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Témoignage du Pasteur (2007)

C'est le poète écossais Robert Burns qui a écrit : "Les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas." Me voilà une souris ce matin! J'ai dit, la semaine passée, que je ferais un témoignage et une prédication cette semaine. Or, la semaine m'a dépassé, comme certains le savent déjà. Je suis arrivé à faire très peu de travail. Lundi matin, quand je me suis levé, je n'allais pas bien du tout. J'avais des vertiges, de la nausée et le corps qui tremblait. Mardi matin, je suis allé voir mon médecin qui m'a envoyé faire un scanner cérébral l'après-midi et m'a fixé un rendez-vous avec un neurologue pour le jeudi après-midi.

Le scanner n'a rien trouvé, bon, au moins un cerveau, mais rien de grave et le neurologue qui m'a examiné ne croit pas que ce que j'ai soit une maladie neurologique. Cela est une bonne nouvelle, mais veut dire aussi que je n'ai pas encore un diagnostic clair de ce qui se passe chez moi depuis quelques mois.

Pour ceux qui se posent la question "De quoi parle-t-il?", je vais vous donner un tout petit résumé des quatre derniers mois. Au mois d'avril, je commençais à avoir des problèmes de dos. En fait, pour moi, c'était juste avoir plus mal que d'habitude en bas du dos. Mais le problème s'est aggravé à une vitesse telle, qu'un samedi matin du début mai, je n'arrivais presque pas à marcher. Je suis allé pour la première fois voir mon médecin et il m'a fait passer un scanner à Bastogne. Le diagnostic : hernie discale et canal lombaire étroit. La douleur a augmenté dans les semaines suivantes, au point que le médecin a proposé une péridurale thérapeutique pour me soulager.

La péridurale se pratique à l'hôpital de jour et j'y suis passé fin mai. Deux jours après, un vendredi, je suis retourné à l'hôpital avec des maux de tête intenses et une perte de force dans mes jambes. Ils m'ont hospitalisé tout de suite. Le samedi, ils ont fait une ponction lombaire et, plus tard, m'ont dit qu'ils croyaient que j'avais une méningite. Tous ceux qui furent en contact avec moi depuis le mercredi ont dû prendre des antibiotiques "au cas où" - c'est à dire tout le service d'urgence et médical à Bastogne, ma famille et ceux qui étaient venus me voir avant le samedi soir. Le lundi, ils m'ont dit que ce n'était pas une méningite. Je présente alors mes excuses à Francis qui a dû prendre des antibiotiques pour rien. Je crois qu'il ne viendra plus jamais me voir, si je suis à l'hôpital. Le mardi, ils m'ont « relâché » - la seule explication que j'ai eue, c'est que la péridurale a été ratée. Cela m'a pris 5 semaines pour me remettre un peu de cela. Mon médecin m'a mis en arrêt de travail et m'a interdit de conduire. Apparemment, prendre des anti-douleurs forts et ne plus pouvoir bien sentir ses pieds veut dire qu'on est considéré dangereux sur la route.

Entre ces moments-là et notre départ pour l’Angleterre, je continuais à avoir mal partout - des pieds à la tête. Début juillet, je suis allé à Arlon pour une résonance magnétique, qui a montré que l’étroitesse du canal lombaire n'était pas trop grave et que l’hernie discale était relativement petite. Une bonne nouvelle, sauf que j'avais toujours des problèmes. Notre médecin a fait un diagnostic hésitant de fibromyalgie - une maladie caractérisée par la fatigue et la douleur chronique dans toutes les fibres du corps - c'est à dire dans les muscles, les tendons et les ligaments. C'est une maladie qui ne se guérit pas, mais qui peut être contrôlée par les médicaments et par le kiné.

C'est ce diagnostic de fibromyalgie que notre médecin est toujours en train d’essayer de confirmer, par des examens chez un spécialiste ou un autre. Demain, je vais voir un rhumatologue qui va encore faire des tests.

Où se trouve Dieu dans tout cela?

Il y a beaucoup de choses que nous puissions dire au sujet des chrétiens et de la maladie. Je ne vais même pas essayer de tout dire ce matin. Dans un certain sens, les quatre derniers mois ont été les moins spirituels de ma vie. Lire la bible et prier, c'est difficile, parce que je suis souvent tellement fatigué que je n'arrive pas à me concentrer sur de telles choses.
Mais il y a deux choses dont je suis certain :
Dieu est fidèle.
Dieu sait bien ce qu'il fait dans ma vie, dans la vie de ma famille et dans la vie de cette église.

Je voudrais bien partager quelques pensées avec vous, ce matin, à propos de ces deux choses. Si vous avez votre bible, il faut trouver le livre de Job dans l'Ancien Testament. Nous commençons avec deux versets - Job 2:9-10

"Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs! Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres."

Première chose à dire, c'est que je ne me prends pas pour un "Job". Je n'ai ni sa souffrance, ni sa foi, mais je trouve sa réponse à sa femme à la fois un encouragement et un exemple à suivre.

L'histoire de Job commence bien avant ce moment entre époux et épouse. Job est un homme intègre qui perd tout dans sa vie (sauf sa femme). Il perd tous ses biens - sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Il perd tous ses enfants, 7 fils et 3 filles, tués tous d'un coup, lors d'une fête entre eux. Et, pour finir, il perd sa santé - affligé par un ulcère malin dont il ne connaît pas la source.

En fait, il ne connaît la source d'aucun de ses malheurs.
Mais nous, les lecteurs, nous connaissons cette source.

"Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux. L’Éternel dit à Satan: D’où viens-tu? Et Satan répondit à l’Éternel: De parcourir la terre et de m’y promener. L’Éternel dit à Satan: As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l’Éternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui? Tu as béni l’oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Éternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Éternel." Et Satan a frappé Job de toutes sortes de maux. Et la réponse de Job étonne même son épouse - qui a sans doute vécu plus ou moins les mêmes choses que Job - la perte des biens, la perte de ses enfants et puis la perte de santé de son mari. Mais la bible ne nous donne pas sa réponse et nous n'allons pas faire de conjecture.

Que nous montre l'histoire de Job? Qu'est-ce que moi j'ai appris?

Dieu n'est pas l'auteur du mal. Sur ce point-là, la bible est tout à fait claire. Dire autrement, c'est faire de lui un menteur qui n'est pas digne d'être Dieu - une position assez précaire. Mais, dans ce monde, il permet que le mal nous arrive - pour des raisons diverses. Une des raisons, c'est pour nous éprouver. Restons-nous fidèles dans la difficulté, comme nous avons été fidèles dans la facilité?

Dieu savait comment Job allait réagir. Satan, lui, ne le savait pas et, pour le reste, nous pouvons bien imaginer que tous les anges étaient assis au bord de leurs chaises et qu’ils retenaient leur souffle. Et Job reste intègre. Il ne maudit pas Dieu. Il connaissait cette chose : la douleur et la souffrance font partie de la vie et ne veulent pas dire pour autant que Dieu soit mauvais.

Nous pouvons, peut-être, accuser Job d'être un fataliste, alors "Que sera sera… c'est la vie… tant pis." Mais sa réponse nous montre sa confiance en Dieu. Job ne sait pas ce qui se passe au ciel - dans les coulisses de l'histoire de sa vie. Il ne sait pas que Satan l'a diffamé et que Dieu a lancé un défi. Job est ignorant des réalités spirituelles. Mais, quand le désastre arrive, Job ne râle pas, il ne boude pas en demandant "Pourquoi-moi, pourquoi-moi?" Sa confiance en Dieu est telle qu'il peut accepter le bien et le mal de sa main.

Entre parenthèses, il faut dire que Job ne glorifie point le mal ou la maladie, il ne dit pas non plus que cela lui fait du bien. Souffrir, c'est souffrir, et dire autrement ou faire semblant que tout va bien au milieu de la détresse n'aide personne!

Cela n'est pas toujours un grand réconfort, mais c'est au cœur de ce que nous sommes en tant que chrétiens. Notre Dieu est-il réellement Dieu? Certains croient que nous vivons dans un univers où le bien est en combat permanent avec le mal et que nous ne savons jamais qui va prendre le dessus. S'ils regardent autour d'eux, il est probable qu'ils diront que, pour l'instant, le mal gagne. Mais nous ne vivons pas dans un univers dualiste. Dieu est souverain et Satan est subordonné. Satan n'a jamais eu le dessus et il ne l'aura jamais non plus. Satan est une créature, et comme toute autre créature, il est soumis à son créateur. J'arrête là, parce que si nous allons plus loin sur ce point, nous aurons 1000 questions en plus pour chaque réponse à une des questions posées à propos du bien et du mal. Cela, c'est pour une autre fois.

Pour nous, ici et maintenant, surtout si nous souffrons, qu'est-ce que cela veut dire? Quand le mal arrive, n'ayons pas peur d’avoir glissé entre les doigts de Dieu ou d’être tombés dans les mains de Satan à jamais. Dieu règne toujours. Dieu met aussi des limites à notre souffrance. Comme Dieu a dit à Satan à propos de Job : "Je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui." Satan ne peut pas aller plus loin que Dieu ne le permet. La souffrance et la maladie ne peuvent pas aller au-delà de ce que Dieu permet.

Claude a partagé avec moi un passage de 1 Pierre qui fut une grande source d'encouragement pour moi. Je vais le lire : "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps!

C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra."

Notre souffrance, notre maladie, notre moment d'incapacité, peut avoir pour résultat la louange, la gloire et l'honneur. Ceci dans deux sens : pour nous, nous recevrons la louange, la gloire et l'honneur de la part de notre maître, si notre foi tient jusqu'au bout - raffinés par la souffrance et la difficulté comme l'or est raffiné par le feu. L'or bien raffiné reçoit l'approbation de celui qui va le mettre sur le marché pour le vendre.

Nous rendrons aussi louange, gloire et honneur à notre Seigneur, celui qui nous a tenus dans le creux de sa main et qui sait ce qu'il fait dans notre vie, pourquoi et ce qu’il veut produire en nous. Je reçois de Dieu le bien, et je ne recevrais pas aussi le mal!

Qu'apportera demain?

Je ne sais pas. Je ne peux pas prédire. Jusqu'à maintenant, avec cette maladie, j'ai des jours bien et des jours beaucoup moins bien. Jours où j'arrive à peine à me lever. Je ne sais pas encore à quel rythme je peux même travailler. J'espère, dans les semaines ( ou mois ) à venir, pouvoir obtenir un diagnostic plus complet et pouvoir commencer un traitement. Entre-temps, je vais consacrer mon énergie à ma famille et à l'enseignement dans l'église.

En ce qui concerne l'église, je me rends bien compte que c'est un moment qui peut être difficile. Il nous faudra tous de la patience et de l'amour. Je remercie le Seigneur pour Alain et Sammy qui ont beaucoup pris la charge de l'église. Je remercie aussi le Seigneur, pour ceux et celles qui se sont levés, pour travailler dans d'autres domaines de la vie de l'église. Si j'essaye de donner les noms, c'est presque certain que je vais oublier quelqu'un, parce que je ne connais pas tout ce qui se passe - et cela me fait plaisir. Bien que l'église ait besoin d'un pasteur, et je suis content d'être le pasteur de cette église, je ne suis pas totalement indispensable - et c'est comme ça que l'église avance, reconnaît sa nature comme "corps de Christ", déploie ses ailes et parvient à la maturité.


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