encore le père. "Oui Papa". "Pourquoi est tu allé alors?" "C'est comme ceci Papa - j'avais mon maillot de bain avec moi et je ne pouvais pas résister à la tentation de nager dans le canal". Son père lui pose encore une question "Pourquoi as-tu pris ton maillot de bain avec toi?" La réponse du fils "Pour être prêt à aller nager si j'étais tenté."

Dans la prière de Jésus les paroles que nous allons considérer maintenant ont provoqué beaucoup de discussion et beaucoup de confusion: "ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin." Le plus grand problème que cette phrase pose peut être résumé dans cette question: "Comment est-il possible que Dieu puisse nous induire en tentation?" Le verbe "induire" et le mot "tentation" ne devraient pas se trouver dans la même pensée que "Dieu".

La tentation est une chose commune à tout le monde comme nous le dit 1 Corinthiens 10:13 "Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine"

Chacun doit faire face à la tentation. Même Jésus a dû faire face à la tentation et il est sorti de l'épreuve vainqueur. Pour une déclaration définitive sur la tentation il faut que nous lisions dans l'épître de Jacques. Lisons Jacques 1:13-14: "Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise." Avec ce petit passage bien clair nous pouvons commencer à essayer de comprendre les paroles de Jésus qui nous semblent moins claires.

Dieu ne tente personne à faire le mal. La source de la tentation c'est nos propres convoitises - nous voyons quelque chose, nous voulons l'avoir, nous devons l'avoir, nous allons l'avoir... et nous tombons face à la tentation. Satan est aussi une source de tentation. Il nous tente pour nous détruire, c'est ce qu'il fait.

"Ne nous induis pas en tentation" ne peut donc pas être la demande que Dieu ne nous tente pas de faire le mal parce que c'est quelque chose qu'il ne fait pas de toute façon. Dire que Dieu nous induis en tentation, qu'il nous trompe, est un blasphème - pourquoi des versions plus récentes de la bible mettent souvent le verbe "soumettre" au lieu de "induire" - pour éviter la confusion.

Mais si la Bible nous dit que Dieu ne tente personne c'est bien clair aussi que Dieu permet que ses enfants soient mis à l'épreuve - ce que la Bible appelle aussi la tentation. Dieu permet que nous nous trouvions dans des situations où nous sommes face à la tentation. Il fait l'épreuve de notre foi et de notre fidélité. Son but c'est que nous soyons purifiés comme l'or est purifié par le feu. L'exemple le plus évident de ceci, c'est l'exemple de Job. Dieu permet que le diable s'attaque à sa maison, à sa famille et même à sa propre santé.

Puis, au chapitre 2, le verset 9 Job est tenté par sa femme de maudire Dieu, et mourir! Cela serait la fin de la souffrance, la fin des problèmes, la fin même de l'épreuve, mais l'échec par rapport à la tentation. Mais Job a tenu ferme, et Dieu l'a disculpé et rétabli. L'épreuve ne fut pas une grande joie pour lui mais le résultat fut plus précieux que l'or.

Si être éprouvé est bon, pour notre bien pourquoi prier alors "ne nous induis pas en tentation"? Quand nous disons ces paroles nous demandons que Dieu ne permette pas que nous soyons détruits pendant qu'il nous éprouve. Si nous sommes sages nous reconnaissons bien que nous ne sommes pas toujours forts. Le fait que nous venons de demander pardon pour nos offenses souligne ce fait. Nous sommes faibles, très faibles parfois. Facilement séduits. La tentation nous présente toujours quelque chose que nous aimerions bien avoir. Sinon ce n'est pas vraiment une tentation. Et nous ne savons pas toujours résister. Si nous prions selon les paroles de Jésus nous admettons notre faiblesse et nous demandons que Dieu nous fortifie. Nous demandons sa protection même quand il nous met à l'épreuve.

La deuxième partie du verset 13 de 1 Corinthiens 10 que nous venons de lire nous montre comment Dieu nous protège: "Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter."

J'ai dit tout à l'heure que Satan et ses forces, sont aussi une source de la tentation. Quand Satan nous tente c'est pour nous détruire. C'est lui qui nous induit en tentation proprement dit. C'est pourquoi Jésus nous enseigne à prier "délivre nous du malin" ou "délivre-nous du mal" comme c'est écrit dans certaines versions. L'idée est la même.

La tentation c'est quelque chose de dangereux. L'image de Satan comme un petit diabolin rouge avec une fourchette et des petites cornes nous trompe et cache la réalité. Nous avons un ennemi réel et puissant qui ne veut rien d'autre que de nous détruire. Bien qu'il n'est pas plus puissant que notre Dieu ce n'est pas à nous de jouer avec la tentation comme si on se disait "un petit peu ne fera de mal à personne..." Mieux vaut éviter la tentation que de se croire assez fort pour s'en sortir tout seul.

Les paroles de l'Apôtre Paul dans 2 Timothée 4:18 nous sont un encouragement et nous donne l'assurance que Dieu répond à notre prière: "Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise, et il me sauvera pour me faire entrer dans son royaume céleste." Notre Dieu est puissant et il nous garde et nous protège.

Le règne, la puissance et la gloire

Dans certaines versions de la Bible, y compris la version que nous utilisons ici à Libramont, on trouve les paroles suivante qui clôturent la prière de Jésus: "Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!"

Pourquoi ne sont-elles pas dans chaque version de la Bible et d'où viennent-elles alors? En effet ces paroles ne se trouvent pas dans les plus anciens des manuscrits qui existe de cette prière. Elles ont probablement été ajoutées des années après au moment où cette prière est devenue une prière liturgique utilisée par l'église primitive dans le deuxième siècle.

A cause des questions concernant la provenance des ces mots certaines Bibles ne les mettent pas dans le texte lui-même, ou les mettent dans les parenthèses. Pour nous, je crois que nous pouvons choisir de les dires ou non. A l'époque de Jésus chaque prière terminait par une doxologie - la louange à la gloire de Dieu. Il est bien possible que Jésus laissait sous-entendre une telle fin à sa prière. De toute façon, ces paroles donnent une fin magnifique à la prière de Jésus et elles sont toutes à fait biblique en elles-mêmes - elles sont probablement tiré de 1 Chroniques 29. Nous pouvons les réciter avec confiance!

Conclusion

Il me semble encore une fois que nous avons parcouru des versets importants à une vitesse incroyable. C'est impossible de tout dire sur ce sujet dans un seul message. C'est la vie.

Quand nous pensons à nos besoins nous pensons du présent - ce dont j'ai besoin aujourd'hui. Puis nous pensons au passé - ce que j'ai fait, les choses pour lesquelles j'ai besoin de son pardon et les choses que j'ai besoin de pardonner. Et pour finir nous pensons à l'avenir - le fait que chaque jour jusqu'à la fin de ma vie, je me trouverais face à la tentation - et je veux en sortir vainqueur par la grâce de Dieu.

Cette semaine, quand vous prierez, je vous encourage à réfléchir sur les versets que nous avons regardés ensemble aujourd'hui. Quand nous parlons avec Notre Père qui nous aime, demandons notre provision, demandons son pardon et demandons sa protection.


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